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Le mauvais tempo de Sarko
Vendredi le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président a annoncé un ensemble de mesures visant à réformer l'Etat afin de réaliser des économies et ramener le déficit budgétaire dans des proportions plus raisonnables. Ce plan que l'on ne doit pas nommer "de rigueur" mais "d'économies" devrait permettre à l'Etat d'économiser 7 milliards d'Euros à l'horizon 2011. Sans aller dans le fond de ces réformes dont certaines vont dans le bon sens (regroupement des services administratifs des armées par exemple) alors que d'autres sont plus sujets à caution (remise en cause de certains dispositifs sociaux et bien sur réduction des effectifs de l'administration avec le fameux diktat du non-remplacement d'un agent sur deux partant à la retraite) on peut s'interroger sur le tempo adopté par Badinguet pour mettre en place ses promesses.
En effet était-il absolument indispensable de mettre en place un paquet fiscal conduisant de fait à une baisse des recettes de 15 milliards par an avant de commencer à réformer l'Etat pour faire baisser les dépenses de l'Etat de 7 milliards sur 3 ou 4 ans ?
Les réformes quelles qu'elles soient ne produisent en général leurs effets qu'au bout de quelques mois voire années alors que le paquet fiscal mis en place dés le début de la présidence produira ses effets dés 2008.
Il semblait plus judicieux, de mettre en place des réformes conduisant à des économies de dépenses et ensuite de répercuter ces économies sur les recettes en les baissant et de faire bénéficier de ces allégements le plus grand nombre de contribuables .
De plus, Sarkozy en privilégiant la réduction de recettes par rapport à la réduction des dépenses a placé l'Etat dans une situation dangereuse, lui retirant une part importante de sa marge de manoeuvre.
Mais apparement il lui semblait plus important de récompenser son électorat riche et ses amis que d'assainir les finances publiques.
.
Tenir et Résister
En effet était-il absolument indispensable de mettre en place un paquet fiscal conduisant de fait à une baisse des recettes de 15 milliards par an avant de commencer à réformer l'Etat pour faire baisser les dépenses de l'Etat de 7 milliards sur 3 ou 4 ans ?
Les réformes quelles qu'elles soient ne produisent en général leurs effets qu'au bout de quelques mois voire années alors que le paquet fiscal mis en place dés le début de la présidence produira ses effets dés 2008.
Il semblait plus judicieux, de mettre en place des réformes conduisant à des économies de dépenses et ensuite de répercuter ces économies sur les recettes en les baissant et de faire bénéficier de ces allégements le plus grand nombre de contribuables .
De plus, Sarkozy en privilégiant la réduction de recettes par rapport à la réduction des dépenses a placé l'Etat dans une situation dangereuse, lui retirant une part importante de sa marge de manoeuvre.
Mais apparement il lui semblait plus important de récompenser son électorat riche et ses amis que d'assainir les finances publiques.
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Tenir et Résister
L'entreprise France de Sarkozy
"Sa petite entreprise ne connait que la crise...."
En septembre 2007, Fillon nous annonçait qu'il était à la tête d'un pays en faillite, certains journaux (plutot libéraux) n'hésitent pas à comparer le Prince Omniprésident au PDG de l'entreprise France, d'autres nous répétent à satiété que l'entreprise France est mal gérée ou qu'il faudrait gérer le pays comme une entreprise.....
Rappelons qu'un Etat n'est pas et ne sera jamais une entreprise et ce malgré les aspirations et les théories des néo-libéraux dont se revendiquent Sarkozy, Fillon et consorts.
Le but premier d'une entreprise est de réaliser du lucre (des bénéfices, de l'argent, du pognon) alors que celui d'un Etat doit être tout autre.
L'Etat à travers ses structures et ses agents doit essayer d'apporter au plus grand nombre des services qui par essence ne peuvent être laissés aux mains de personnes privées : la Défense, la Justice, l'Education ou encore la Santé. Il devrait aussi protéger les plus faibles et assister les plus démunis (et oui l'assistanat n'est pas une maladie honteuse comme voudraient le faire croire Badinguet et sa bande).
Les libéraux aimeraient voir l'Etat tout du moins certains de ses services (les plus potentiellement lucratifs) mis en concurrence sur le marché comme si une nation pouvait être assimilée à une entreprise comme une autre. C'est déjà le cas dans des secteurs tels que ceux de l'énergie ou des transports. La vrai question est de savoir si tel ou tel secteur est vraiment du recours de l'Etat. On remarquera aussi au passage qu'à chaque fois où un service est sorti de la sphére publique (sauf peut être pour le téléphone), les grands perdants ont été les usagers devenus des clients comme par exemple pour l'eau.
Sarkozy et son gouvernement veulent aussi gérer l'Etat comme une entreprise. Plusieurs remarques viennent à l'esprit.
Tout d'abord qui seraient les actionnaires de cette entreprise ? Les contribuables ou les détenteurs de bons du trésor et autres créances ?
Les contribuables, c'est à dire tous les citoyens qui s'acquittent de la TVA et pas seulement les personnes soumises à l'impôt sur le revenu, ne peuvent en aucun cas être assimilés à des actionnaires encore moins à des investisseurs. Leur role vis à vis de l'Etat c'est de "contribuer" financièrement au bien public général et non d'attendre une retombée de dividendes sous une forme ou sous une autre. Ils ne seraient non plus être assimilés à des clients qui paient pour des services personnels ou personalisés.
Ensuite il semblerait que les ministres veulent passer d'une gestion administrative (peu efficace et couteuse en terme de pertes d'argent public) à une simple gestion comptable et financière. Ainsi on constate que c'est plus la recherche de gains financiers qu'une véritable recherche de rationalisation de l'efficacité qui a conduit la réforme de la justice.
Et que dire du diktat Sarkozyen du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux,qui reste sans fondement réel que celui d'une symbolique néo-libérale des plus absurdes.
Tenir et Résister
En septembre 2007, Fillon nous annonçait qu'il était à la tête d'un pays en faillite, certains journaux (plutot libéraux) n'hésitent pas à comparer le Prince Omniprésident au PDG de l'entreprise France, d'autres nous répétent à satiété que l'entreprise France est mal gérée ou qu'il faudrait gérer le pays comme une entreprise.....
Rappelons qu'un Etat n'est pas et ne sera jamais une entreprise et ce malgré les aspirations et les théories des néo-libéraux dont se revendiquent Sarkozy, Fillon et consorts.
Le but premier d'une entreprise est de réaliser du lucre (des bénéfices, de l'argent, du pognon) alors que celui d'un Etat doit être tout autre.
L'Etat à travers ses structures et ses agents doit essayer d'apporter au plus grand nombre des services qui par essence ne peuvent être laissés aux mains de personnes privées : la Défense, la Justice, l'Education ou encore la Santé. Il devrait aussi protéger les plus faibles et assister les plus démunis (et oui l'assistanat n'est pas une maladie honteuse comme voudraient le faire croire Badinguet et sa bande).
Les libéraux aimeraient voir l'Etat tout du moins certains de ses services (les plus potentiellement lucratifs) mis en concurrence sur le marché comme si une nation pouvait être assimilée à une entreprise comme une autre. C'est déjà le cas dans des secteurs tels que ceux de l'énergie ou des transports. La vrai question est de savoir si tel ou tel secteur est vraiment du recours de l'Etat. On remarquera aussi au passage qu'à chaque fois où un service est sorti de la sphére publique (sauf peut être pour le téléphone), les grands perdants ont été les usagers devenus des clients comme par exemple pour l'eau.
Sarkozy et son gouvernement veulent aussi gérer l'Etat comme une entreprise. Plusieurs remarques viennent à l'esprit.
Tout d'abord qui seraient les actionnaires de cette entreprise ? Les contribuables ou les détenteurs de bons du trésor et autres créances ?
Les contribuables, c'est à dire tous les citoyens qui s'acquittent de la TVA et pas seulement les personnes soumises à l'impôt sur le revenu, ne peuvent en aucun cas être assimilés à des actionnaires encore moins à des investisseurs. Leur role vis à vis de l'Etat c'est de "contribuer" financièrement au bien public général et non d'attendre une retombée de dividendes sous une forme ou sous une autre. Ils ne seraient non plus être assimilés à des clients qui paient pour des services personnels ou personalisés.
Ensuite il semblerait que les ministres veulent passer d'une gestion administrative (peu efficace et couteuse en terme de pertes d'argent public) à une simple gestion comptable et financière. Ainsi on constate que c'est plus la recherche de gains financiers qu'une véritable recherche de rationalisation de l'efficacité qui a conduit la réforme de la justice.
Et que dire du diktat Sarkozyen du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux,qui reste sans fondement réel que celui d'une symbolique néo-libérale des plus absurdes.
Tenir et Résister
Retraites : Mais Fillon nous de Bertrand
Aujourd 'hui s'ouvrent les négociations sur l'avenir des retraites. Enfin peut on parler de négociations quand déjà le Premier Ministre et le Ministre du Travail nous annoncent d'emblée le passage "progressif" à 41 annuités de cotisation d'ici à 2012 ?
Xavier Bertrand pour justifier le choix libéral de l'allongement de la durée de cotisation déclare que pour régler le problème de financement des retraites "soit vous acceptez de toucher moins de pensions de retraites, personne ne le veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne fait pas de bien au pouvoir d'achat. Soit, si on vit plus longtemps, il faut accepter de cotiser un peu plus longtemps".
Le problème c'est qu'il n'est pas dit que les futurs retraités ne subissent pas les trois options.
En effet le but de la réforme des retraites n'est pas tant de renflouer les caisses en faisant cotiser plus longtemps mais bel et bien aussi de diminuer les dépenses en baissant le montant effectif des pensions versées pour une part importante des salariés.
En allongeant la durée de cotisation requise pour percevoir une retraite à taux plein, on diminue de fait la pension des personnes qui n'arriveront pas à cotiser le nombre d'annuités exigé.
Dans notre pays l'âge effectif d'entrée dans la vie active est passé de 18 ans en 1968 à 22ans en 2008, le taux de chômage des jeunes tourne autour des 20% , le taux d'emploi des 55/59 ans est passé de 57.4% en 2002 à 56.6% en 2006, l'un des plus faible des pays de l'OCDE et l'âge moyen de départ à la retraite est de 58.8 ans . On voit mal comment quelqu'un qui commence à travailler à 22 ans et qui se trouve poussé vers la porte de sortie vers 58 ans peut faire pour cumuler 41 annuités de cotisation et donc de bénéficier d'une retraite à taux plein. Et de fait une part grandissante des futurs retraités touchera moins de pensions d'où de conséquentes économies pour les régimes de retraite.
Tenir et Résister
Xavier Bertrand pour justifier le choix libéral de l'allongement de la durée de cotisation déclare que pour régler le problème de financement des retraites "soit vous acceptez de toucher moins de pensions de retraites, personne ne le veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne fait pas de bien au pouvoir d'achat. Soit, si on vit plus longtemps, il faut accepter de cotiser un peu plus longtemps".
Le problème c'est qu'il n'est pas dit que les futurs retraités ne subissent pas les trois options.
En effet le but de la réforme des retraites n'est pas tant de renflouer les caisses en faisant cotiser plus longtemps mais bel et bien aussi de diminuer les dépenses en baissant le montant effectif des pensions versées pour une part importante des salariés.
En allongeant la durée de cotisation requise pour percevoir une retraite à taux plein, on diminue de fait la pension des personnes qui n'arriveront pas à cotiser le nombre d'annuités exigé.
Dans notre pays l'âge effectif d'entrée dans la vie active est passé de 18 ans en 1968 à 22ans en 2008, le taux de chômage des jeunes tourne autour des 20% , le taux d'emploi des 55/59 ans est passé de 57.4% en 2002 à 56.6% en 2006, l'un des plus faible des pays de l'OCDE et l'âge moyen de départ à la retraite est de 58.8 ans . On voit mal comment quelqu'un qui commence à travailler à 22 ans et qui se trouve poussé vers la porte de sortie vers 58 ans peut faire pour cumuler 41 annuités de cotisation et donc de bénéficier d'une retraite à taux plein. Et de fait une part grandissante des futurs retraités touchera moins de pensions d'où de conséquentes économies pour les régimes de retraite.
Tenir et Résister