Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Commentaires, remarques et questions sur l'actualité économique et politique d'un anti libéral sans complexe Une Économie Dissidente est possible Face à l'Économie de Marché, libérale, capitaliste et financiarisée, Pour une démocratie directe citoyenne et non une démocratie représentative compétitive GARANTI SANS IA - GUARANTEED FREE FROM AI - 100% C0NNER1E NATURELLE

ils nous prennent pour des cons

Endettement : Entendement et Entêtement

Publié le 16 Septembre 2026 par le cri du peuple dans Ils nous prennent pour des cons

Endettement : Entendement et Entêtement

Comme un triste marronnier d'automne, à l'occasion de la préparation des budgets de l'État et de la Sécurité Sociale, le gouvernement, les parlementaires de droite depuis l'extrême jusqu'aux prétendus sociaux démocrates, les grands patrons et leurs aboyeurs dans les médias ne parlent plus que de la "dette", du "déficit budgétaire" et des potions amères que devrait ingérer le peuple pour faire baisser la fièvre de l'endettement. Et leur entêtement à vouloir toujours poursuivre une politique délétère pour l'économie comme pour la société dépasse l'entendement. 

La dette n'est pas une fatalité. Elle ne tombe pas du ciel et n'est pas non plus un fléau divin. Elle a été créée par les gouvernants qui se sont succédés  au cours des années. Elle opère d'un choix délibéré et non d'une contrainte. 

La question à se poser est  : d'où vient la dette ?

D'où vient la dette ?

Un État, une collectivité territoriale ou un établissement public comme un hôpital ou une université qui ne peut couvrir l'ensemble de ses dépenses par ses recettes qu'elles soient fiscales, sociales ou provenant d'un transfert se retrouve en situation de déficit budgétaire. Pour combler ce déficit l'état, la collectivité ou l'établissement devra, à l'instar d'une entreprise ou d'un ménage, recourir à l'emprunt. Et c'est donc l'accumulation des différents emprunts contractés au fil des années par les gouvernements successifs qui constitue la dette publique. 

Déboguons d'emblée le fameux et fumeux indicateur utilisé par la sphère médiatico-libérale  pour évaluer le niveau de la dette et affoler le peuple : le ratio de la dette cumulée sur le PIB (Produit Intérieur Brut). Les deux grandeurs utilisées n'ont quasiment aucun rapport sinon celui d'être exprimées en monnaie. 

Tout d'abord la dette étant une accumulation d'emprunts est un stock de monnaie alors que le PIB est un flux exprimé en monnaie censé refléter l'activité économique du pays sur une année. Cela n'a aucun sens de comparer un stock avec un flux. Surtout avec une temporalité différente. 

Ainsi quand on nous dit que "La dette publique de la France fin 2025 est estimée à environ 3 460,5 milliards d’euros, soit environ 115,6 % du PIB" on compare juste le montant de la dette au montant du PIB sans qu'il y est de lien entre ses deux grandeurs. Si l'on voulait faire une comparaison plus pertinente, encore que, on devrait évaluer la dette en tenant compte de sa durée. En 2025 l'age moyen de la dette, c'est à dire la durée de vie moyenne des titres de dette en circulation, est de 8.5 ans. On peut dire que la dette sur une année d'endettement est égale à 407 milliards d'euros ce qui équivaut à 13.6% du PIB en 2025.

Dire qu'un endettement correspondant à 115.6% du PIB est alarmant ou une menace revient à s'alarmer de l'endettement moyen des ménages de 72000 euros en 2018 pour un revenu moyen annuel de 27600 euros (soit un ratio de 261%).

De plus à la différence des ménages qui remboursent le capital tout au long de la durée de l'emprunt opéré auprès d'une banque sous forme de prêt bancaire, les États ne remboursent   le capital emprunté  auprès de différents opérateurs financiers (banques , fonds d'investissement, fonds d'épargne...) sous forme de titres d'obligations négociables qu'en fin de période. Pour ce faire pour une grande partie ils émettent de nouveau titres d'emprunt. C'est ce qu'on appelle "faire rouler la dette". Les nouveaux emprunts remboursent pour partie le principal des emprunts arrivés à échéance.  Donc on peut dire que l'État ne verse en réalité que les coupons (intérêts) des obligations qu'il émet. Dit autrement il ne paye chaque année que les intérêts de la dette contribuant ainsi à la prospérité des détendeurs de titres de la dette, banques et autres fonds très preneurs de ces produits financiers sûrs. 

Ainsi si l'on devait prendre un ratio plus pertinent que la dette totale sur le PIB, pour avoir une notion de la vraie grandeur de l'endettement du pays il faudrait opérer la comparaison entre deux flux.  Le montant de la charge annuelle de la dette  (intérêts) par rapport aux recettes budgétaires de l'année qui permettent de financer cette charge. En 2026 le montant de la charge de la dette cumulée des budgets de l'État et de la Sécurité Sociale s'élève à 55 milliards d'euros. Le total des recettes fiscales et sociales prévues est de 1349 milliards d'euros. Le ratio de la charge de la dette sur les recettes est donc de 4%. Ce qui veut dire que 4% des recettes perçues vont servir à payer les intérêts de la dette. 

Comme nous l'avons vu la dette est la conséquence de déficits budgétaires. Il est intéressant de savoir comment nait un déficit budgétaire. 

 

 

Comment naissent les déficits budgétaires ?

Il y a déficit budgétaire quand les dépenses sont supérieures aux recettes. De fait un déficit peut provenir soit d'une augmentation des dépenses avec des recettes constantes, soit d'une baisse des recettes avec des dépenses inchangées ou soit des deux : une augmentation de dépenses conjuguée avec une baisse des recettes. Si l'augmentation des dépenses ou la baisse des recettes peuvent parfois être la conséquence d'évènements inattendus et imprévisibles comme le Covid, la guerre en Ukraine ou le conflit au moyen orient, elle résultent la plupart du temps d'un choix politique du gouvernement.  Pour résumer il y a deux manières de creuser un déficit budgétaires, en augmentant les dépenses ou en diminuant les recettes. 

Intéressons nous maintenant à l'évolution des recettes et dépenses budgétaires depuis l'arrivée en 2017 à l'Elysée du "prince de la finance", l'ex-banquier Emmanuel Macron  à l'heure où celui-ci à travers son premier ministre demande aux Françaises et Français de faire un effort pour contenir un déficit qu'il a lui-même grandement contribué à creuser. 

Depuis 2016, dernière année de règne plein de "l'ennemi de la finance" jusqu'en 2025 les dépenses budgétaires en France ont augmenté en pourcentage de PIB de 1.4 points alors que dans le même temps les recettes, elles, ont diminué de 6 points. En clair nous payons aujourd'hui avec l'extinction de nos services publics les cadeaux fiscaux, (suppression de l'ISF, prélèvement forfaitaire sur les dividendes...) que Macron a fait au début de sa délétère présidence.

Et non le choix n'est pas entre une diminution des prestations sociales ou la responsabilisation des malades à coup de franchises mais bel et bien entre  une marche forcée vers la marchandisation de la vie et des services publics ou faire payer les plus riches qui, en proportion de leur revenu et patrimoine, contribuent  jusqu'à 10 fois moins que les plus pauvres. 

Souvenons nous que la dette et les déficits budgétaires ne sont pas une fatalité immanente à l'économie politique  mais qu'ils proviennent toujours d'un choix politique délibéré d'hommes et de femmes.

Tenir et Résister

commentaires

Démocratie

Publié le 4 Mai 2026 par le cri du peuple dans Ils nous prennent pour des cons

De la démocratie :

Pour que la parole de chacun compte plus que sa voix

Partie 1 :

La démocratie confisquée

La démocratie dans le monde va mal. De la démocratie classée comme défaillante en France selon The Economist aux démocraties "illibérales" en Hongrie ou Pologne en poussant jusqu'aux régimes autoritaristes voire totalitaristes des USA ou de la Russie, la démocratie est de plus en plus vécue comme malade. Selon l'institut suédois V Dem elle recule dans le monde et seul un quart de la population (26%) vit désormais dans une démocratie libérale ou électorale. 

Mais de quoi parle-t-on quand on parle de démocratie ?

Le terme même de "démocratie" est polysémique. Il peut désigner d'une part un État ayant un régime politique fondé sur l'exercice du "pouvoir du peuple, par le peuple et  pour le peuple" pour reprendre les mots d'Abraham Lincoln et d'autre part la manière dont ce pouvoir est exercé.  Ainsi on peut distinguer plusieurs façons pour le peuple d'exercer ce pouvoir : soit par délégation au travers de la désignation de représentants soit directement. Dans le premier cas, la citoyenne ou le citoyen doit opérer un choix, en général par le vote, entre différentes personnes qui candidatent pour la ou le représenter et décideront en son nom (ou pas) des règles qui s'imposeront à l'ensemble du peuple. Cela entraîne de fait une véritable compétition entre les candidats et dans une moindre mesure, les propositions qu'ils portent.  On parlera alors de démocratie représentative compétitive. 

Dans le deuxième cas, la citoyenne ou le citoyen ou plus largement toute personne  impliquée ou impactée par les décisions prises par le collectif (assemblée, convention citoyenne voir même assemblée d'entreprise) participe à la prise de décision  directement ou par l'intermédiaire de personnes désignées par tirage au sort. On parlera dans ce cas de démocratie directe participative.

 

 

 
 

La démocratie représentative compétitive et ses dérives

Une représentation de moins en moins représentative

Par le mécanisme élitaire de l'élection, la démocratie représentative compétitive conduit souvent à l'émergence d'une classe politique professionnelle qui se détache du peuple qu'elle est censée représenter. Sous le prétexte d'une complexité administrative autant qu'institutionnelle cette prétendue élite accapare la parole puis le pouvoir avançant qu'elle sait et connait les rouages des institutions et des administrations qu'elle a souvent contribué à mettre en place. Ainsi cette véritable caste prétend être la mieux à même de représenter le peuple et candidate à tous les mandats et postule à tous les postes politiques. Arrivée au pouvoir elle oublie vite le peuple et l'intérêt général pour défendre ses propres intérêts et surtout ceux des plus riches à qui elle pense être redevable. Au final bien souvent ses supposés représentants du peuple ne représentent qu'eux mêmes, leur caste ou leur CSP. Comment pourrait-il en être autrement? Il n'est de regarder la composition et la représentativité du parlement en France. Ainsi les médecins qui représentent 0,6% de la population française voient leur représentativité multipliée par 10 (6%) sur les bancs du parlement. De l'autre côté les ouvriers et employés qui représentent environ 40% de la population ne constituent que 0,5% des parlementaires. Sans parler de la sous représentation des femmes. 

Il ne s'agit pas de stigmatiser les élus qui sont dans leur majorité honnêtes et essaient de respecter leurs engagements, mais de dénoncer les dérives auxquelles peut conduire la démocratie représentative compétitive. 

Rappelons que selon la constitution les parlementaires sont les représentants de la Nation française et doivent avoir à cœur d’œuvrer pour l'intérêt général .

Ainsi Caroline Yadan est donc, en tant que députée élue par 18302 électrices et électeurs, représentante de la Nation française dans son ensemble (d'où l'Assemblée Nationale) et non la représentante  des Franco Israéliens voire des Français  de religion juive qui dans leur ensemble sont opposés à la politique génocidaire de Nethanyahou. Avec sa proposition de loi visant à assimiler à du racisme voire de l'incitation au terrorisme  toute critique d'Israël ou de la politique du gouvernement de ce pays, la députée macroniste  se sert de son mandat pour proposer une loi punissant de fait toute critique d'un gouvernement étranger et ce faisant défend des intérêts particuliers et étrangers et non l'intérêt général.

Ainsi Laurent Duplomb élu au sénat au suffrage indirect, lui aussi représentant de la nation française, par ailleurs agro-industriel et représentant du premier syndicat patronal agricole (la FNSEA) a proposé à deux reprises une loi visant à réautoriser l'utilisation de néonicotinoïde, véritable poison pour la nature comme pour l'homme, à relever les seuils d’autorisation pour les élevages porcins et avicoles , à faciliter les "méga-bassines" et à privatiser le bien commun de l'eau.   Cette proposition de loi n'a été élaborée que pour le seul intérêt des agro-industriels dont ce sénateur fait partie et encore une fois au détriment de l'intérêt général.

Distorsion de scrutin

Le mode de scrutin qui convertit les votes des électeurs en nombre de sièges dans les organes représentatifs et détermine l'attribution des mandats politiques peut entraîner une distorsion de représentativité. Ceci conduit à donner un poids différent aux voix des électeurs selon leur localisation géographique ou selon la liste arrivée en tête. 

Par exemple le scrutin uninominal à 2 tours tel qu'il est pratiqué pour les législatives conduit à une distorsion de représentativité.

Dans le Val de Marne on compte 11 député·es pour 805 640 électeurs et électrices soit 73 240 par député·e alors qu'en Lozère il n'y a qu'un seul élu pour 59 764 inscrit·es sur les listes électorales. Ce qui veut dire que la représentation à l'assemblée nationale d'un électeur de Lozère est 22% plus importante que celle d'un électeur du Val de Marne.

Au Sénat la sur-représentation d'un électeur primaire , qui n'élit pas directement sa ou son représentant·e, de Lozère par rapport à un électeur Val-de-marnais  est de 225%. Dit autrement la voix d'un Lozérien pèse 2,25 fois plus que celle d'un·e habitant·e du 94.

De plus le mode d'élections indirectes par un collège électoral d'élu·es permet une sur-représentation des partis politiques d'appareil au détriment des personnes non encartées.

Dans les scrutins de liste avec bonification comme aux municipales, la liste arrivée en tête même sans majorité des voix exprimées se retrouve surreprésentée. Ainsi une liste ayant rassemblé 26% des voix avec un taux d'abstention de 50% au second tour dans une quadrangulaire obtient 63% des sièges alors qu'elle ne représente que 13% des inscrits. Sans parler du positionnement des non professionnels de la politique qui se retrouvent en cul de liste souvent en position non éligible et qui quand ils sont élus se voient attribuer des délégations symboliques sans réels moyens et plus rarement les délégations au finances,  au personnel ou à l'urbanisme.

 Une question de pouvoirs

"Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs: celui de faire des lois, celui d'exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers." Montesquieu distinguait ainsi trois pouvoirs qu'il convient de séparer : le législatif, l'exécutif et le judiciaire. Pour le bon exercice de la démocratie le pouvoir législatif doit être issu des urnes, le pouvoir exécutif doit être placé sous le contrôle du législatif dont il est souvent issu et le judiciaire quant à lui est indépendant mais dans le périmètre fixé par le législatif au travers les lois votées. Le chef de l'État élu (président) ou dynastique (Souverain) n'a qu'un rôle mineur dans une démocratie hormis dans un régime dit présidentiel dans lequel l'indépendance des pouvoirs est renforcée.

En France cette séparation des pouvoirs est de plus en plus perméable. Ceci en grande partie à cause d'une double légitimité issue des urnes du président d'un côté et de l'assemblée nationale de l'autre. L'exécutif avec un président se prévalant de sa légitimité, nomme des premiers ministres issus d'une minorité qui appliquent des politiques rejetées par la majorité du législatif grâce à des instruments de pression constitutionnels comme l'article 49.3. Ainsi une politique rejetée par une majorité de citoyens est mise en œuvre par des gens sensés les représenter. 

Aux côtés de ces trois pouvoirs institutionnels d'autres ont émergé.

 

 

 
Le pouvoir médiatique

Tout d'abord pour reprendre le titre d'un film français de 1985 "le quatrième pouvoir". Autoproclamé contre pouvoir indépendant, le pouvoir de la presse  prétend informer le public et dénoncer les abus des trois pouvoirs institutionnels et les comportements et agissements des classes dirigeantes pour éclairer les citoyens afin de faire le choix correspondant le mieux à leurs aspirations. Ce pouvoir qui n'émane pas du choix des citoyens dépend de la liberté de la presse, de l’indépendance éditoriale et du respect de l’éthique journalistique. Il est sensé contribuer à l'exercice de la démocratie par l'information qu'il peut apporter au citoyen et la participation à l'éducation et à l'émancipation du peuple.  En résumé, le quatrième pouvoir devenu au fil du temps et des avancées technologiques le pouvoir médiatique est la capacité des médias à influencer, contrôler et commenter les décisions des trois pouvoirs étatiques, contribuant ainsi à l’équilibre démocratique.

Force est de constater qu'aujourd'hui, dans sa majorité, ce pouvoir est plus là pour enjoindre le citoyen à penser ce qu'il doit penser et non pour lui apprendre à penser par lui même. Soumis à d'autres pouvoirs tant politiques qu'économiques, il s'est transformé en agitateur de marionnettes d'une caverne de Platon dans laquelle le peuple prisonnier se voit contraint de porter son regard sur un écran où est projetée l'ombre de ces marionnettes présentées comme des vérités indépassables. 

 

 
Le pouvoir dit "économique" : le vrai pouvoir

Le cinquième  pouvoir est aujourd'hui devenu dans la majorité des prétendues démocraties le plus puissant. Il ne provient d'aucun processus démocratique. Ses représentants ne sont pas élus sinon éventuellement par un conseil d'administration. Il est exercé par un nombre de plus en plus restreint de personnes qui n'ont à aucun moment été portées au pouvoir par le choix du peuple.

Ce pouvoir s'est bâti sur l'appropriation des biens communs, la captation jusqu'à épuisement des ressources naturelles  et l'accaparement des "richesses" produites. Prônant la marchandisation de tout et partout, il exerce une pression permanente sur la nature et la société, sur les ressources et les personnes.

Ce pouvoir est essentiellement basé sur deux institutions. D'une part la monnaie, qui n'a d'autre réalité concrète  et physique que le métal des pièces, le papier des billets et l'énergie des lignes informatiques qui servent à la mesurer et qui peut être créée à l'envi ex nihilo. D'autre part le marché, où règne une loi absolue de l'offre et de la demande qui devrait s'appliquer à tout, de la nature jusqu'à la vie,  en passant par le travail humain, la monnaie voire la démocratie elle même. 

Ce cinquième pouvoir c'est le pouvoir financier capitaliste que certains nomment aussi pouvoir économique comme si l'économie se réduisait à l'argent et aux entreprises résumées souvent aux seuls dirigeants et actionnaires de quelques grands groupes.

Ce pouvoir en rien démocratique est aujourd'hui dominant. Il domine souvent les pouvoirs institutionnels grâce à la complicité ou tout du moins à la lâcheté de nombre de prétendus représentants du peuple parfois redevables de quelques largesses quand ils ne sont pas issus du milieu comme Emmanuel Macron ancien petit banquier chez Rothschild. Le pouvoir capitaliste financier possède la majeure partie d'un pouvoir médiatique qui n'offre plus au citoyen qu'un seul discours sans choix et qui à quelques exceptions près ne constitue plus le contre pouvoir qu'il prétend être. 

Ce pouvoir s'emploie à dominer les autres pouvoirs qu'ils soient institutionnels ou non et à corrompre parfois jusqu'à la détruire la démocratie au moins dans son esprit. 

 

 

 

 

 

 

L'état de la démocratie en France  comme dans la plupart des autres pays dits "développés" est quasiment réduit à l'exercice d'un vote pour des représentants de moins en moins représentatifs du peuple qui les élit. Et pour la majorité du spectre politique avec un programme, quand il y en a un, très similaire dicté par des intérêts particuliers au premier rang desquels ceux du pouvoir capitaliste financier.  

commentaires

Une santé qui nous est chère

Publié le 7 Février 2026 par le cri du peuple dans Ils nous prennent pour des cons

Une santé qui nous est chère

7350€ tel serait le coût moyen d'un accouchement en France

Le 5 février (F)RANCE 2 diffusait un sujet sur "LE VRAI PRIX DES SOINS". Ce reportage visait à éclairer le téléspectateur sur une proposition de l'Institut Montaigne, Think-Tank libéral s'il en est, "d'afficher le coût réel des soins médicaux sur les ordonnances pour responsabiliser les patients et éviter les abus". Cette suggestion pourrait être reprise par des députés de droite dans une proposition de loi.

Ainsi l'étude menée par  le groupe de réflexion fait ressortir un coût moyen de 66€ pour une radiographie, 2000€ pour une opération de la cataracte, 20 000 € pour une prothèse de hanche ou genou ou encore 7350,54€ pour un accouchement tout compris : échographie, prises et analyse de sang...

Tout ceci n'est pas innocent et dénué d'interrogation. Si vous analysez en terme de coût, vous donnez une valeur marchande à quelque chose. Donc ce dont il est question dans l'étude c'est bien un pas vers une marchandisation de la santé au travers de la valorisation des soins, voire de la vie car l'accouchement n'est que l'acte qui aboutit à la naissance et donc à la vie. Pourquoi pas chiffrer le coût de l'accouchement au kilo de bébé pendant qu'on y est?

Outre la marchandisation on peut aussi s'interroger sur la culpabilisation des malades et dans une moindre mesure des médecins qu'engendrerait une telle mesure si elle était appliquée avec les risques que cela comporte d'un renoncement aux soins, ou d'une aggravation d'une pathologie non traitée.... 

Dans son étude le groupe de réflexion indique qu'en moyenne un patient français ne paye que 7.80€ sur 100€ de soins reçus. Ceci est absolument faux !!

En 2023 en France, les dépenses de santé par habitant s'établissaient à 4865US$ alors qu' aux USA elles étaient 2.56 fois plus élevées soit 12434 US$. 

Selon une étude de la DREES, sur le total de ces dépenses 80% sont financés par l'état et les assurances publiques obligatoires (aux USA c'est 52%); 12% par les assurances privées obligatoires ou facultatives (aux USA 37%) et les 8% restant sont payés directement par les ménages (aux USA 11%).

Ainsi sur les 100€, le patient français ne paye pas que le reste à charge de 7,80€ relevé par l'Institut Montaigne mais aussi 80€ d'une part avec les cotisations sociales, correspondant à 13% de son salaire, payées avec son travail bien que versées par son employeur et d'autre part avec ses impôts dont la CSG, la CRDS ou la TVA. Quant aux 12€ restant ils sont payés par les cotisations aux complémentaires santé même la quote-part prise en charge par l'employeur. 

Pour résumer que ce soit directement, avec ses impôts ou ses cotisations, le patient en France paie l'entièreté de ses frais de santé grâce à la mutualisation des risques que supposent les assurances mutuelles voire l'impôt. Affirmer que le patient ne paie que 7.8€ sur 100 c'est laisser croire que les 92€ restant sont pour lui gratuits ou offerts  par un système trop généreux alors même qu'il contribue pleinement à ce système. C'est surtout remettre en cause le principe même de la sécurité sociale 'De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins."

Tenir et Résister

 

 

 

commentaires