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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Et si on parlait d'économie sans parler de pognon

29 Juillet 2019 , Rédigé par le cri du peuple

MT180S Et si on parlait d’économie sans parler d’argent…

L’économie, selon Xénophon qui inventa le mot, est la gestion par un foyer des ressources de sa maison pour pourvoir à ses besoins. Aujourd’hui, avec la mondialisation on peut dire que l’humanité est devenue le foyer de la planète terre,  la maison qui l’abrite et dont elle doit gérer les ressources pour subvenir à ses besoins. 0r à quel problème essentiel doit faire face aujourd’hui l’humanité si ce n’est celui de l’accroissement de ses besoins confrontés à des ressources limitées se raréfiant. Les besoins augmentent du fait de l’augmentation de la population mais aussi du fait de l’apparition et la création de nouveaux besoins. Quant aux ressources elles sont limitées physiquement à la planète terre et à sa proche banlieue et elles se raréfient à cause des prélèvements exercés par l’humanité pour ses besoins mais aussi à cause des dégradations générées par l’activité humaine.

La réponse à cet épineux problème qu’apporte la théorie économique dominante et libérale est celle d’une légende ou d’un Comics avec un merveilleux endroit où règne un loi unique : la loi du marché, dans lequel vit un super héros :  Super rationnel (appelé Homo œconomicus pour faire plus scientifique) qui n’agit qu’en vertu d’un Graal : le prix. Certes des tentatives sont faites pour faire dire au marché et au prix la vérité de la nature et de l’environnement : ainsi on a la valorisation d’un « capital » naturel, l’instauration de taxes comportementales et environnementales telle la taxe carbone ou la création de marché de droits à détériorer la nature. Mais la gestion des ressources n’est alors ramenée qu’à un choix individuel et monétaire qui n’intègre pas ou peu le niveau de stock  de ces ressources.

Et si on parlait d’économie sans parler d’argent.

Et si on oubliait la valeur monétaire sans réel rapport avec la consistance même des ressources pour raisonner en quantités physiques.

Et si on gérait les ressources comme un logisticien en terme de stocks et de flux matière.

Et si on instituait une règle « verte » qui dit que l’on ne peut prélever ou détruire plus que la terre ne peut supporter.

Il n’est pas question de remplacer le totem de « la loi du marché » par celui de la « règle verte ».  L’économie dépendante des ressources provenant de la terre est de fait inscrite dans l’environnement mais étant exercée par les humains organisés en société elle est aussi inscrite dans la société.

 

Tenir et Résister

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