Bayrou Haut commissaire au plan.... d'austérité futur
Ce matin invité du grand entretien de France Inter, le maire de Pau, président du Modem et accessoirement Haut Commissaire au Plan François Bayrou répondait au questions de Léa Salamé. Là où on pouvait à juste titre s'attendre à ce qu'il évoque les problèmes récurrents de planification logistique et les solutions d'y remédier ou qu'il nous dresse les grands axes de la planification et du futur plan de la France d après, l'ex-candidat à la présidence de la République, rallié à Emmanuel Macron, n'a parlé que de la dette et des futurs plans de remboursement de celle-ci. Ce faisant il n'a fait que confirmer ce que beaucoup d'entre nous craignaient. A savoir que sa nomination au haut commissariat au Plan n'était qu'une manœuvre toute macronienne de faire taire (provisoirement) les accusations (de 66 millions de procureurs) sur le manque de planification dans la crise. Tout en vidant le sens même du mot "plan" dans ce qu'il peut représenter de positif pour le rendre aux yeux des Français comme une contrainte voire une quasi punition.
Ainsi agit l'ex-banquier-énarque. Il récupère une idée pour en vider la sustance par une application dévoyée pour ensuite rendre aux yeux des citoyens cette idée négative ou inutile. Ainsi ce fut le cas de la convention citoyenne sur le climat dont il n'appliquera que quelques préconisations.
Tenir et Résister
La dictature en pente douce
Dans la soirée du 20 janvier, presque en catimini, seuls les députés LREM (La Répression Est Maximum) majoritaires ont voté la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin.
Très occupés à nous vendre du vaccin, les médias ont très peu (ou pas) relayé l'information. Et ainsi s'instille dans l'esprit des gens une quasi normalité du renouvellement de l'état d'urgence. Jusqu'au moment où, à l'instar de l'état d'urgence contre le terrorisme, Macron et ses sbires, forts de la permanence d'une menace, inscriront dans la loi les mesures de l'état d'urgence qui sortiront de l'exception pour rentrer dans la norme. Et ainsi d'état d'urgence contre le terrorisme en état d'urgence sanitaire, de crise des gilets jaunes en crise des retraites, l'autoritarisme s'installe au détriment de nos libertés. Et de l'autoritarisme au totalitarisme il n'y a qu'un pas ou plutôt une nuance.
Macron, en bon libéral économique qu'il est, agit par opportunisme. Profitant des évènements qu'il provoque comme la réforme des retraites ou que nous subissons comme la crise sanitaire, il installe son autoritarisme, qu'il confond avec l'autorité, à grands coups de restrictions des libertés et de répressions. Avec la complicité coupable de ses affidés serviles, il fait de l'assemblée nationale, seul lieu, avec le sénat dans une moindre mesure, d'expression démocratique à l'échelle de la Nation, une simple chambre d'enregistrement que feu Louis Capet (plus connu sous le nom de Louis XVI) lui aurait enviée. Le tout sous le regard pour le moins amical et approbateur de la majorité des grands média détenus par les riches amis de l'ex-banquier, occupant à titre gratuit du palais de l’Élysée.
Un peu de liberté perdue n'apporte jamais un peu plus de sécurité mais juste moins de liberté.
Tenir et Résister