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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

lecridupeuple

L'économie du chien de Pavlov

21 Janvier 2008 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Les mesures prises par le président des Etats Unis nous montrent bien son état  de conditionnement en matière économique. A une crise financière d'ampleur il répond par une baisse des impôts comme s'il s'agissait chez lui d'un reflexe conditionnel. Tel le chien de Pavlov salivant au son de la cloche annonçant la patée (même s'il n'y avait pas forcément de patée), Bush  diminue les impots dés qu'une crise économique apparait. Forgé à l'économie par l'école néo libérale(comme un certain prince omniprésident du pouvoir d'achat du président) le président états unien voit dans les impots et prélévements obligatoires la seule et unique cause de tous les maux économiques. Selon eux toute crise économique étant le résultat d'une imposition trop lourde il convient donc d'alèger les impôts pour relancer la machine. Ce dogme est devenu au fil des temps chez les néo libéraux un véritable réflexe. Un problème économique on baisse les impôts. 
Enfin pas tous les impôts ! Principalement et uniquement les impôts ou les charges qui, par leur caractère progressif (qui fait que le riche est proportionnellement plus fortement imposé que le pauvre), sont les plus "justes": l'impot sur le revenu bien sur mais aussi les droits de successions ou encore l'impot sur la fortune. 

La réaction à la baisse des milieux boursiers Américains ou autres après l'annonce des mesures proposées par Bush semble montrer que ce type de  mesures n'a plus la cote dans les milieux économiques même parmi les plus libéraux.
 Et nombreux sont ceux qui aujourd'hui pensent que la baisse des impôts n'est plus la solution. 


Sarkozy grand sabreur d'impôts, de préférence sur le revenu ou la fortune, prone une rupture avec le passé. Mais on voit bien qu'en ce domaine s'inspirant d'une politique mise en place dans les années 80 par Reagan et Tatcher, le Tchatcheur de l'Elysée nous jouerait plutot retour vers le passé.


La politique économique qu'il a menée depuis son accession au pouvoir est assez symptomatique de son conditionnement. Devant l'érosion du pouvoir d'achat (plus fortement ressentie dès qu'on approche des bas revenus) et les déficits budgétaires à donner des vertiges aux plus chevronnés des alpinistes, sa première mesure a été de diminuer les impôts de plus hauts revenus creusant ainsi un peu plus le déficit. Puis pour palier le déficit de la sécurité sociale il a instauré des franchises médicales  que l'on peut assimiler à de véritables taxes sur la maladie. On voit bien qu'en matière fiscale d'un côté, il diminue les impôts directs progressifs et plus justes pour de l'autre côté instaurer ou augmenter des taxes parafiscales (comme la taxe sur le poisson). Ce faisant il met en place un systéme qui fait supporter la plus grosse partie de l'impot aux moins aisés conduisant quasiment à faire payer les pauvres pour les riches. 

Il éxonére aussi de charges sociales à tour de bras : pour les heures supplémentaires, pour les pécheurs... Mais ces éxonérations étant compensées par l'Etat ont aussi un cout supporté normalement par le budget de l'Etat dont les recettes diminuent (moins d'impots étant perçus). Les dépenses diminuant moins vite (eh oui les fonctionnaires partant à la retraite ne partent pas tous le 1er janvier) que les recettes on peut supposer qu'à terme, la croissance qui permet d'engranger des recettes n'étant pas au rendez vous, la dette publique va augmenter et les services au public vont baisser.  

Ainsi va Sarko, tel Attila dans les steppes de l'économie, détruisant tout sur son passage au nom d'un dogme dépassé.

Tenir et Résister

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Secu : les autres solutions

28 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

11.7 milliards d'Euros tel serait pour 2007 le montant du célèbre et désormais chronique trou de la Sécurité sociale. Les solutions pour le combler envisagées par le gouvernement et l'omniprésident vont comme on peut s'y attendre de la part de néo libéraux vers plus de préssurisation des assurés fautifs d'être malade ou désireux de vouloir passer une retraite convenable.
Pour "responsabiliser" les assurés, grands contributeurs, selon lui, du trou de l'assurance maladie; Sarkozy, utilisant la maladie d'Alzheimer comme prétexte, instaure des franchises qui, rappelons le, frapperont en priorité les malades

Dans une étude récente menée par un professeur à Sciences Po, on apprend que la différence entre les dépenses de soins et les remboursements de la sécu qui en découlent est en moyenne de 400€ par an et par patient . Les Franchises vont encore augmenter cette différence qui sera de moins en moins couverte par les mutuelles, pour ceux qui en bénéficient, et donc pourrait inciter un certain nombre de personnes à se tourner vers les ........Assurances. 
 
Fillon de son coté nous promet le retour à l'équilibre des comptes de l'assurance retraite pour 2012 gràce au passage de 40 à 41 années de cotisations nécessaires pour bénéficier d'une pension de retraite complète. Rappelons nous qu'en 2003 il nous promettait déjà le retour à l'équilibre en 2008 pour nous vendre sa réforme d'alignement du régime de la fonction publique sur le régime général. Et comme désormais  les régimes spéciaux  devront s'aligner sur le régime de la fonction publique lui même aligné sur le régime général on peut en déduire que les régimes spéciaux passeront aussi à terme sous les fourches caudines des 41 années. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça risque de perturber les négociations

A chaque fois ces réformes nous sont présentées comme "douloureuses mais nécessaires et seules envisageables", on pourrait rajouter qu'elles sont les seules envisageables dans une logique libérale qui va vers la  privatisation des soins et le déplacement vers le secteur marchand d'une partie des prestations assurées par le secteur public. 

Mais d'autres solutions peuvent être mises en place

Les pertes de recettes 
Dans une synthése de son rapport "Sécurité Sociale 2007", la Cour des Comptes évalue les pertes de recettes pour le régime général à au moins 32 milliards d'euros

Entre autres elle reléve que sur les 22 mds d'euros  qu'ont couté en 2005 à la Sécu les différents dispositifs d'aide à l'emploi pour les personnes en difficulté, 2.2 mds n'ont pas été compensés. Elle souligne au passage l'efficacité inégale et le coût élevé pour le budget de l'Etat de ces dispositifs.  

Toujours selon la même synthése, le dispositif d'éxonération de cotisations sociales des stock options représenterait à lui seul une perte de recette de 3 mds d'euros en 2005, alors même que ces options ne sont distribuées qu'à une minorité de bénéficiaires. 

Enfin la cour des comptes appuie sur le fait que les taux et assiettes de certaines cotisations sociales patronales dans la fonction publique étant inférieurs à ceux du secteur privé, alors que les prestations sont identiques, engendreraient un manque à gagner pour le régime général estimé à 4.6 mds d'euros.  

Pourquoi alors, comme le recommande la cour des comptes, ne pas supprimer les éxonérations de cotisations sociales dont bénéficient les stock options ?
Pourquoi ne pas aligner le taux et les assiettes de cotisations patronales famille et maladie sur ceux du secteur marchand ?




Les allégements et éxonérations de cotisations faites aux entreprises

Le montant des allégements et exonérations de cotisations sociales consenties aux entreprises dans le cadre des politiques de baisse du coût salarial était de 21.1 mds d'euros en 2005.
En 2007, le dispositif "Fillon" destiné à contourner les 35 heures aura représenté 20.2mds d'euros
Enfin Eric Woerth s'est engagé dernièrement à rembouser avant la fin octobre 5.1 mds d'euros dus par l'Etat à la sécu au titre des compensations pour les allégements de charges sociales qui s'élevaient en 2006 à ....6.2 mds d'euros. Les 1.1 mds restant seront probablement remboursés mais on ne sait pas quand. 
Normalement les allégements et  exonérations de charges sociales consenties aux entreprises dans le cadre d'une politique de l'emploi doivent être intégralement compensés par l'Etat. Ce qui au passage conduit à une "fiscalisation" de l'assurance sociale au travers de versements du budget de l'Etat financé par l'impôt vers le budget de la sécu financé par les cotisations sociales. 
On constate que depuis un certain temps les différents gouvernements ont pris la facheuse habitude de verser les compensations avec un retard de plus en plus long et souvent en plusieurs fois. 
Même si la dette est normalement intégralement acquittée, les retards de versements ne sont pas sans conséquences sur l'équilibre financier des caisses sociales et aboutissent de fait à creuser un peu plus le "trou".
Par ailleurs, étant souvent soumises à un plafond de salaire (1.6SMIC) et dégressive avec la progression des salaires (allégement de 26.1% pour une salaire égal au SMIC devenant nul pour un salaire supérieur à 1.6 SMIC), les exonérations agissent comme une trappe à bas salaires. Les employeurs, pour bénéficier pleinement du dispositif, maintiennent leurs salariés à un niveau de rémunération à un niveau bas. Aujourd'hui on estime que 50% des salariés touchent moins de 1.6 SMIC.
Et par voie de conséquences, les cotisations étant proportionnelles aux salaires, les caisses de la sécu perçoivent moins de recettes.

Pourquoi ne pas supprimer tous les dispositifs d'allégements et éxonérations liés à un niveau de salaires ?
Pourquoi ne pas baisser le taux global des cotisations sociales patronales et salariales ?

On pourrait aussi regarder du coté des dépenses

Pourquoi ne pas vendre les médicaments à la quantité d'unités nécessaires pour l'a période du traitement prescrit par le médecin ?

Pourquoi ne pas rembourser mieux son générique (à 90% par exemple) et moins le médicament (30%) tombé dans le domaine public ?


On le voit il existe d'autres solutions que celles dites "difficiles et courageuses" mais surtout douloureuses (systématiquement pour la même population !) prises par Sarkozy et Fillon. Mais ces solutions sont beaucoup plus difficiles et demandent probablement plus de courage.

 

Tenir et Résister

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Mensonges et franchises de Sarko

21 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Hier soir, la semaine médiatiquement chargée du prince omniprésident Sarkozy connaissait son point d'orgue avec l'entretien télévisuel accordé aux très Sarkophiles voire Sarkolâtres PPDA et Arlette Chabot.

Cet entretien sur la forme est resté très conforme à ce que l'on peut voir depuis quelques années déjà lorsqu'il s'agit de Sarkozy , Poivre d'Arvor et Chabot. Des journalistes (?) qui servent la soupe au président, donnant l'impression souvent d'aller au devant même de ses voeux, assurant la transition entre les différents sujets abordés par des questions dont on peut aisement penser qu'elles ont été concoctées par les services de l'Elysée; des journalistes qui n'apportent aucune correction, ne relevent aucune contradiction dans les propos et bien sur ne dénoncent aucun mensonge. En bref de véritables faire valoir présidentiels.
Le discours (car il s'agissait bel et bien de ça) de Badinguet Sarkozy était comme souvent force est de le reconnaitre plutot bien ficelé. Tout y était, comme à son habitude, la fausse compassion et estime pour ces remarquables fonctionnaires qui ont souvent un boulot difficile et que l'on ne doit pas stigmatiser parce ce qu'ils bénéficient d'un régime de retraite spécial(On oublierait presque que la stigmatisation est souvent venue de son fait),la reconnaissance pour son premier ministre (et puis aller tant qu'on y est pour tout le gouvernement), mais aussi quelques mensonges, des contradictions et des approximations.
 
Ainsi s'agissant des Franchises sur les prestations de santé le président de la république dans un premier temps nous a ressorti son argument fallacieux du financement de la lutte contre la maladie d'Alzeimer ou le Cancer pour nous vendre  la mise en place de ces mesures qui, rappelons le, frapperont tous les assurés qui auront des dépenses de santé à concurrence de 40 ou 50 €. On pourrait trouver abjecte l'utilisation de la lutte contre des  maladies particulièrement handicapantes comme pretexte à l'instauration de mesures qui toucheront financiérement tous les  malades. Et si l'on va un peu plus au fond des choses on voit difficilement comment des non-remboursements (car c'est de ça qu'il s'agit) peuvent devenir des dotations ou des financements pour la recherche médicale ou alors en mettant en place une usine à gaz comme savent si bien les faire les politiques. Plus tard, répondant à une question sur les déficits publics le même Sarkozy nous dit que les Franchises tout comme les économies générées par les diminutions d'effectifs dans la fonction publique permettront de diminuer les déficits. 
Alors les Franchises  vont elles servir à financer la recherche pour des maladies spécifiques (ce qui normalement est du ressort du budget de la recherche donc de l'Etat et non de la Sécurité Sociale à moins que l'on prévoit de placer la recherche médicale dans le budget de la caisse d'assurance maladie) ou serviront elles à contenir le déficit de la sécurité sociale ?
A ce propos le 29 septembre des manifestations contre les Franchises  sont prévues  un peu partout en  France.
 
En ce qui concerne les régimes de retraites dits Spéciaux, Sarkozy a dit que quoi qu'il arrive ces régimes seront alignés sur celui de la fonction publique à terme. C'est à dire que tous devront cotiser 40 ans pour avoir leur retraite compléte. Il a juste oublié, comme c'est bête, de préciser que 40 ans n'était probablement qu'une étape et que d'ici quelques années il faudra monter jusqu'à 41 ,42 voire 43 ans. 

Pour la croissance à 3% qu'il va aller chercher il a été beaucoup plus cool en terme de délais que pour la suppression des régimes de retraite qu'il veut imposer en quinze jours. Il estime que 2009 sera l'année de la croissance à 3%. Il en a d'ailleurs profité pour nous redire tout le bien qu'il pensait des 35 heures qui selon lui sont la cause du manque de croissance que connait notre pays. Rappelons nous que les salariés en France ne sont pas tous à 35 heures, qu'à l'époque de la mise en place des 35 heures la France a connu les taux de croissance les plus forts de ces 20 dernières années et aussi qu'une heure de travail d'un salarié français produit 49 Dollars quand une heure aux USA ne produit que 48.3 dollars alors qu'au Royaume Uni on descend à 40 Dollars !

Tenir et Résister

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