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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Commentaires, remarques et questions sur l'actualité économique et politique d'un anti libéral sans complexe Une Économie Dissidente est possible Face à l'Économie de Marché, libérale, capitaliste et financiarisée, Pour une démocratie directe citoyenne et non une démocratie représentative compétitive GARANTI SANS IA - GUARANTEED FREE FROM AI - 100% C0NNER1E NATURELLE

lecridupeuple

Incohérences et rentes

Publié le 15 Juin 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

A la veille d'un scrutin pour lequel la seule question qui subsiste n'est pas de savoir quel parti aura la majorité à l'assemblée mais plutôt quel sera l'ampleur de sa victoire et aussi est ce que l'opposition ne sera pas réduite à la portion congrue, il peut sembler utile de souligner quelques incohérences qui président le débat aujourd'hui.

Tout d'abord dans les promesses et le programme que veulent appliquer le gouvernement et son super chef de président de la république.

Le candidat Sarkozy etait apparu aux yeux de certains "experts" du Rexecode comme le seul à pouvoir réduire la dette et aussi il nous avait dit sa volonté à vouloir redonner du pouvoir d'achat aux Français.

Si l'on examine les différentes mesures envisagées par l'Etat UMP on voit difficilement la réalisation de ces deux objectifs.

Pour lui l'amélioration du pouvoir d'achat repose principalement sur l'allégement des impots directs et le recours aux heures supplémentaires (Travailler plus dur pour gagner plus difficilement votre vie)

Le désormais fameux choc fiscal (avec son bouclier remené à 50%) ne devrait toucher que quelques centaines de milliers (entre 200 000 et 500 000) de contribuables et parmi les plus riches. Quant aux heures supplémentaires on sait d'ores et déjà qu'elles ne seront pas possible pour tout le monde (et oui c'est encore l'employeur qui décide)

Donc si amélioration du pouvoir d'achat il y a cela ne devrait concerner que quelques uns.

De plus les deux mesures n'iront pas dans le sens de la baisse de la dette puisque les cadeaux fiscaux conduiront de toute évidence à une baisse des recettes fiscales et les heures supplémentaires éxonérées de fiscalité ne rapporteront aucune nouvelle recette.

Si l'on prend en compte deux autres mesures importantes envisagées par le gouvernement on voit vite que l'on ne va pas dans le sens de l'amélioration du pouvoir d'achat voire on irait plutot dans le sens de la dégradation.

Il s'agit bien évidemment de la TVA dite "sociale" ou "anti délocalisation" (Fillon) ou "patronale" (Ayrault) et des franchises sur les remboursements médicaux. 

Certains prétendent, le premier ministre Fillon en tête (de c..), que la hausse de la TVA (qui a été rendue  sociale pour la rendre plus digeste par la France d'en bas) qui viendra compenser une baisse des prélevements sociaux concédée aux entreprises n'aura aucun impact sur les prix puisque normalement le taux s'appliquerait sur un prix net diminué des charges que ne paieront plus les entreprises.

Il n'est pas complétement idiot de penser que les entreprises voulant améliorer leur marge seront tentées de ne pas répercuter entièrement la baisse des charges sur leur prix.

Et aussi qu'en sera-t-il des produits étrangers (même européens) pour lesquels les entreprises importatrices ou de distribution ne pourront appliquer qu'une baisse minime étant donnée la faible part des charges sociales sur le cout total ? Et donc on peut tout à fait envisager que l'instauration d'une hausse du Taux de TVA aura un impact sur les prix.

Cette mesure concerne l'ensemble des consommateurs et l'on voit mal comment avec en plus les Franchises sur le remboursements des frais médicaux  qui concerneront l'ensemble des assurés sociaux, le pouvoir d'achat d'une majorité de Français va augmenter.

 

Les incohérences ne sont hélas pas l'apanage de nos politiques.

 Ainsi deux sondages récents nous apprennent que d'une part 61% des personnes interrogées sont contre l'instauration de franchises sur le frais médicaux et que d'autre part  que 60% des sondés sont contre une augmentation de la TVA.

Mais apparement ces deux mesures impopulaires annoncées par le gouvernement n'empécheront pas que le scrutin de dimanche se transforme en un véritable plébiscite pour le prince président.

Allez comprendre.

Tenir et Résister

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Peur Bleue après un bon coup de Blancs

Publié le 11 Juin 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

Au lendemain d'un premier tour des législatives qui a vu le triomphe annoncé du parti du président de la République on ne peut que se poser des questions.

Tout d'abord ce premier tour a été marqué par le plus fort taux d'abstention pour ce type d'élection sous la 5ème république : autour de 39% dont un certain nombre d'observateurs s'accordent  à dire qu'il a été plus élevé dans l'électorat de gauche que de droite. Peut être à cause du matraquage publicitaire qui a ancré dans l'esprit des électeurs que tout était plié mais aussi en partie à cause du manque de programme, autre que "élisez nous pour faire barrage" de la gauche.

Ensuite on peut aussi s'interroger sur la réelle représentativité démocratique de la future assemblée.

Faisons un peu de calcul.

La droite UMP NC avec environ 45% des voix exprimées au premier tour qui représentent,  si l'on tient compte de l'abstention, 27% des inscrits raflerait entre 66 et 87% des sièges de l'assemblée.

La gauche PS et consorts avec 39% des voix exprimées et 24% des inscrits (soit 3% de moins que la droite) n'obtiendrait que de 10 à 32% des sièges selon les projections.

Ainsi les quelque 33 millions d'électeurs qui ne se sont pas prononcés pour l'UMP et Sarkozy se verront imposer une politique qu'ils n'auront pas voulue.

Avec un maximum de 32% des sièges à l'assemblée l'opposition risque de n'apparaitre que comme une mince caution démocratique à un pouvoir qui pourrait être tenté de tout se permettre même des textes liberticides ou des mesures clientélistes qui ne profiterait qu'à une minorité même infime.

Tenir et Résister

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Sécu : Le trou de Fillon

Publié le 8 Juin 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

Fin mai, la toute récente Ministre de la santé Roselyne Bachelot (ah bon ?) revoyait à la hausse le "trou de la Sécu",  peut être pour essayer de nous vendre les mesures envisagées. Selon les dernières estimations, il y aurait un dépassement de 1.1milliards d'Euros  des dépenses d'assurance maladie ce qui porterait le déficit pour ces seules dépenses à 5 milliards d'Euros. C'est exactement, sans que l'on puisse faire un lien direct entre les deux, la somme à laquelle s'élevait la dette de l'Etat à l'égard de la Sécurité sociale principalement due au titre de la compensation pour les allégements de charges sociales concédées aux entreprises.

Selon le premier ministre François Fillon il n'y aurait pas de quoi s'alarmer :    "quand on regarde les fraudes à la Sécurité sociale" a-t-il déclaré", c'est à peu près le même montant que le déficit. Il suffirait qu'on fasse tous un peu d'efforts (...). Là, il y a un petit dérapage, les efforts se sont un peu relâchés. Il faut resserrer quelques vis." Donc tout va bien. Fillon a trouvé les coupables : les fraudeurs de la Sécu. Il est fort. Parce qu'en toute logique, s'il y a quelque chose que l'on ne peut évaluer avec précision c'est bien la fraude qui par essence n'a pas vocation à être déclarée ! Et on peut se demander aussi pourquoi il tient tant à instaurer des Franchises s'il suffit juste de resserrer quelques vis !

Juste un petit rappel : un déficit se forme dans un budget quand les dépenses sont supérieures aux recettes. Pour réduire ce déficit on doit, toutefois si l'on veut agir, soit augmenter les recettes, soit réduire les dépenses soit les deux.

Maintenant si l'on étudie d'un peu plus prés les mesures envisagées pour combler le déficit de la sécurité sociale, tout comme celui du budget de l'Etat d'ailleurs, on constate que pour cette droite libérale qui aspire à nous gouverner, la solution passe bien sûr par une réduction des dépenses. C'est  ce qui devrait être mis en place avec les franchises sur les dépenses de santé qui devraient atteindre la modique somme de 40€ (encore le chiffre n'est il pas définitivement arrêté) par foyer ou assuré social qui ne seraient ainsi pas remboursé et qui devraient les payer de leur poche. A moins qu'ils n'aient eu la bonne idée de souscrire une assurance privée.

Outre le fait qu'une telle mesure s'avère d'ores et déjà insuffisante pour combler le déficit on remarquera encore une fois que seuls les assurés sociaux sont mis à contribution (en langage libéral on dit "responsabilisés"). Et aussi que l'instauration de ces franchises revient de fait à sortir du systéme de remboursement les quelque 20 à 30% de personnes dont les remboursements sont inférieurs à 40€ par an. De plus ces franchises qui sont forfaitaires toucheront de manière indifférente tous les assurés sociaux quelque soit leur revenu et ainsi affecteront proportionellement plus les faibles revenus que les hauts revenus.

Par ailleurs, exonérées partiellement ou totalement (rien n'est encore fixé si l'on en croit les déclarations contradictoires des ministres et du président) de charges sociales, les déjà fameuses (fumeuses ?) heures supplémentaires ne devraient en toute logique générer aucune nouvelle recette. Voire, étant donnée la facheuse habitude qu'ont les gouvernements de ne pas verser complétement la compensation, on risque à terme de se retrouver avec un déficit un peu plus important.

Une autre solution a été plusieurs fois évoquée par le candidat Sarkozy : celle de la TVA sociale.

En gros il s'agit de baisser les charges sociales patronales pour faire baisser le cout du travail et d'augmenter le taux de TVA dont une partie irait dans les caisses de la Sécurité sociale pour compenser le manque à gagner. On estime que pour que cette mesure soit efficace il faudrait augmenter le taux normal de 3% (comme l'ont fait les Allemands). Ce qui ferait passer le taux normal français de 19.6 à 22.6% soit l'un des taux les plus hauts d'Europe (l'Allemagne étant passé à 19%). Bien sûr le nouveau taux s'appliquerait logiquement sur des prix hors taxe diminués de la baisse des charges sociales patronales pour les produits fabriqués en France. Toutefois on peut supposer que nombre d'entreprises seront tentées, pour augmenter leur marge, de ne pas répercuter intégralement la baisse de charges sociales et pour les produits étrangers (Europe comprise) leur prix seront maintenus. Ce qui induira de fait une perte de pouvoir d'achat pour l'ensemble des consommateurs. Et encore une fois compte tenu de la part des revenus consacrée à la consommation qui diminue en même temps que les revenus augmentent la perte de pouvoir d'achat serait proportionnellement plus importante pour les bas  que les hauts revenus.

Ainsi se dessinerait la société libérale voulue par Sarkozy et Fillon, avec d'un coté les nantis à qui on offrirait force cadeaux fiscaux et autres et qui gagneraient plus (sans forcement travailler plus), et de l'autre coté un part de la population de plus en plus nombreuse qui verrait sa protection sociale remise en cause et son pouvoir d'achat rogné.

A la veille d'élections législatives pour lesquelles on nous prédit un Tsunami UMP(Union des Minables Parlementaires ou Union des Ministres Pitoyables) il semble juste de rappeler cela aux votants. Surtout quand un sondage nous apprend que 61% des personnes interrogées sont contre l'instauration de franchises sur les frais médicaux.

Tenir et Résister

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