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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Sacrés marchés qui nous massacrent

20 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

"Les marchés réagissent aux actualités"

"Quatre clefs pour rassurer les marchés"

"La possible  perte du triple A de la France inquiète les marchés"


Il n'est de voir les titres des journaux pour comprendre l'importance qu'ont pris les marchés dans l'économie aujourd'hui et plus particuliérement avec la crise économique  et financière.

Le marché est grand et les agences de notation sont ses prophétes.

Après avoir, en 2008,  enclenché la pire crise depuis 1929, le marché est devenu le véritable dictateur de la planéte. En Europe avec la complicité docile de la commission Européenne et de la BCE, il conduit au remplacement de gouvernements issus d'élections par des technocrates fidèles commis à sa botte. Il  impose aux personnels politiques  en place ou qui aspirent à gouverner l'application de politiques économiques dont les maîtres mots sont rigueur, restrictions et austérité. 

Il y a une véritable soumission de la politique au marché. 

Si bien qu'aujourd'hui on peut sérieusement se poser la question si l'on n'assiste pas au triomphe du marché sur la démocratie. 

Les politiques, la plupart des économistes (enfin ce que l'on voit le plus) aidés par des journalistes cons plaisants font du marché une entité indépendante, véritable institution supérieure aux Etats avec des régles et une dynamique  qui lui sont propres.

La plupart sinon la majorité des gouvernements européens paraissent désemparés devant le marché. Ils prétendent que le seul choix possible pour faire face à la crise est l'application de plans de rigueur de plus en plus drastiques pour pouvoir conserver la confiance des marchés et bien sûr la désormais trés fameuse et fumeuse note AAA des agences de notation. Pourquoi faire peut on se demander? Qu'a de supérieur l'intérêt (dans les deux assertions du terme) des marchés aux conditions de vie de millions de gens? 

 

Sur quoi repose la légitimité du marché à imposer ses dictats ou supposés tels?

Tout d'abord il semble utile de chercher à savoir ce dont on parle quand on parle de marché.

Le marché n'existe pas.

Enfin sous la forme où on nous le présente souvent : une espéce de société savante et secrète tenant presque du divin qui dicte sa loi qui s'impose à tout le monde. Loi du marché qui pour certains s'apparente à la loi du milieu. 

Le marché n'est ni une personne physique ni même une personne "morale". Ce n'est pas non plus une institution comme un état  qui aurait des intérêts supérieurs, ni même un "machin" comme disait De Gaulle de l'ONU.  Le marché n'existe que par les personnes qui l'animent

En économie un marché est le lieu géographique ou virtuel où l'offre rencontre la demande et où de cette confrontation nait à travers divers mécanismes un prix que d'aucuns économistes appellent prix d'équilibre. 

Il existe une multitude de marchés : marchés de biens (automobile), services (fourniture d'accés internet), mais aussi marchés de matières premières et énergies ou encore marchés du travail et enfin bien sûr marchés de capitaux , financiers et monétaires

Ces derniers sont les marchés qui sont évoqués par ceux qui parlent de crise, de passage obligé  à des politiques d'austérité, de réduction de déficits budgétaires des états, d'efforts ou de sacrifices.

Enfin pas tout à fait!

Sur le marché financier, le demandeur appelé aussi emprunteur va chercher des moyens de financement (pour acheter une maison, moderniser son outil de production ou batir un hopital par exemple) auprès des offreurs appelés diversement préteurs, créanciers ou investisseurs. Le prix de l'emprunt ou du prêt est défini par le taux d'intérêt.  Normalement d'après la loi du marché ce taux d'intérêt fait l'objet d'une négociation. On voit qu'aujourd'hui cela n'est plus vrai. Et que c'est quasiment uniquement les prêteurs qui définissent le taux d'intérêt. 

D'ailleurs très souvent voire toujours,quand on nous parle de marchés qu'il ne faut pas affoler ou qu'il faut rassurer on évoque plutôt les investisseurs ou les préteurs. C'est dire la main mise des bailleurs de fonds sur les marchés financiers. 

L'utilisation du mot "marché" en lieu et place de "financiers, investisseurs ou prêteurs" tend à opérer une dépersonnalisation de la finance. Ce ne sont plus des personnes qui agissent mais quelque chose de plus fort que l'on ne saurait combattre. 


Il semble intéressant de voir un peu qui se cache derrière "le marché".


On l'a dit plus haut c'est essentiellement les pourvoyeurs de capitaux et d'argent. Mais pas seulement. 

En effet, plus de 70% aux USA et 50% en Europe des opérations financières sont faites par l'intermédiaire..........d'ordinateurs. Ces machines programmés par les hommes effectuent des opérations en une fraction de seconde. Et là il ne s'agit pas d'un effet de language, puisqu'on parle de millième de seconde.

Certains pourraient y voir l'emprise de la machine sur la finance et se dire que les peuples sont soumis à des plans de rigueurs causés par des machines. Ce serait oublier qu'à la base de toute machine il y a l'homme.


Maintenant si on approffondit un peu pour voir quels sont les acteurs des marchés financiers; outre les ordinateurs qui ne sont que des auxiliaires; on peut voir qu'il existe plusieurs types d'investisseurs


En tout premier lieu on trouve les hedges funds ou fonds spéculatifs. Même si leur rôle dans la crise est grandement mis en avant il ne représentent que 1% des capitaux investis sur les marchés. 

On le sait le but de ces fonds est de dégager un maximum de bénéfice en un minimum de temps. En d'autres termes ce que cherchent les fonds spéculatifs c'est un fort rendement sur du court terme.

 

Même s'ils ne représentent qu'une part infime des investissements on peut supposer que d'autres acteurs des marchés financiers telles les banques et les compagnies d'assurances à la recherche de bénéfices faciles et rapides  ont souvent calqué leur comportement sur celui des hedges funds. Ce qui explique en grande partie l'ampleur de la crise. 

Cet appétit de gains conséquents et faciles, certains n'hésitent pas à parler de cupidité (Greed),a conduit à la dérive des marchés financiers et de capitaux.

 

L'argent n'est plus un moyen mais est devenu une fin pour un nombre de plus en plus important d'investisseurs.

 

 

La majorité des investissements sur les marchés financiers sont faits par les banques, les compagnies d'assurance, des caisses de retraites ou  des grandes entreprises


Ces prêteurs à la différence des spéculateurs, recherchent plutôt une "rente sure" qu'un "gros coup".  Ils vont plus rechercher la sécurité que la rentabilité et s'intéresser à des produits financiers avec un rendement plus faible mais quasiment garanti qu'à des produits plus risqués. Avec sa garantie étatique l'emprunt d'état est ou plutôt était le type même de produit sûr. C'est ce qui explique qu'une bonne partie de la dette des états est détenue par des investisseurs dits institutionnels (Les zinzins en jargon financiéro-économique) au coté de spéculateurs qui sont plus à la recherche d'un gain à  court terme. 


Les banques, compagnies d'assurance ou caisses de retraites qui prennent de l'emprunt d'état ou des obligations le font pour garantir à leurs clients une rente. En particulier au travers de contrats d'assurance vie, de fonds communs  de placement ou SICAV qui sont les produits type destinés à assurer une rente aux personnes qui veulent améliorer leur niveau de revenu à la retraite. 

Ainsi on peut dire que les restrictions sur les régimes de retraites de la sécurité sociale destinées à rassurer les marchés servent quelques part à garantir une meilleure rente de retraite privée à ceux qui ont pu épargner. 

En clair, les restrictions sur les retraites des travailleurs servent à payer les retraites privées. 

 


On parle des banques, fonds de pensions, spéculatifs ou d'investissements , caisses de retraites ou grandes entreprises comme s'il s'agissait d'êtres à part entière. Tout comme le marché ces institutions n'existent pas de manière autonome mais seulement par la volonté d'hommes et de femmes. 

Interessons nous à ces hommes et femmes qui se cachent derrière ces entités. 


Tout d'abord il y a  les dirigeants et les salariés. On peut dire que ce qui les anime c'est essentiellement la recherche d'une rémunération conséquente (sous forme de salaires, stock options ou bonus pour les "traders")  pour le travail qu'ils fournissent. Rien de plus juste là dedans. Comme dit l'adage tout travail mérite salaire. Si ce n'est un certain nombre de dérives en particulier chez les dirigeants et les traders qui pour s'assurer un bonus ou des stocks options importants n'ont pas hésité à prendre des risques inconsidérés voire à outre passer certaines régles. Ces exactions ont eu des conséquences terribles puisqu'elles ont en partie conduit aux  crises successives des subprimes, économique, financière et de la dette. Et on constate aujourd'hui que, à part quelques cas marginaux, la plupart des dirigeants d'établissements bancaires ou de fonds s'en est sortie indemne pénalement. 


Ces dérives sont principalement dues à l'appât du gain et de l'argent facile entretenu par un certain sentiment d'invincibilité voire d'impunité. 


Les dirigeants et agents des banques ou fonds travaillent essentiellement pour les vrais pourvoyeurs de fonds c'est à dire pour ceux qui apportent l'argent. Ces derniers peuvent être classés en deux catégories.


D'une part les capitalistes ou actionnaires qui sont détenteurs d'une partie du capital de la banque ou du fonds et par la même sont rémunérés aux travers de dividendes qu'ils percoivent  ou des plus values qu'ils peuvent réaliser en revendant leur part. Le moteur principal qui poussent ces investisseurs à placer de l'argent dans le capital des banques ou fonds est l'appât du gain.

 

   

D'autre part les clients des banques ou fonds qui eux placent leur épargne dans un produit ou sur un compte épargne ou bien achétent des actions et obligations pour se constituer un portefeuille. Dans la majorité des cas leur but est plutôt de s'assurer une rente.

On notera aussi que les banques peuvent utiliser l'argent déposé par ses clients sur les comptes de dépots ou comptes courants sans pour cela avoir à leur verser un quelconque intérêt.


Une chose apparait clairement dans tout cela : c'est que les gains d'argent opérés par les investisseurs quels qu'ils soient ne sont  pas le résultat de leur travail

 

On le voit bien derrière toute cette terminologie de marché, banques, fonds d'investissement ou pourvoyeurs de fonds se cachent des personnes humaines qui sont parfois animées par la cupidité. Pour elles l'argent n'est plus qu'une fin. Et peu leur sied les catastrophes humaines que peuvent engendrer leur comportement. Seule leur importe l'accumulation d'argent. Toujours plus. C'est spéculer plus pour gagner plus. Ces avides de richesse  prennent des risques dont ils n'auront pas à assumer les conséquences en cas d'échec. Avec un sentiment d'impunité toujours plus grandissant. Avec la complicité objective de nombre de dirigeants politiques (et pas toujours libéraux)Ils ont su imposer leur suprématie sur les personnes, les entreprises et aujourd'hui sur les Etats. 

Les gouvernements et parlements qui acceptent aujourd'hui de se soumettre sont de véritables traitres. Ils trahissent les peuples qui les ont élus Ils condamnent ces peuples à la rigueur et aux restrictions. Ils détruisent les systèmes de protection sociale.

 

Sarkozy dans son premier  discours de Toulon en 2008 nous avait dit sa volonté de moraliser le système financier. Aujourd'hui alors que l'on peut mesurer l'ampleur de son action dans le domaine de la moralisation du système financier (rappelons qu'en 2008 les agences de notationne dictaient pas encore les politiques monétaires des états), dans un deuxième discours il invite ou plutot il invective les Francais à travailler encore plus mais pas pour gagner plus cette fois. 

 

Donc ce que propose Sarkozy en finalité c'est Travailler plus pour faire gagner plus aux rentiers et épargnants.

C'est ce qui s'appelle remettre le travail au centre des valeurs (boursières). 

 

 

Tenir et Résister

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Dérapage incontrôlé?

11 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple


 François HARRY POTTER Baroin, qui semblait jusque là quelqu'un dans la lignée d'un Seguin, pour faire court, de droite mais presque sympathique. Et qui par sa dernière sortie s'avère être un petit con, de l'espéce qui donne des envies à votre main d'aller à la rencontre de son nez (Genre bourre pif si vous voyez ce que je veux dire).

Mardi il a créé l'évenement en accusant les socialistes d'avoir pris le pouvoir en 1997 "par effraction". 

Rappelons d'abord ce qu'est l'effraction. 

Selon le code pénal, l'effraction consiste dans le forcement, la dégradation ou la destruction de tout dispositif de fermeture ou de toute espèce de clôture. Est assimilé à l'effraction l'usage de fausses clefs, de clefs indûment obtenues ou de tout instrument pouvant être frauduleusement employé pour actionner un dispositif de fermeture sans le forcer ni le dégrader. 

On sent bien que dans cette définition il y a la notion que l'on s'introduit par force dans un lieu où l'on a rien à faire. Et que l'on s'est introduit dans ces lieux de manière illégale ou frauduleuse.

Ce qui signifie pour  Baroin et pour pas mal de gens de son parti, que les socialistes et la gauche n'ont aucune légitimité à gouverner. Tout ceci nous permet de voir l'idée que certains ministres, parlementaires voire président de la république UMP se font de la démocratie. 

Certains au parti Populiste ont justifié l'emploi du mot "effraction" par le fait qu'en 1997, la gauche avait gagné les élections gràce aux nombreuses triangulaires (Droite, Gauche, Front National) qui avaient permis l'élimination des candidats de droite dans de nombreuses circonscriptions bien que les vainqueurs de gauche n'ait pas eu la majorité absolue. 

Plusieurs remarques peuvent être faites à  ce sujet. 

Primo, rien ne dit que les gens qui ont voté FN lors de ce second tour aurait voté pour la droite. Ou alors M Baroin considére que les électeurs frontistes sont des électeurs de droite. Et dans ce cas là pourquoi ne pas pousser la démarche jusqu'au bout et proner l'alliance de l'UMP avec le Front National. 

Deuxio, sur les 75 triangulaires qui ont eu lieu lors des élections législatives de 1997, 46 (soit 60%) ont été gagnées par la gauche  et 29 (40%) par la droite.  On voit bien alors que la gauche bien que plus bénéficaire que la droite des triangulaires n'a commis aucun délit et fomenté une quelconque manoeuvre frauduleuse qui lui aurait permis de prendre illégalement le pouvoir. 

Il y en a marre de ces espéces de fats suffisants de la France d'en Haut qui pensent que le gouvernement de notre pays est leur chose et qui voudraient rester accrochés au pouvoir comme un pou du pubis  sur les parties génitales du bas clergé.

 

Tenir et Résister



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O ministres intègres

7 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

« Bon appétit, Messieurs! O ministres intègres! -Conseillers vertueux! Voilà votre façon – De servir, serviteurs qui pillez la maison ».

 Victor Hugo

 

Aujourd'hui,  Fillon nous a filé la potion. Enfin la deuxième dose. Et c'est plutôt amer. 

Une des mesures annoncées est le passage de la TVA pour la restauration (avec les transports, les services à la personne ou les travaux dans les logements) de 5.5% à 7%.

On notera qu'en 2009, en pleine crise économique, Sarkozy avait offert aux restaurateurs la baisse de la TVA de 19.6% à 5.5% en échange d'une baisse des prix, de la création d'emploi et des travaux d'amélioration.

Le bilan de cette mesure est plus que mitigé. Pour le consommateur la baisse de la TVA mise en place en 2009 s'est traduite par une augmentation de 1% des tarifs pratiqués par les bistrotiers et taverniers.

L'application de cette mesure a représenté un manque à gagner de recettes fiscales et donc une augmentation du déficit  de 3 milliards d'Euros annuels. Ce qui a conduit par voie de conséquence à amplifier la dette de  6 milliards d'Euros en 2 ans. 

S'il n'ont pas ou très peu appliqué la baisse de la TVA sur leur tarif, il y a fort à parier que les restaurateurs ne manqueront pas de répercuter, voire en l'amplifiant au passage, la nouvelle hausse de TVA. 

Bonne appétit, Messieurs!

 

Deuxième mesure symbolique annoncée : le gel des traitement des ministres et surtout du président de la république. 

On se souvient que Sarkozy, à peine arrivé au pouvoir, s'était généreusement octroyé une augmentation de son salaire de 142% passant de 8300 à 20200€ par mois. Remarquez que ce faisant il a en partie respecté une de ses promesses : celle d'être le président du pouvoir d'achat. Dommage que ce ne soit seulement d'être le président du pouvoir d'achat du président!!! Il faut aussi se rappeler que le président de la république est logé, nourri, transporté gratuitement enfin aux frais de l'Etat c'est à dire des contribuables. 

L'augmentation du salaire présidentiel aura coûté à la fin du mandat de Sarkozy (que l'on espère unique : le mandat pas Sarkozy bien sûr) la très symbolique somme de 714 000€

Mais puisque que l'on est dans le symbolique on peut aussi évoquer le très symbolique coût de l'hébergement de monsieur Sarkozy lors du G20 de Cannes au cours duquel il faut le rappeler il a été beaucoup question de plans d'austérité et restrictions budgétaires. Selon des journaux anglais et italiens, la suite royale de Sarkozy au Barrière/Majestic (propriété d'un grand ami de l'occupant à titre gratuit de l'Elysée)coûterait 32000 livres soit environ 40000€ la nuit. L'Elysée s'est empressé de démentir cette rumeur en précisant que le tarif pour la nuit n'était "que" de 3000 à 3500€. Ce qui pour les deux nuits passées à Cannes ne représenterait que la pécadille de 6000 à 7000€. Une broutille pour quelqu'un qui gagne 21000 €. Oui mais c'est pas lui qui paye. C'est encore les pauvres gens à qui ont va expliquer qu'il faut réduire les dépenses de l'Etat et qu'ils devront payé un peu plus pour leur carte de transport et touché un peu moins de prestations sociales.Crise oblige. 

"Serviteurs qui pillez la maison"

Tenir et Résister

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