Le CV de Dati
L'Express et le Canard Enchainé révéle que si elle a effectivement suivi un cursus dans l'institution de Jouy en Josas elle n'y a obtenu aucun diplome.
Elle pourrait toujours dire que HEC signifie ici non pas Hautes Etudes Commerciales mais Habilitation à l'Enfermement Carcéral.
Quant à son frère récemment condamné pour usage de stupéfiant il pourra toujours se targuer d'avoir fait Centrale (celle de Fleury Mérogis).
Tout ceci n'a rien à voir avec l'origine de Madame Dati ni même avec le fait qu'elle soit une femme mais bel et bien parce qu'elle est ministre Sarkozyste de la Justice et en tant que telle grande donneuse de leçon. Il serait bon qu'elle arrête de nous les briser avec sa posture de victime d'un quelconque racisme ou je ne sais trop quel maschisme dont elle accuse à tout bout de champ ses détracteurs.
Tenir et Résister
Meurtre à l'Assemblée
Les faits se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi, dans un hémicycle au 126 rue de l'Université à Paris. La victime qui a été identifiée comme étant le "Principe de Solidarité" bien connu des services de la Sécurité Sociale a été abattu par 44 personnes appartenant toutes à la fameuse bande de l'UMP réputée pour ses agissements néo libéraux. 27 personnes auraient toutefois tenté de défendre la victime mais leur action a été vaine.
Selon les premières constatations, l'arme utilisée "pourrait être la mise en place de Franchises Médicales"
Il y a fort à parier que les Français regretteront le Principe de Solidarité qui était une figure emblématique de notre système de Sécurité Sociale. Et chacun gardera au coeur sa célébre devise "Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins".
L'innumation a été faite en catimini au petit jour au cimetière des grands principes tombés sous les coups de la doctrine néo libérale.
Tenir et Résister
La mise à mort de la Sécu
La mise en place de ces non remboursements, car il s'agit bien de ça, signe probablement le début de la mise à mort de la "Sécu" telle qu'elle a été voulue par les résistants au sortir de la guerre avec son principe que chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Roseline Bachelot déclare que " Les franchises ont été établies pour faire face à de nouveaux besoins de santé: cancer, Alzheimer, soins palliatifs, personne ne conteste l'utilité de cela" et qu'elles reprèsentent un "effort modéré".
Eric Woerth grand praticien de la mauvaise foi et de la doctrine libérale plaide que "la solidarité, valeur fondatrice de la Sécurité sociale n'est viable que si elle s'accompagne de responsabilité" .
S'il s'agit de financer de prétendus "nouveaux" besoins de santé, pas si nouveaux que ça d'ailleurs, pourquoi faire supporter la charge du financement de ces maladies par les malades et de manière forfaitaire et déroger du principe que chacun contribue selon ses moyens et non selon ses besoins. Le plus fort c'est que les personnes frappées elle même par la maladie d'Alzheimer ou le cancer se verront appliquer les franchises, sur le transport en ambulance pour se rendre en centre de jour ou à l'hopital par exemple.
De plus on risque de stigmatiser les victimes de ces maladies en prenant comme pretexte leur maladie pour mettre en place une mesure qui aura comme souvent quand il s'agit de "taxe" forfaitaire plus d'incidence sur le pouvoir d'achat des plus modestes.
Mais quoiqu'il en soit on aura compris que le prétexte du financement de la lutte contre la maladie d'Alzheimer ou le cancer est fallacieux et que ces franchises ne serviront bien sur qu'à combler une partie du trou de la sécu.
A ce propos les députés ont adopté un amendement au PLFSS qui instaure une cotisation de 5% (2.5% pour la part patronale 2.5% pour le salarié) sur les Stock Options. On nous dit qu'une telle mesure permettrait de rapporter à la caisse maladie 600 millions d'Euros. On voit ici combien les députés UMP se moquent un peu du monde. La cour des comptes dans son fameux rapport sur les comptes de la sécu estimait que les pertes de recettes engendrées par la non taxation des stock option étaient de 3 milliards d'Euros.
Quant à l'effort qualifié de modéré par la droite (ça dépend pour qui), si l'on se referre aux dires de Sarkozy lors du débat télévisuel de l'entre deux tours de la présidentielle, il devrait être revu chaque année et ajusté en fonction du déficit de la sécu. Le candidat à l'élection présidentielle n'hésitait pas alors à parler d'une ou plusieurs centaines d'Euros par an.
Les conséquences de la mise en place des Franchises pourrait être, comme pour la fameuse cinquième branche dépendance qui devait être installée par Sarkozy s'il était élu qui s'est transformée en une assurance dépendance, le recours, pour ceux qui en ont les moyens, aux assurances. Et donc chacun recevrait selon ses moyens et non ses besoins.
Tenir et Résister