Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Flagornerie en direct.....

16 Décembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple

Hier soir dans le journal de France 2, mené d'une main de maître  valet par David Pujadas, on a pu assister à un spectacle à limite du supportable (il y a quand même des enfants qui regardent !).
L'objet du délit était un reportage sur Sarkozy le jeune dit le prince Jean. A l'heure où des jeunes se canardent entre eux dans les banlieues, où à Copenhague les dirigeants de quasiment tous les pays de la planéte essayent de nous faire croire qu'ils s'occupent de la planéte Terre, où Nadine Moreno nous fait un commentaire sur les musulmans jeunes qui devraient mettre leur casquette droite et éviter de parler verlan (comme si tous ceux qui portent la casquette de travers sont des musulmans ou que les musulmans du moment qu'ils sont jeunes parlent le verlan et portent la casquette de travers ou bien alors la casquette de travers et le verlan sont les signes extérieurs de l'appartenance à l'Anti-France ennemie perpétuelle de Superdupont), à l'heure  où le Sénat vote la privatisation de la poste, où le gouvernement annonce une hausse du SMIC de 0.5% (soit 8.80€ net  par mois !), où des gens meurent de froid dans la rue, où Besson met en place un nouveau charter de retour vers l'enfer, donc à l'heure de tous ces sujets d'actualité France 2 nous diffuse un reportage sur un événement planétaire à coté duquel tous les autres sujets ne sont que billevesées : l'assemblée de fin d'année de la section UMP des Hauts de Seine dont le président n'est autre que le rejeton de qui vous savez.
Pendant plus de 4minutes (ce qui a constitué le plus long sujet traité dans le 20H de France 2) on a eu droit à Junior claquant la bise à Pasqua, Balkany et quelques vieilles rombières à joncaille, Junior répondant aux questions du journaliste lèche cul de service sur comment il avait vécu l'affaire de l'Epad, Junior faisant son petit discours avant l'apéro (il trinque à l'eau) et tout à l'avenant. En clair se reportage n'a rien appris d'important pour l'ensemble des Français à part peut être qu'à l'UMP ils n'ont plus de pognon et ils sont obligés de trinquer à l'eau.
Franchement on s'est demandé si l'espace de quelques minutes on avait pas changé de pays où d'époque. C'était un reportage comme doit en réver Kim Jong Il le fameux bienfaiteur de l'humanité en général et de la Corée du Nord en particulier.
On savait qu'une grande partie de la rédaction de France 2 dont sa directrice Arlette Chabot et son présentateur vedette David Pujadas avait une haleine très chargée à force de faire une feuille de rose à  tout ce que le gouvernement et l'UMP comptent de trous du cul. Mais là franchement s'adonner à cette pratique pendant 4 minutes, à une heure de grande écoute (Il y a quand même des enfants qui regardent) et sans retenue c'est affligeant.
Ils n'ont vraiment aucune honte.
Rappelons nous tout de même que Pujadas avait déjà interrogé le prince Jean lors de l'affaire de l'Epad. Alors on peut se demander à juste titre si France 2 ne se serait pas vu imposer un package "Promotion de l'image du prince qu'on sort" avec compris dedans diffusion régulière de reportages sur l'action plus que réduite, le discours plus que banal du fils du président de l'UMP et de la République Francaise.

Tenir et Résister
Lire la suite

Avec Sarko l'addition c'est toujours pour nous

9 Décembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple

Le 28 avril 2009 lors d'Etats généraux de la restauration 9 organisations professionnelles de la branche avaient signé un  "contrat d'avenir" qui officialisait les engagements qu'elles prenaient en échange de la baisse de la TVA  de 19.6 à 5.5%. 
Les trois principaux engagements étaient la répercution  intégrale de la baisse de TVA au client sur au moins sept produits d'une liste de dix, l'augmentation des investissements consacrés à la modernisation de leurs entreprises  et la création en deux ans de 40.000  emplois (20.000  CDD et CDI et 20.000  contrats d'apprentissage ou de professionnalisation) ainsi que l'ouverture de négociations avec les partenaires sociaux sur la rémunération, la formation et la protection sociale des salariés.
Rappelons que la baisse de la TVA sur la restauration coutera à l'Etat en année pleine 2.4 milliards d'Euros.  Enfin quand on dit qu'elle coutera à l'Etat c'est plutot aux contribuables qui ne bénéficient d'aucun bouclier fiscal et autres gateries fiscales.
Quand on voit l'impact ou plutôt la quasi absence d'impact de la baisse de TVA sur les prix on peut légitimement avoir des doutes sur l'attachement qu'ont les professionnels de la profession à tenir leurs engagements.
Déjà la baisse proposée sur seulement 7 articles d'une carte qui en moyenne en compte une bonne trentaine ne devait diminuer l'addition que de  3%  (loin des 11.8% qu'aurait engendré un répercution de la baisse de la TVA sur l'ensemble de la carte). Les statistiques de l'INSEE laissent aujourd'hui transparaitre une diminution constatée des prix de la restauration de 1.5% et encore les prix auraient augmenté de 0.1% en octobre. Mieux sur un an les prix ont baissé de 0.5% dans les restaurants et 0.3% dans les cafés. En clair les taverniers avaient probablement augmenté leur prix en prévision de la baisse de la TVA mais une fois la TVA descendue à 5.5% ils n'ont pas ou peu répercuté la baisse sur leur prix. Tout benef pour eux. 
Mais alors que fait le gouvernement qui a validé le fameux contrat d'avenir ? En clair rien de concret et surtout rien de contraignant. Il multiplie les déclarations plus guerrières les unes que les autres. Ainsi après le rejet de l'amendement de communication électoraliste du Sénat qui remettait la TVA à 19.6%, Luc Chatel a dit que cela constituait un avertissement. Attention ça doit frémir dur dans les cuisines.


Sur le deuxième volet des promesses de la restauration c'est à dire  les investissements, l'évaluation à l'heure actuelle est trés difficile voire impossible à faire.

Enfin sur le dernier point, l'emploi : l'échec des récentes négociations entre organisations salariales et patronales semble indiquer que les restaurateurs sont aujourd'hui moins entousiastes à faire profiter leurs employés de la baisse de la TVA. Ils pourront toujours prétexter que l'application du nouveau taux de TVA à mis fin au dispositif qui allouait une prime de 180€ mensuel par salarié plus communément connu sous le nom de prime "Sarkozy". Le gouvernement en réponse à cette attitude peu coopérative des bistrotiers a menacé de revenir sur les différents dispositifs d'allégement de charges sociales dont bénéficient encore les entreprises de restauration au même titre que n'importe quelle autre  entreprise. En particulier tous les dispositifs Fillon ou ce qui les a remplacés (allégement dégressif en fonction du niveau de salaire jusqu'à 1.6 SMIC).  Ainsi on apprend que malgré l'augmentation de leur gain de 8.3% (pour ceux qui appliquent la baisse sur les prix) sans qu'ils aient déboursé un seul centime supplémentaire il bénéficient encore d'allégements de charges sociales. Et comme toujours qui dit allégements dit manque à gagner pour la Sécu et compensation (et encore pas toujours) par l'Etat et donc augmentation des dépenses. Et comme les recettes baissent du fait entre autres de l'abaissement de la TVA  le déficit augmente. Rappelons qu'un déficit a toujours un coût présent  avec la diminution des effectifs de la fonction publique  ou l'abandon de services publics pour diminuer les dépenses. Mais il a aussi un coût futur avec le paiement du service d'une dette que l'Etat est obligé de contracter pour faire face à ses échéances. 
Et donc en finalité comme toujours avec Sarko l'addition c'est pour nous. 

Tenir et Résister 

Lire la suite

Bloody Sarkozy

4 Décembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple Publié dans #Questions -Pensées - Délires - devises et autres

Sarkozy à l'occasion de la nomination du très riant Michel Barnier au poste de commissaire Européen au Marché Intérieur (à qui revient normalement la surveillance entre autres des marchés financiers) a parlé d'une victoire du modèle français sur le capitalisme à l'anglo-saxone.

La réaction des milieux financiers de la City, principale cible des propos de la buse de l'Elysée ne sait pas fait attendre.
L'association des banquiers britaniques estime que ces propos «ont soulevé de nombreuses questions sur l'impartialité du nominé français à la Commission européenne».
 Le Daily Telegraph et le Times faisaient leur gros titre sur les déclarations de Sarko. Dans son éditorial le Times condamnait «Les attaques populistes de Sarkozy contre le capitalisme financier [qui]sont mal informées et provocatrices
Bloody Sarkozy
! (Maudit Sarkozy)

Que les milieux d'affaires de la City se rassurent. Ils peuvent allégrement continuer à spéculer, à payer des bonus à leurs traders, à délocaliser la production en Chine ou à mettre en place des plans sociaux. Ils ne risquent strictement rien(strickly nothing). Il est vrai qu'ils ne le connaissent pas bien le Nicolas à sa Carla. Il ne savent pas pour la plupart que Sarkozy est du genre ventilateur parlant.
Décidement ces banquiers Anglais nous étonneront toujours. Ils ne savent pas qu'ils ont  les principales qualités pour que Sarkozy leur foute la paix .  
D'abord  ils sont banquiers. Et là ils auraient du  voir qu'en France même s'il leur a fait publiquement des remontrances, Sarkozy n'est jamais allé contre les décisions des banquiers français. Ils les a même aidés. Si si ! Avec le pognon des contribuables.
La deuxième qualité qui les met à l'abri des foudres sarkozyennes : ils sont riches. Il faut leur expliquer que Sarko il touche pas à ça. Jamais les riches.
Les chomeurs, les malades, les immigrés, les fonctionnaires, les Bretons, les pauvres (qui n'ont pas forcément besoin d'être cons)ou les jeunes oui et même plutot deux fois qu'une. Mais les riches jamais. Il leur a quand même pas mis un bouclier fiscal pour les attaquer après.

Il semblerait quand même que certains Anglais ne sont pas dupes. Ainsi le patron de l'association des Entreprises de capital risque déclarait : «la rhétorique du président Sarkozy dépasse les bornes, même s'il s'adresse clairement à l'électorat français».
Et oui on l'avait bien compris les déclarations de l'hote à titre gratuit de l'Elysée n'étaient pas du tout destinées à affoler les milieux d'affaires britaniques pour lesquels il a le plus profond respect. Mais bel et bien à se donner une image d'anti capitaliste financier (qu'il n'est et ne sera jamais) aux yeux des électeurs français pour lesquels il a le plus profond dédain.

On apprenait hier aussi que le président de l'UMP accessoirement président de la république francaise avait refusé de poser pour un photographe Américain du nom de Platon qui réalisait pour le New Yorker une série de photos de chefs d'Etat en marge du sommet de l'ONU de septembre. Si 43 chefs d'Etat ou de gouvernement  dont Obama, Berlusconi, Brown ou Lula avaient accepté de se préter au jeu, Merkel, Jintao et Sarkozy  ont refusé. Et selon les dires du photographe ce dernier a été particulièrement impoli et agressif. Refusant de serrer la main du portraitiste, il lui aurait crié : "Je déteste les photos ".
Fucking Sarkozy
Et oui. Celui dont en France on voit au moins trois photos par journal et magazine (de Toutou Magazine au Pays Roannais) n'aime pas être pris en photo.
Mesurons ainsi quel calvaire il endure chaque  jour avec tous ces objectifs braqués sur lui et qui le mitraillent sans cesse. Quelle souffrance se doit être pour lui de se voir à tous les coins de rue, dans tous les halls de gare ou d'aéroports et parfois en 4 sur 3 métres. Il a de quoi en faire un malaise vagal quand au détour d'un chemin sur lequel  il court il aperçoit sa photo sur un panneau d'affichage.
Alors en ces jours de téléthon aidons le petit Nicolas qui souffre et faisons une promesse au 3738 de ne pas le prolonger dans la douleur en 2012 en ne votant pas pour lui.
 Merci de votre générosité.

Tenir et Résister
Lire la suite