L'économie du chien de Pavlov
Les mesures prises par le président des Etats Unis nous montrent bien son état de conditionnement en matière économique. A une crise financière d'ampleur il répond par une baisse des impôts comme s'il s'agissait chez lui d'un reflexe conditionnel. Tel le chien de Pavlov salivant au son de la cloche annonçant la patée (même s'il n'y avait pas forcément de patée), Bush diminue les impots dés qu'une crise économique apparait. Forgé à l'économie par l'école néo libérale(comme un certain prince omniprésident du pouvoir d'achat du président) le président états unien voit dans les impots et prélévements obligatoires la seule et unique cause de tous les maux économiques. Selon eux toute crise économique étant le résultat d'une imposition trop lourde il convient donc d'alèger les impôts pour relancer la machine. Ce dogme est devenu au fil des temps chez les néo libéraux un véritable réflexe. Un problème économique on baisse les impôts.
Enfin pas tous les impôts ! Principalement et uniquement les impôts ou les charges qui, par leur caractère progressif (qui fait que le riche est proportionnellement plus fortement imposé que le pauvre), sont les plus "justes": l'impot sur le revenu bien sur mais aussi les droits de successions ou encore l'impot sur la fortune.
La réaction à la baisse des milieux boursiers Américains ou autres après l'annonce des mesures proposées par Bush semble montrer que ce type de mesures n'a plus la cote dans les milieux économiques même parmi les plus libéraux. Et nombreux sont ceux qui aujourd'hui pensent que la baisse des impôts n'est plus la solution.
Sarkozy grand sabreur d'impôts, de préférence sur le revenu ou la fortune, prone une rupture avec le passé. Mais on voit bien qu'en ce domaine s'inspirant d'une politique mise en place dans les années 80 par Reagan et Tatcher, le Tchatcheur de l'Elysée nous jouerait plutot retour vers le passé.
La politique économique qu'il a menée depuis son accession au pouvoir est assez symptomatique de son conditionnement. Devant l'érosion du pouvoir d'achat (plus fortement ressentie dès qu'on approche des bas revenus) et les déficits budgétaires à donner des vertiges aux plus chevronnés des alpinistes, sa première mesure a été de diminuer les impôts de plus hauts revenus creusant ainsi un peu plus le déficit. Puis pour palier le déficit de la sécurité sociale il a instauré des franchises médicales que l'on peut assimiler à de véritables taxes sur la maladie. On voit bien qu'en matière fiscale d'un côté, il diminue les impôts directs progressifs et plus justes pour de l'autre côté instaurer ou augmenter des taxes parafiscales (comme la taxe sur le poisson). Ce faisant il met en place un systéme qui fait supporter la plus grosse partie de l'impot aux moins aisés conduisant quasiment à faire payer les pauvres pour les riches.
Il éxonére aussi de charges sociales à tour de bras : pour les heures supplémentaires, pour les pécheurs... Mais ces éxonérations étant compensées par l'Etat ont aussi un cout supporté normalement par le budget de l'Etat dont les recettes diminuent (moins d'impots étant perçus). Les dépenses diminuant moins vite (eh oui les fonctionnaires partant à la retraite ne partent pas tous le 1er janvier) que les recettes on peut supposer qu'à terme, la croissance qui permet d'engranger des recettes n'étant pas au rendez vous, la dette publique va augmenter et les services au public vont baisser.
Ainsi va Sarko, tel Attila dans les steppes de l'économie, détruisant tout sur son passage au nom d'un dogme dépassé.
Tenir et Résister