Bloody Sarkozy
La réaction des milieux financiers de la City, principale cible des propos de la buse de l'Elysée ne sait pas fait attendre.
L'association des banquiers britaniques estime que ces propos «ont soulevé de nombreuses questions sur l'impartialité du nominé français à la Commission européenne».
Le Daily Telegraph et le Times faisaient leur gros titre sur les déclarations de Sarko. Dans son éditorial le Times condamnait «Les attaques populistes de Sarkozy contre le capitalisme financier [qui]sont mal informées et provocatrices.»
Bloody Sarkozy ! (Maudit Sarkozy)
Que les milieux d'affaires de la City se rassurent. Ils peuvent allégrement continuer à spéculer, à payer des bonus à leurs traders, à délocaliser la production en Chine ou à mettre en place des plans sociaux. Ils ne risquent strictement rien(strickly nothing). Il est vrai qu'ils ne le connaissent pas bien le Nicolas à sa Carla. Il ne savent pas pour la plupart que Sarkozy est du genre ventilateur parlant.
Décidement ces banquiers Anglais nous étonneront toujours. Ils ne savent pas qu'ils ont les principales qualités pour que Sarkozy leur foute la paix .
D'abord ils sont banquiers. Et là ils auraient du voir qu'en France même s'il leur a fait publiquement des remontrances, Sarkozy n'est jamais allé contre les décisions des banquiers français. Ils les a même aidés. Si si ! Avec le pognon des contribuables.
La deuxième qualité qui les met à l'abri des foudres sarkozyennes : ils sont riches. Il faut leur expliquer que Sarko il touche pas à ça. Jamais les riches.
Les chomeurs, les malades, les immigrés, les fonctionnaires, les Bretons, les pauvres (qui n'ont pas forcément besoin d'être cons)ou les jeunes oui et même plutot deux fois qu'une. Mais les riches jamais. Il leur a quand même pas mis un bouclier fiscal pour les attaquer après.
Il semblerait quand même que certains Anglais ne sont pas dupes. Ainsi le patron de l'association des Entreprises de capital risque déclarait : «la rhétorique du président Sarkozy dépasse les bornes, même s'il s'adresse clairement à l'électorat français».
Et oui on l'avait bien compris les déclarations de l'hote à titre gratuit de l'Elysée n'étaient pas du tout destinées à affoler les milieux d'affaires britaniques pour lesquels il a le plus profond respect. Mais bel et bien à se donner une image d'anti capitaliste financier (qu'il n'est et ne sera jamais) aux yeux des électeurs français pour lesquels il a le plus profond dédain.
On apprenait hier aussi que le président de l'UMP accessoirement président de la république francaise avait refusé de poser pour un photographe Américain du nom de Platon qui réalisait pour le New Yorker une série de photos de chefs d'Etat en marge du sommet de l'ONU de septembre. Si 43 chefs d'Etat ou de gouvernement dont Obama, Berlusconi, Brown ou Lula avaient accepté de se préter au jeu, Merkel, Jintao et Sarkozy ont refusé. Et selon les dires du photographe ce dernier a été particulièrement impoli et agressif. Refusant de serrer la main du portraitiste, il lui aurait crié : "Je déteste les photos ".
Fucking Sarkozy
Et oui. Celui dont en France on voit au moins trois photos par journal et magazine (de Toutou Magazine au Pays Roannais) n'aime pas être pris en photo.
Mesurons ainsi quel calvaire il endure chaque jour avec tous ces objectifs braqués sur lui et qui le mitraillent sans cesse. Quelle souffrance se doit être pour lui de se voir à tous les coins de rue, dans tous les halls de gare ou d'aéroports et parfois en 4 sur 3 métres. Il a de quoi en faire un malaise vagal quand au détour d'un chemin sur lequel il court il aperçoit sa photo sur un panneau d'affichage.
Alors en ces jours de téléthon aidons le petit Nicolas qui souffre et faisons une promesse au 3738 de ne pas le prolonger dans la douleur en 2012 en ne votant pas pour lui.
Merci de votre générosité.
Tenir et Résister
Vous avez détesté Sarko vous haïrez Copé
Les accidentés du travail seront très probablement imposés sur le revenu pour les indemnités journalières que leur verse la sécurité sociale. Rappelons que ces indemnités qui s'élévent à 60% du salaire de base pendant les 28 premiers jours sont versées aux personnes victimes d'un accident du travail pour compenser la perte de salaire générée par leur arrêt de travail.
Si après les 57 députés UMP qui l'ont adopté à l'assemblée (contre 25), la majorité du Sénat approuve à son tour cette mesure, ce sont quelque 150 millions d'Euros qui devraient rentrer dans les caisses de l'Etat. Une goutte d'eau comparé aux milliards que coute chaque année au budget le Bouclier Fiscal.
Au centre et à l'origine de cette mesure se trouve le "patron" des députés UMP : Jean-Francois Copé. Pour justifier la mise en place de cette disposition, celui qui se verrait bien Président de la République en 2017 n'hésite pas à évoquer la justice fiscale.
Ainsi dans le Parisien il y a quelques mois il trouvait "anormal que quelqu'un qui se foule la cheville en jardinant chez lui le week-end paye des impots sur les indemnités maladie que lui verse la CRAM. Alors que s'il se foule la cheville en sortant de son jardin pour aller à son travail, il ne sera pas imposé sur les indemnités que lui verse la Caisse des Accidents du Travail et Maladies Professionelles. Effectivement c'est tout à fait anormal. Mais plutot que de vouloir imposer l'accidenté du travail, il serait plus juste d'exonérer le malade aussi. En effet tous deux subissent une baisse de revenu conséquente.
La proposition de Copé n'a pas rencontrer le succés escompté en particulier auprès du Medef.
En effet pour le Medef, ces indemnités sont une "prestation à caractère indemnitaire financée par un régime d'assurance, dont les seules ressources sont les cotisations employeurs". A ce titre, "elles n'ont pas une nature de revenu" et "il n'est pas justifié qu'elles soient dans l'assiette du revenu imposable".
Ainsi Copé s'est coupé d'une partie importante et précieuse d'un soutien pour la réalisation de ses ambitions présidentielles.
Surtout qu'il n'avait pas ménagé sa peine pour être agréable aux syndicats patronaux et aux riches.
Comme l'a si justement rappelé Henri Emmanuelli, "C'est une provocation stupide, c'est une provocation intolérable (...) quand on sait qu'il y a dans ce pays des niches fiscales d'à peu près 73 milliards d'euros".
Et en particulier cette niche qui permet d'exonérer totalement de l'impot sur les sociétés (33%) les plus values encaissées par les entreprises et fonds d'investissement lorsqu'ils vendent leurs filiales ou participations détenues depuis au moins deux ans. Le manque à gagner pour l'Etat généré par cette mesure dont ont bénéficié plus de 6200 sociétés depuis 2007 est évalué à 20,5 milliards d'Euros soit environ 136 fois les rentrées fiscales que devrait rapporter la fiscalisation des indemnités d'accident du travail. Un petit détail qui a quand même son importance, l'amendement qui installa la niche fiscale sur les plus values a été porté en décembre 2004 par le sénateur UMP Philippe Marini à la demande du ministre du budget de l'époque un certain Jean-Francois Copé. Soulignons aussi que cette mesure avait été préparée par le ministre de l'Economie de l'époque devenu depuis président de la république.
Rappelons nous aussi que le bouclier fiscal existe depuis 2006. A l'époque il avait été limité à seulement 60% des revenus. Le ministre du budget qui a porté cette réforme dont on mesure aujourd'hui l'injustice qu'elle constitue et la contrainte qu'elle impose au budget, nétait autre que l'actuel président du groupe parlementaire UMP à l'assemblée, député de Seine et Marne, maire de Meaux, président de la communauté d'agglomération du pays de Meaux et avocat conseil au cabinet Gide Loyrette et Nouel : Jean-François Copé.
En 2005, alors qu'il était ministre il bénéficiait d'un appartement de fonction de 230m2 (soit plus que les 140m2 autorisé par les consignes ministérielles) loué par l'Etat (c'est à dire avec les sous de contribuables) 5500€ par mois. Or il était propriétaire depuis peu d'un appartement dans le XVIème arrondissement de Paris. Il transgressait donc la règle qui veut qu'un ministre propriétaire d'un appartement dans Paris ne peut disposer d'un logement de fonction. Comment voulez vous faire confiance à quelqu'un qui veut imposer aux autres des mesures restrictives alors que lui même ne respecte pas les régles?
Avec cette affaire de fiscalisation des indemnités pour accidents du travail, Copé nous révéle son vrai visage. Celui d'une droite sans scrupule, dédaigneuse des pauvres et amie des riches.
Quand il parle de coproduction législative, ce n'est pas pour permettre au parlement d'être une force de proposition autonome qui serait là pour atténuer les excés d'un président omniprésent. Non c'est pour pouvoir compléter et renforcer l'injustice déjà grande qu'impose au pays l'hote (à titre gratuit pour lui mais pas pour nous) de l'Elysée. C'est presque pour pouvoir réaliser les rêves les plus fous d'une droite libérale et de quelques riches et même devancer leurs aspirations.
Copé est bien dans la lignée d'un Sarkozy qui contraint les plus pauvres en aidant les riches, qui veut concentrer les pouvoirs et incarner à lui tout seul la France.
Copé c'est Sarkozy avec moins de bling bling mais plus d'ENA. On peut comprendre parfois que certains Français puissent se laisser berner par les discours de la buse de l'Elysée dont on ne peut que constater l'éloquence. On voit mal Copé avoir ces accents parfois faussement de gauche et souvent populistes qui ont conduit Sarkozy à la magistrature supréme.
Copé dégage autant de chaleur humaine qu'un cube de glace dans un verre de vodka comme dit Poutine. Il trimballe sur tous les plateaux de télévision sa moue dédaigneuse d'Enarque sûr de ces certidudes. Même quand il veut jouer le sympathique ça sonne faux.
Alors je vous le dis vous avez détesté Sarko vous haïrez Copé.
Tenir et Résister
Avec Sarkozy la bouffe et la douche sont au sommet
5362 euros c'est en moyenne ce que dépense pour son alimentation annuelle un ménage gagnant 3720 euros par mois. C'est aussi ce qu'aura couté la part de chaque convive participant au diner du sommet pour lancer le projet d’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008.
Au total ce sommet de 4 heures aura couté plus de 16 millions d' euros. Pour une portée dont , tout comme la Cour des Comptes auteur d'un rapport sur les dépenses de la France en tant que présidente de l'Union Européenne, on a du mal à mesurer l'importance.
Les dépenses de cette présidence française de l'Union s'élévent à 171 millions d'euros soit comme le rappelait le ministre du budget l'équivalent de la dépense allemande de 2007. Rappelons lui tout de même qu'en 2007 la crise financière n'avait pas encore éclaté.
Et quand bien même ce n'est pas parce que le voisin se montre dispendieux qu'il faut essayer de l'égaler ou le dépasser. Qui plus est cela ne justifie pas des dépenses inutiles et totalement hors de toute mesure qui en pleine période de crise naissante constituent de véritables insultes envers les victimes de cette crise.
Mais comme toujours avec Sarkozy et ses sbires c'est "Faites ce que je dis et surtout ne dites pas ce que je fais"
Tenir et Résister