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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Commentaires, remarques et questions sur l'actualité économique et politique d'un anti libéral sans complexe Une Économie Dissidente est possible Face à l'Économie de Marché, libérale, capitaliste et financiarisée, Pour une démocratie directe citoyenne et non une démocratie représentative compétitive GARANTI SANS IA - GUARANTEED FREE FROM AI - 100% C0NNER1E NATURELLE

Vous avez détesté Sarko vous haïrez Copé

Publié le 15 Novembre 2009 par le cri du peuple

Les accidentés du travail seront très probablement imposés sur le revenu pour les indemnités journalières que leur verse la sécurité sociale. Rappelons que ces indemnités qui s'élévent à 60% du salaire de base pendant les 28 premiers jours sont versées aux personnes victimes d'un accident du travail pour compenser la perte de salaire générée par leur arrêt de travail. 
 Si après les 57 députés UMP qui l'ont adopté à l'assemblée (contre 25), la majorité du Sénat approuve à son tour cette mesure, ce sont quelque 150 millions d'Euros qui devraient rentrer dans les caisses de l'Etat. Une goutte d'eau comparé aux milliards que coute chaque année au budget le Bouclier Fiscal.

Au centre et à l'origine de cette mesure se trouve le "patron" des députés UMP : Jean-Francois Copé.  Pour justifier la mise en place de cette disposition, celui qui se verrait bien Président de la République en 2017 n'hésite pas à évoquer la justice fiscale.
Ainsi dans le Parisien il y a quelques mois il trouvait "anormal que quelqu'un qui se foule la cheville en jardinant chez lui le week-end paye des impots sur les indemnités maladie que lui verse la CRAM. Alors que s'il se foule la cheville en sortant de son jardin pour aller à son travail, il ne sera pas imposé sur les indemnités que lui verse la Caisse des Accidents du Travail et Maladies Professionelles.  Effectivement c'est tout à fait anormal. Mais plutot que de vouloir imposer l'accidenté du travail, il serait plus juste d'exonérer le malade aussi. En effet tous deux subissent une baisse de revenu conséquente.

La proposition de Copé n'a pas rencontrer le succés escompté en particulier auprès du Medef.
En effet pour le Medef, ces indemnités sont une "prestation à caractère indemnitaire financée par un régime d'assurance, dont les seules ressources sont les cotisations employeurs". A ce titre, "elles n'ont pas une nature de revenu" et "il n'est pas justifié qu'elles soient dans l'assiette du revenu imposable".
Ainsi Copé s'est coupé d'une partie importante et précieuse  d'un soutien pour la réalisation de ses ambitions présidentielles.

Surtout qu'il n'avait pas ménagé sa peine pour être agréable aux syndicats patronaux et aux riches.
Comme l'a si justement rappelé Henri Emmanuelli, "C'est une provocation stupide, c'est une provocation intolérable (...) quand on sait qu'il y a dans ce pays des niches fiscales d'à peu près 73 milliards d'euros".

Et en particulier cette niche qui permet d'exonérer totalement de l'impot sur les sociétés (33%) les plus values encaissées par les entreprises et fonds d'investissement  lorsqu'ils vendent leurs filiales ou participations  détenues depuis au moins deux ans. Le manque à gagner pour l'Etat généré par cette mesure dont ont bénéficié plus de 6200 sociétés depuis 2007 est évalué à 20,5 milliards d'Euros soit environ 136 fois les rentrées fiscales que devrait rapporter la fiscalisation des indemnités d'accident du travail. Un petit détail qui a quand même son importance, l'amendement qui installa la niche fiscale sur les plus values a été porté en décembre 2004 par le sénateur UMP Philippe Marini à la demande du ministre du budget de l'époque un certain Jean-Francois Copé. Soulignons aussi que cette mesure avait été préparée par le ministre de l'Economie  de l'époque devenu depuis président de la république. 

Rappelons nous aussi que le bouclier fiscal existe depuis 2006. A l'époque il avait été limité à seulement 60% des revenus. Le ministre du budget qui a porté cette réforme dont on mesure aujourd'hui l'injustice qu'elle constitue et la contrainte qu'elle impose au budget, nétait autre que l'actuel président du groupe parlementaire UMP à l'assemblée, député de Seine et Marne, maire de Meaux, président de la communauté d'agglomération du pays de Meaux et avocat conseil au cabinet Gide Loyrette et Nouel : Jean-François Copé. 

En 2005, alors qu'il était ministre il bénéficiait d'un appartement de fonction de 230m2 (soit plus que les 140m2 autorisé par les consignes ministérielles) loué par l'Etat (c'est à dire avec les sous de contribuables) 5500€ par mois. Or il était  propriétaire depuis peu d'un appartement dans le XVIème arrondissement de Paris. Il transgressait donc la règle qui veut qu'un ministre propriétaire d'un appartement dans Paris ne peut disposer d'un logement de fonction.  Comment voulez vous faire confiance à quelqu'un qui veut imposer aux autres des mesures restrictives alors que lui même ne respecte pas les régles? 

Avec cette affaire de fiscalisation des indemnités pour accidents du travail, Copé nous révéle son vrai visage.  Celui d'une droite sans scrupule, dédaigneuse des pauvres et amie des riches.
Quand il parle de coproduction législative, ce n'est pas pour permettre au parlement d'être une force de proposition autonome qui serait là pour atténuer les excés d'un président omniprésent. Non c'est pour pouvoir compléter et renforcer l'injustice déjà grande qu'impose au pays l'hote (à titre gratuit pour lui mais pas pour nous) de l'Elysée. C'est presque pour pouvoir réaliser les rêves les plus fous d'une droite libérale  et  de quelques riches et même devancer leurs aspirations.
Copé est bien dans la lignée d'un Sarkozy qui contraint les plus pauvres en aidant les riches, qui veut  concentrer les pouvoirs et incarner à lui  tout seul la France.
Copé c'est Sarkozy avec moins de bling bling mais plus d'ENA. On peut comprendre parfois que certains Français puissent se laisser berner par les discours de la buse de l'Elysée dont on ne peut que constater l'éloquence. On voit mal Copé avoir ces accents parfois faussement de gauche et souvent populistes qui ont conduit Sarkozy à la magistrature supréme.
Copé dégage autant de chaleur humaine qu'un cube de glace dans un verre de vodka comme dit Poutine. Il trimballe sur tous les plateaux de télévision sa moue dédaigneuse d'Enarque sûr de ces certidudes. Même quand il veut jouer le sympathique ça sonne faux.

Alors je vous le dis vous avez détesté Sarko vous haïrez Copé.

Tenir et Résister

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Avec Sarkozy la bouffe et la douche sont au sommet

Publié le 29 Octobre 2009 par le cri du peuple

245.572 euros c'est à peu prés le prix d'un appartement 2 pièces de 41m2 à Paris, d'une maison de 3pièces de 70m2 à Nantes ou d'une maison de 10 pièces de 210m2 avec 3600m2 de terrain dans la Creuse mais c'est aussi le prix d'un bureau avec douche,  flanqué de salons monté pour seulement 4 heures à l'usage (ou plutot au non usage pour ce qui concerne la douche) de Nicolas Sarkozy.

5362 euros c'est en moyenne ce que dépense pour son alimentation annuelle un ménage gagnant 3720 euros par mois. C'est aussi ce qu'aura couté la part de chaque convive participant au diner du sommet pour lancer le projet d’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008.

Au total ce sommet de 4 heures aura couté plus de 16 millions d' euros. Pour une portée dont , tout comme la Cour des Comptes auteur d'un rapport sur les dépenses de la France en tant que présidente de l'Union Européenne, on a du mal  à mesurer l'importance.

Les dépenses de cette présidence française de l'Union s'élévent à 171 millions d'euros soit comme le rappelait le ministre du budget l'équivalent de la dépense allemande de 2007. Rappelons lui tout de même qu'en 2007 la crise financière n'avait pas encore éclaté.
Et quand bien même ce n'est pas parce que le voisin se montre dispendieux qu'il faut essayer de l'égaler ou le dépasser. Qui plus est cela ne justifie pas des dépenses inutiles et totalement hors de toute mesure qui en pleine période de crise naissante constituent de véritables insultes envers les victimes de cette crise.

Mais comme toujours avec Sarkozy et ses sbires c'est "Faites ce que je dis et surtout ne dites pas ce que je fais"

Tenir et Résister
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Faites sauter les banques

Publié le 27 Octobre 2009 par le cri du peuple

140 milliards de dollars. C'est ce que s'apprêtent à distribuer en bonus et salaires les banques américaines. Cette somme représente la plus forte somme jamais distribuée aux traders et autres cadres dirigeants. Et ce même pas un an après l'intervention massive du contribuable américain pour sauver ces mêmes banques. Et Obama a beau essayer de limiter cette distribution , il y a fort à craindre qu'il ne reste impuissant. En effet la plupart des grands établissements du secteur qui avaient obtenu l'aide de l'Etat sous forme de prêts ou de participation au capital ont pu rembourser leur dette souvent avant date se libérant ainsi du "joug" de l'Etat.
En France même si les sommes en jeu sont moins importantes, les banques devraient aussi avoir rembourser les prêts d'Etat avant date. Et donc elles pourront ensuite en toute liberté distribuer autant de millons ou milliards d'euros qu'elles voudront à leur traders. Et ce ne sont pas les rotomontades et haussements de menton de l'agité de l'Elysée qui changeront grand chose.
On peut s'interroger sur cette belle santé si vite retrouvée par le secteur financier et capitalistique. En effet il y a un an on nous disait le secteur à l'agonie risquant de conduire dans sa chute l'économie globale. Il fallait absolument injecter des sommes gigantesques pour éviter l'effondrement du systéme bancaire  et surtout lui permettre de jouer son role de financier de l'économie réelle pour ne pas voir cette économie réelle sombrer à son tour.
Or que voit on un an après. Le secteur financier et bancaire se montre plus que réticent à prêter aux particuliers et entreprises, parfois au prétexte que la crise rend l'avenir incertain. On appréciera au passage la solidarité dont font preuve ces banquiers qui n'hésitaient pas à demander de l'aide quand leur malversation et leur cupidité les avaient conduits au bord du goufre.  
Mais le plus terrible c'est que la spéculation a repris de plus belle. Et cette fois elle n'est même pas basée sur une économie réelle supposée saine.
Tout ce passe comme si, pour les banques, la crise mondiale et majeure qu'elles ont déclanchée à coup de spéculation malsaine et à la limite de la légalité était finie. Doit on rappeler que si en fait la crise financière semble effectivement derrière nous, il n'en va pas de même pour la crise économique "réelle". En témoignent les derniers chiffres du chomage.
Et de plus il y a fort à craindre que la spéculation actuelle qui repose encore plus que celle d'avant crise sur du virtuel et du fragile ne conduise l'économie mondiale à une réplique de la crise. Et comme pour les volcans les répliques sont souvent de plus forte magnitude.
Hélas devant cet état de fait on ne peut que constater la faiblesse des Etats qui ne semblent pas peser lourd devant le systême financier mondial. Mais cette faiblesse est probablement plus due à un manque certain de volonté de la part des gouvernants à agir réellement et efficacement. Ce manque de volonté est lui même du à une certaine proximité entre les grands capitalistes et les gouvernants.
Pourtant les solutions existent. Nombreuses mais souvent très (trop) contraigantes pour les riches.
On pourraient déjà interdire toute spéculation ou produit financier qui ne dépasseraient plus  de deux niveaux par rapport à une valeur réelle (action, matière première...).
On pourrait aussi taxer toutes les opérations financières ou encore mettre en place une fiscalité très forte sur les bonus et salaires.

Tenir et Résister
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