Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Commentaires, remarques et questions sur l'actualité économique et politique d'un anti libéral sans complexe Une Économie Dissidente est possible Face à l'Économie de Marché, libérale, capitaliste et financiarisée, Pour une démocratie directe citoyenne et non une démocratie représentative compétitive GARANTI SANS IA - GUARANTEED FREE FROM AI - 100% C0NNER1E NATURELLE

L'UMP retourne à la Niche

Publié le 27 Août 2009 par le cri du peuple

Ce matin on apprend dans la "Tribune"  que les parlementaires UMP Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie renoncent à s'attaquer aux niches fiscales.
Pourtant dans leur projet de réforme il n'était nullement question de supprimer les 469 dispositions fiscales qui constituent un manque à gagner de 70 milliards d'Euros annuels pour les recettes de l'impôt.
Non ce que proposaient ces deux révolutionnaires fiscaux c'était soit de diminuer de 10% toutes les réductions d'impôts, soit d'instaurer une franchise de 1% sur le total des réductions dont peut bénéficier un même contribuable.  

Rappelons tout de même que la plus grande partie des réductions d'impôts est captée par les plus riches. Déjà par le fait que seule la moitié  (53%) des quelque 35.7 millions de foyers fiscaux payent l'impôt sur le revenu, principal support  de niches fiscales. Et aussi par le fait que les niches les plus coûteuses pour l'impôt ne sont accessibles qu'à un certain niveau de revenu. Les investissements desfiscalisés dans les DOM en sont l'exemple le plus connu Autre exemple; Les économies d'impôts offertes en cas de cessions d'actions ou d'obligations coutent cher à l'Etat. Ainsi les plus-values mobilières qui ont atteint 15,6 milliards d'euros l'an dernier n'ont généré aucun euro d'impôt, pour le plus grand bonheur de 360.000 contribuables.

Les niches fiscales combinées avec la mesure phare de Sarkozy en matière de fiscalité à savoir le "bouclier fiscal", permettent à certains de réduire encore plus leurs impôts. En effet le bouclier fiscal à 50% s'applique non pas sur les revenus réels mais sur le revenu fiscal de référence c'est à dire après déduction des niches fiscales.
Ainsi Baudoin Prot, PDG de la BNP, en 2008 a eu  un revenu de 3 342 459€. Il devrait donc  payer jusqu'à 1 671 229€ d'impôt .Avec les niches fiscales il peut tout à fait  réduire son revenu de 359 245€ maximum selon le plafond autorisé (25000 + 10% de 3 342 459€) et  ramener son revenu de référence à 2 983 213€ soit un impôt de 1 491 606€ et une réduction de presque 180 000€.

Les arguments avancés par les deux députés pour justifier leur renoncement sont qu'une réforme des niches a déjà été mise en place qui plafonne à 25000€ plus 10% du revenu les réductions d'impôts. Mais surtout reprenant en ça le crédo de leur Maitre (62) et Saigneur Sarkozy ils ne veulent pas  "préter le flanc à la critique d'une droite allourdissant les impôts" particuliérement en pleine discution de la taxe Carbone.

Peut être auraient ils du préciser de quel impôt il s'agit. La politique fiscale initiée en 2000 par Fabius ne tend qu'à la réduction jusqu'à la portion congrue du seul impôt sur le revenu. Pourtant n'en déplaise aux libéraux cet impôt progressif en fonction du niveau de revenu est beaucoup plus juste que les impôts proportionnels type TVA ou future taxe Carbone  qui frappent tout le monde de la même manière.
Et oui rappelons le en France toute personne  qui consomme paye des impôts.

A l'heure où les déficits et la dette (entre autre avec le futur emprunt Sarko) deviennent abyssaux, il ne semble pas opportun au nom d'un crédo imbécile qui assimile les impôts à une ponction, alors qu'il s'agit de se donner les moyens d'investir et de  faire fonctionner les services publics, de renoncer à 70 milliards €uros de recettes surtout après la mise en place d'un bouclier fiscal dont on perçoit chaque jour un peu plus l'impact négatif sur les moyens d'action de l'Etat et la justice fiscale.

Mais ainsi vont Sarkozy et ses sbires. Creusons creusons n'etayons pas. De toute manière si tout s'écroule on dira que c'est la faute aux autres.

Tenir et Résister
commentaires

Prends l'oseille et tires toi

Publié le 24 Août 2009 par le cri du peuple

Avant son maitre (62 avec talonnettes) et saigneur Nicolas Sarkozy demain, la ministre Lagarde leste avec les chiffres, doit recevoir aujourd'hui les banquiers. Au menu des discutions les bonus mirobolents accordés aux traders par des banques qui ont reçu il y a moins d'un an des subsides de l'Etat. Enfin il s'agit plutot d'évoquer un possible encadrement de ces bonus si messieurs les banquiers voulaient bien avoir la gentillesse d'écouter ce que le gouvernement a à leur dire.
On peut déjà s'étonner de ces réunions tant on pensait que le problème avait été réglé fin 2008 avec les engagements (non contraignants il est vrai) pris par les banques au moment de l'attribution des prêts accordés par l'Etat et aussi en Avril 2009 à l'issue d'un G20 dont certains n'hésitaient pas à nous dire et répéter qu'il avait "mis au pas le systéme financier mondial" voir qu'il avait "moraliser" le capitalisme.  On nous aurait donc menti ?

A l'annonce par "Libération" du  "provisionnement" par la BNP d'un milliard d'Euros pour les futurs bonus de ses traders, Lagarde avait dans un premier temps réagi , en avançant que "si l'on retire les bonus en France, les traders iront forcément ailleurs" sous entendu dans des banques prêtes à leur verser des primes plus que conséquentes.
Franchement, eh bien qu'ils y aillent !

Même s'ils ne sont pas les seuls coupables, les traders ont grandement contribué à la crise financière mondiale. Et ceux d'autant plus que leur mode de rémunération était basé essentiellement sur leurs "performances".  

Ce qu'il faudrait encadrer en tout premier lieu ce n'est pas forcément la rénumération des traders, mais bel et bien leur profession et au delà toute la conception des banques et de la finance.

Le travail du trader
(dont l'une des traductions en francais est "traficant") est de spéculer pour le compte d'autrui souvent dans une banque. Rappelons ici ce qu'est la spéculation. La spéculation c'est jouer en prenant des positions en anticipant sur l'évolution du marché. En quelque sorte c'est parier et miser sur la valeur qu'aura une action, une matière première, une monnaie ou de l'immobilier.
Donc par essence les traders n'investissent jamais à long ou moyen terme dans telle ou telle entreprise dans l'espoir de récupérer une rénumération par le versement de dividendes par exemple. Ils agissent essentiellement de manière à dégager un maximum de plus value à court ou très court terme (parfois quelques heures). Leur choix ne va pas se porter sur une action parce qu'ils croient en l'entreprise, en sa santé financière ou à son expansion mais plus parce qu'ils pensent que la valeur de cette action va monter, suite à une OPA par exemple. Ils ne vont pas acheter du pétrole pour l'industrie pétrochimique mais parce qu'ils parient sur une baisse de la production de brut qui engendrera une hausse du pétrole...

On peut ainsi percevoir que le trader non seulement profite des variations des marchés mais en plus amplifie les phénoménes de hausse ou baisse.
Le trader travaille sur le marché dérivé et non sur le marché réel. Le probléme c'est que le marché dérivé à chaque échelon de dérivation s'éloigne du marché réel et ce faisant donne l'impression d'une sécurité accrue.
C'est comme cela que la spéculation sur les "positions" issues de la titrisation des préts subprime a généré la crise que nous connaissons aujourd'hui et qui perdure dans l'économie réelle alors même qu'elle est quasiment éteinte dans l'économie dérivée.

Les seules vraies mesures nouvelles que pourraient prendre Sarkozy, Lagarde et au dela les Etats du monde seraient de contraindre les banques à revenir sur leur métier de base (récolter l'épargne pour prêter ou développer l'investissement dans l'économie réelle); d'interdire les produits financiers et l'exercice de la profession de "Trader" et pourquoi  pas pénaliser la spéculation.
Mais là hélas on est déjà dans le réve.

Tenir et Résister
commentaires

Petites mesures entre amis

Publié le 24 Juillet 2009 par jacques vingtras

Il est parfois des mesures gouvernementales qui passent  inaperçues aux yeux du public mais qui rendent de grands services à certaines catégories pourtant déjà amplement choyées par Sarkozy et sa bande de sbires.

Ainsi l'évaluation du travail des agents du contrôle Fiscal est désormais basée sur les statistiques de contrôles effectués et non comme c'était le cas auparavant en fonction du montant des redressements opérés.

Le contrôleur fiscal est donc incité à faire de la "statistique" ce qui implique pour lui d'aller vers les cas potentiellement plus faciles et moins chronophages en laissant de coté les déclarations plus juteuses mais plus longues à traiter.  Quand on sait que les déclarations des plus riches sont souvent les plus longues à contrôler parce que les plus complexes et  complétées. Ce sont aussi par voie de conséquence celles qui sont le plus sujettes à fraude.  On voit donc vers quelles déclarations ou déclarants fiscaux l'agent ira s'il veut faire du nombre.
Il faut savoir que les effectifs des controleurs fiscaux ont chuté de 12% depuis 2002 et aussi qu'en 2004, le ministre des finances de l'époque, un certain N.S a réduit les délais 
de contrôle à 3 mois pour les PME et 9 mois pour les grandes entreprises.

Quelques chiffres :
En France on compte un agent de contrôle fiscal pour 718 entreprises, ce chiffre est de 439 en Allemagne et 310 au Royaume Uni. On peut dire qu'en France si on est fortement taxé au dire de certains, on est moins contrôlé.
En 2008 52010 controles externes (ou sur place) ont été effectués qui ont rapporté 15.6 milliards d'Euros soit environ 299 900 Euros par controle
En 2007 les 52929 contrôles effectués avaient rapporté 16.5 milliards soit environ 310000 Euros par contrôle.

Tenir et Résister

commentaires
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 50 60 70 80 90 100 > >>