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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE
Articles récents

Prof, Joyeux et Simplette

8 Novembre 2006 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Hier soir avait lieu la dernière manche télévisée du match qui oppose les trois prétendants au titre de candidat du Parti Socialiste.

Dominique Strauss Khan s'est une nouvelle fois drapé dans sa toge de prof avec une posture très présidentielle.

Laurent Fabius a campé quant à lui sur ses positions de gauche tout en rappelant le projet socialiste (allant même jusqu'à citer le numéro des  pages de ce programme parlant de l'Europe). Joyeux il a même réussi à faire rire DSK et sourire Ségo avec une plaisanterie sur le caniche de la babouche de Bush (Sarkozy).

Ségoléne Royal avec un phrasé un peu moins haché que dans les précédentes manches mais avec parfois un langage un peu trop technocratique a redit son attachement au peuple. Elle a voulu expliquer simplement des choses compliquées.

Le débat a été dans l'ensemble de belle facture mais plutôt terne, sans grandes actions. Peut être à cause des sujets traités : la politique extérieure de la France, l'Europe et la défense auquels a été rajouté l'environnement (probablement à cause de la montée au créneau et dans les sondages de l'animateur vedette de TF1 Nicolas Hulot qui était justement au journal de France 2 hier soir ). Somme toute des thèmes assez consensuels  pour les concurrents.

Les rares différences pointées portent sur l'Europe qu'un Fabius tenant du Non à la constitution voudrait voir se reconstruire autour du social, qu'une Royal toute à son céneau ou crédo voudrait voir se reconstruire avec l'avis des Français et qu'un Strauss Khan voudrait voir se reconstruire autour du couple Franco-Allemand. L'adhésion de la Turquie a été aussi une point de dissonence entre Fabius d'une part, partisan d'un partenariat renforcé et Strauss Khan et Royal de l'autre part, partisans eux de l'adhésion pure et simple. Enfin on remarquera la position différente de la madone des sondages sur le nucléaire iranien qu'elle ne voudrait pas voir se développer même pour des applications civiles tant que régnera sur ce pays le régime des Ayatollahs.

La dernière intervention des trois candidats s'est avérée très interessante puisqu'elle a permis à chacun de préciser son positionnement présidentiel.

Ségoléne Royal nous l'a joué petite Provinciale qui a réussi dans sa campagne et voudrait bien appliquer ses recettes poitevines à la France. Elle s'est d'ailleurs souvenu qu'elle avait été aussi ministre de l'environnement pour nous sortir son crédo écolo.

Laurent Fabius, a tenu un discours social avec, et c'est le seul, des touches de gauche qui peuvent faire réver.

Dominique Strauss Khan quant à lui n'a pas quitté  son habit de professeur si ce n'est que pour parler de la jeunesse ou plutot des mesures qu'il veut mettre en place pour les jeunes.

Tenir et Résister

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Le syndrome de l'Ile de Paques

3 Novembre 2006 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Telle le pascuan coupant le dernier arbre de son ile et probablement conscient de l'inexorable destruction de sa civilisation, ainsi va l'humanité.

Les messages d'alerte sur la destruction de l'environnement et l'amenuisement des ressources de notre planète se multiplient ces derniers temps. Après le trés didactique film de Al Gore (An incovenient truth : une vérité qui dérange) sur le changement climatique, le reportage télé de Yann Arthus Bertrand sur le même sujet ou le récent rapport de rapport  Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale,  estimant le coût du réchauffement de la terre à 5500 milliards d'Euros; voici que le Figaro publie aujourd'hui les conclusions d'une étude scientifique américaine qui estime qu'en 2048 il n'y aura plus de poissons sauvages dans les océans si l'on ne restreint pas la pêche de manière drastique.

2048 soit deux ans avant 2050, l'année où les ressources pétrolières devraient être épuisées d'après bon nombre de scientifiques (d'autres plus optimistes parlent de 2060), l'année aussi où le population mondiale devrait atteindre les 9 milliards soit 4 milliards de plus qu'aujoud'hui avec l'impact écologique que peut avoir une telle croissance démographique. En effet si tous les habitants de la Terre aujourd'hui  vivaient comme les Français , il faudrait l'équivalent de trois planètes pour vivre. Imaginez ce que cela donnerait avec 30%  d'habitants en plus.

On sait aussi que les reserves d'eau potable diminuent de plus en plus vite du fait du rechauffement de la terre qui asséche les lacs, de l'utilisation massive faite par l'agriculture et aussi le renouvellement des ressources qui se fait moins vite que la consommation.

On peut dire qu'actuellement l'humanité est dans un bolide fonçant à vive allure dans un mur et que personne (ou presque, en tout cas pas ceux qui en ont le pouvoir) ne veut appuyer sur le frein. A commencer par  le président des Etats Unis, première puissance économique au monde et aussi premier pollueur (21% de la pollution mondiale), que l'on verrait bien proposer d'installer de vastes chambres de réfrigération pour lutter contre le réchauffement climatique comme il a proposé la construction d'un mur pour lutter contre l'immigration.

Il faut bien se dire que la préservation de la planéte que nous laisserons à nos enfants, n'est pas que du ressort de nos gouvernants. C'est également à nous d'agir quotidiennement dans notre mode de vie mais aussi en exigeant de nos dirigeants politiques qu'ils s'engagent explicitement à agir concrétement et réellement. A l'approche d'une échéance électorale cela revet une importance accrue.

Tenir et Résister

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Laïcité à la cité

2 Novembre 2006 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

A l'heure où dans les quartiers les incendies de véhicules (et pas seulement des bus !) reprennent lentement mais surement, où la police relache des délinquants ou refuse de perquisitionner pour éviter une nouvelle poussée de violence à quelques mois d'une élection présidentielle à laquelle le sinistre de l'intérieur est candidat, une nouvelle réforme de la loi de la séparation de l'église et de l'état est examinée au parlement. Cette réforme devrait permettre la contribution publique à la construction de nouveaux lieux de cultes.

Quelques remarques :

L'instigateur de ce texte, Nicolas K Sarkozy de Nagy Bocsa vise essentiellement l'Islam. Il prétend qu'avec sa réforme l'Etat où les collectivités locales pourraient ainsi mieux contrôler l'installation de ce qui est désormais la deuxième religion de France et surtout éviter que des lieux de prière ne tombent sous le joug des extrémistes islamistes. C'est aller un peu vite. Ce n'est pas parce que l'on construira avec les deniers de l'Etat des mosquées que l'on empéchera les islamistes extrémistes de s'installer dans certaines banlieues.

Le président de l'UMP (Un Mégalo Populiste) cherche aussi à se rallier les voix des musulmans et aussi à instaurer dans notre pays le communautarisme tel qu'il existe dans son paradis terrestre : les Etats Unis. La laicité telle qu'elle a été installée en France visait à rassembler les habitants dans une seule communauté, la nation, avec un certains nombre de valeurs communes. Le communautarisme fait valoir la communauté d'appartenance en fonction de valeurs ou de croyances communes à un groupe avant la nation.

Ne nous voilons pas la face, la loi de séparation de l'église et de l'état après les différentes modifications ou  aménagement dont elle a été l'objet a déjà perdu une bonne part de sa substance. Ainsi aujourd'hui par exemple elle permet le financement de certains établissements scolaires privés (souvent religieux) établis sur le territoire d'une commune par les finances d'une commune voisine.

Peut être que plutot que de l'aménager encore jusqu'à la rendre un jour quasiment inexistante ou totalement vidée de sa substance, il vaudrait mieux au contraire la renforcer et revenir aux principes qui ont gouverné son édiction : la liberté de croire ou ne pas croire et la non ingérence de la religion dans les affaires publiques et des institutions publiques dans la religion.  

On peut aussi se poser la question de savoir quels seront les critéres qui permettront au collectivités locales de décider quelle religion aider ou ne pas aider. Et surtout pourra-t-il y avoir concurrence pour le financement entre un projet de mosquée, d'église, ou temple et un projet de dispensaire sanitaire, d'école ou de gymnase par exemple?

Et aussi si toutes les religions méritent le respect pourquoi ne pas respecter aussi l'athéisme.

Tenir et Résister

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