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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE
Articles récents

Sarkozy le moderne

28 Janvier 2009 , Rédigé par jacques vingtras

Sarko nous dit que malgré les grèves il poursuivra la "modernisation" du pays. Soit dit entre nous je ne vois rien de "moderne" dans l'application d'une politique qui a été mise en place il y a presque 30 ans par Reagan aux USA et Tatcher au Royaume Uni.
Pour l'homme qui s'est autoaugmenté de 200%, moderniser c'est pulvériser le modèle social, éparpiller le service public, exploser les libertés, faire payer les pauvres pour mieux donner aux riches, changer les pauvres en miséreux, les modestes en pauvres, les classes moyennes en classes modestes et les millionnaires en euros en milliardaires.
Il dit entendre les inquiétudes des gens qui manifestent mais s'il les entend il ne les écoute pas. Sans ça il arrêterait tout de suite sa prétendue "modernisation" qui n'est qu'un retour vers un lointain passé ou au mieux une pale copie d'une ancienne "modernisation libérale" faite dans de lointains pays.
S'il entend les gens qui manifestent il ne les comprend pas. Pas parce qu'il ne veut pas les comprendre mais parce qu'il en est incapable. Le pouvoir d'achat ? Comment voulez vous qu'un type qui a passé toute sa jeunesse entre le dix septième arrondissement de Paris et Neuilly, qui très jeune s'est lancé dans la politique comme maire de la ville la plus riche de France, qui a alterné ensuite les mandats électifs et les fonctions ministérielles, qui parvenu à la magistrature supréme s'est empressé d'augmenter ses indemnités de 200% puisse comprendre des problèmes de pouvoir d'achat ?
De plus en économie on peut dire que Sarkozy est un libéral chronique obsessionel, qui n'envisage la relance que par l'offre et ce même au moment où dans le monde d'autres plus pragmatiques ou réalistes reviennent à une relance par la demande.
Rappelons nous que Sarkozy est un stulto economicus (crétin économique) incapable de sortir de ses schémas libéraux basés sur des théories dont la mise en pratique s'est  quasiment toujours terminée par une crise majeure.



Tenir et Résister
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Les petits coups d'Etat de Sarko

18 Janvier 2009 , Rédigé par jacques vingtras

On compare souvent Nicolas Sarkozy à Napoléon le Petit ainsi que Victor Hugo nommait Napoléon III. En effet certaines similitudes et pas uniquement physiques apparaissent. Comme Louis Napoléon Bonaparte, Nicolas Paul Sarkozy de Nagy Bocsa est président mais aussi prince, certes d'une obscure contrée hongroise et non d'empire. En économie, comme Badinguet, l'actuel Président prone le libéralisme et le capitalisme familial à la française.
La différence vient plutôt dans la manière dont s'opére le "coup d'Etat". Là où le petit barbichu, voulant imiter son illustre oncle, avait opéré un coup d'Etat  "classique" avec dissolution de l'assemblée, prise de contrôle de la capitale par l'armée et emprisonnement des adversaires politiques, Sarko lui fait un "coup d'Etat" impressionniste par petites touches. Pour cela pas besoin de faire donner l'armée ou la police, il lui suffit d'agir avec la complicité (heureusement pas totale) des parlementaires de son parti godillot.
Certes il agit toujours dans le cadre légal ou qu'il aura fait rendre légal avec des modifications législatives et constitutionnelles.
Ainsi de lois en décrets, de décrets en nominations il renforce son autorité et sa main mise sur tous les pouvoirs.
Pour l'Exécutif, avec l'aide du titulaire du poste, il a complétement effacé le Premier Ministre et son gouvernement. De fait il apparait aujourd'hui comme le seul gouvernant prenant des décisions, annonçant lui-même les mesures parfois par anticipation ou précipatation sans que le ministre concerné en eut été informé.
Pour le Législatif, il veut juguler ses adversaires et restreindre l'exercice "d'opposition' des députés en faisant voter un loi organique visant à limiter le temps de parole et le nombre d'amendements pouvant être déposés.
Pour le judiciaire, avec sa réforme du juge d'instruction, il veut augmenter l'influence du parquet (dépendant directement de lui) dans les enquêtes pénales et ainsi diminuer la liberté du siége normalement indépendant. N'oublions pas qu'avec la mise en place des peines planchers il avait déjà restreint cette liberté.
Enfin pour "l'informatif", souvent appelé le quatrième pouvoir, avec la complaisance de ses amis dirigeants des grands groupes médiatiques, il contrôle déjà une grande partie des média privés. Avec sa loi sur l'audiovisuel public et la nomination du président de la télé publique entre autres il va pouvoir aussi contrôler les média publics.

Evidemment Sarkozy ne veut pas devenir Nicolas 1er "Empereur de tous les Français ou de l'Europe" comme Napoléon III mais à l'instar d'un Poutine ou d'un Berlusconi, Sarkozy assoit son autoritarisme sur l'ensemble des pouvoirs. Il cherche à incarner l'Etat et surtout à apparaitre comme la seule incarnation de l'Etat. D'ailleurs il confond souvent ses propres intérêts ou ceux de ses amis avec les intérêts de l'Etat. Jusqu'au point que certains journalistes quand ils parlent de Sarkozy parlent de lui comme de l'Etat. Ainsi au lendemain de la fermeture de la gare Saint Lazare à Paris, évoquant l'intervention de Sarkozy qui exigeait des excuses pour les usagers et le remboursement partiel des titres de transports, David Pujadas s'est adressé au PDG de la SNCF qu'il recevait en lui demandant ce qu'il avait à répondre à son "actionnaire", L'actionnaire de la SNCF c'est l'Etat et non monsieur Sarkozy fut il président de la république.

Tenir et Résister
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Déficit, dette et service public

13 Janvier 2009 , Rédigé par jacques vingtras

La dette entraine le déficit qui entraine la dette. Quand l'état emprunte il doit payer, comme tout un chacun, des intéréts et rembourser son emprunt. C'est ce qu'on appelle le service de la dette. Rappelons nous que le service de la dette constitue le deuxième poste budgétaire (après l'éducation nationale) de l'Etat. Donc si vous augmenter la dette vous augmentez logiquement le service de la dette et donc les dépenses de l'Etat. Comme dans le même temps les recettes restent stables voire diminuent (entre autres à cause de l'activité qui baisse et du paquet cadeau fiscal) le déficit augmente et pour financer ce déficit l'Etat est obligé d'emprunter.....
Vous pouvez limiter toutefois le déficit en diminuant les dépenses (en virant par exemple des fonctionnaires hospitaliers ou d'Etat). Mais qui dit baisse des dépenses dit baisse du service public. D'où des problèmes dans les hopitaux....
Tenir et Résister
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