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La soupe populiste de Sarko
On allait voir ce qu'on allait voir. Au soir d'une rencontre d'avec les syndicats, Sarkozy en personne viendrait lui même causer dans le poste (encore une fois) pour annoncer les mesures qu'il allait prendre pour le pouvoir d'achat.
Et comme toujours quand il s'agit de négociations sociales les décisions étaient déjà arrêtées avant même que ne commencent les discutions. C'est dire la place qu'il accorde au dialogue social !
Et encore une fois les mesures prises ne sont pas à la hauteur de la crise et des attentes des Français.
Et encore une fois seul est mis à contribution l'Etat, c'est à dire à terme tous les citoyens (et oui au risque de déplaire à l'occupant à titre gratuit de l'Elysée l'Etat ce n'est pas que lui mais l'ensemble des citoyens de France) . Et ce à grand coup de creusement de la dette et des déficits publics pourtant déjà abyssaux.
Et encore une fois Sarkozy ne dépasse pas son crédo libéral obsessionnel de relance principalement par l'offre.
On remarquera aussi qu'avec l'attribution de primes pour les chomeurs, l'augmentation de certaines allocations ou la distribution de chèque emploi service, l'omniprésident bon prince va développer ce qu'à une époque encore récente il dénonçait comme un mal de notre société : l'assistanat.
On ne peut s'empécher aussi de rapprocher le montant des sommes engagées pour l'ensemble de ses mesures estimées à 2.6 milliards d'Euros des sommes injectées pour renflouer l'industrie automobile (7.8 milliards d'Euros) ou le systéme bancaire (21 milliards) ou même du manque à gagner engendré par le paquet fiscal (entre 10 et 15 milliards selon les estimations).
Si on prend maintenant les mesures un peu plus dans le détail on s'aperçoit qu'on est plus proche de l'aumone que du vrai coup de pouce au pouvoir d'achat.
L'exonération du paiement des deux derniers tiers de l'impot sur le revenu pour la tranche la plus basse ne représente qu'une hausse de 35 Euros mensuels pour les foyers ayant un revenu équivalent au plafond de cette tranche (11374 euros). En effet l'impot à acquitter pour ce revenu se monte à 532€. Si l'on retire le premier tiers déjà versé il reste 354€ qui ne seront pas déboursé au titre des deux derniers tiers. Soit un gain de 35.46 € par mois jusqu'à la fin de l'année. Attention cette "hausse" concerne les foyers situés à la limite supérieure de la tranche d'impôt.
On estime que le gain moyen généré par la mesure proposée par Sarko serait de 200€ (soit 20€ par mois jusqu'à la fin de l'année). En plus cette mesure ne concerne que les foyers modestes qui payent des impots sur le revenu. Et non pas les 49% des foyers qui ne sont pas soumis à cet impôt. Au passage rappelons qu'en France tout le monde paye des impots ne serait ce qu'à travers la TVA.
Pour ce qui concernent les primes de 500€ pour (je cite) tous les salariés pouvant justifier" de deux à quatre mois de travail et qui n'ont pas droit à une indemnisation de l'Unedic et de 150€ pour les 3 millions de familles ayant des enfants scolarisés et qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire si elles sont les bien venues elles ne sont que ponctuelles et donc inaptes à relancer l'économie de manière durable.
Tenir et Résister
Et comme toujours quand il s'agit de négociations sociales les décisions étaient déjà arrêtées avant même que ne commencent les discutions. C'est dire la place qu'il accorde au dialogue social !
Et encore une fois les mesures prises ne sont pas à la hauteur de la crise et des attentes des Français.
Et encore une fois seul est mis à contribution l'Etat, c'est à dire à terme tous les citoyens (et oui au risque de déplaire à l'occupant à titre gratuit de l'Elysée l'Etat ce n'est pas que lui mais l'ensemble des citoyens de France) . Et ce à grand coup de creusement de la dette et des déficits publics pourtant déjà abyssaux.
Et encore une fois Sarkozy ne dépasse pas son crédo libéral obsessionnel de relance principalement par l'offre.
On remarquera aussi qu'avec l'attribution de primes pour les chomeurs, l'augmentation de certaines allocations ou la distribution de chèque emploi service, l'omniprésident bon prince va développer ce qu'à une époque encore récente il dénonçait comme un mal de notre société : l'assistanat.
On ne peut s'empécher aussi de rapprocher le montant des sommes engagées pour l'ensemble de ses mesures estimées à 2.6 milliards d'Euros des sommes injectées pour renflouer l'industrie automobile (7.8 milliards d'Euros) ou le systéme bancaire (21 milliards) ou même du manque à gagner engendré par le paquet fiscal (entre 10 et 15 milliards selon les estimations).
Si on prend maintenant les mesures un peu plus dans le détail on s'aperçoit qu'on est plus proche de l'aumone que du vrai coup de pouce au pouvoir d'achat.
L'exonération du paiement des deux derniers tiers de l'impot sur le revenu pour la tranche la plus basse ne représente qu'une hausse de 35 Euros mensuels pour les foyers ayant un revenu équivalent au plafond de cette tranche (11374 euros). En effet l'impot à acquitter pour ce revenu se monte à 532€. Si l'on retire le premier tiers déjà versé il reste 354€ qui ne seront pas déboursé au titre des deux derniers tiers. Soit un gain de 35.46 € par mois jusqu'à la fin de l'année. Attention cette "hausse" concerne les foyers situés à la limite supérieure de la tranche d'impôt.
On estime que le gain moyen généré par la mesure proposée par Sarko serait de 200€ (soit 20€ par mois jusqu'à la fin de l'année). En plus cette mesure ne concerne que les foyers modestes qui payent des impots sur le revenu. Et non pas les 49% des foyers qui ne sont pas soumis à cet impôt. Au passage rappelons qu'en France tout le monde paye des impots ne serait ce qu'à travers la TVA.
Pour ce qui concernent les primes de 500€ pour (je cite) tous les salariés pouvant justifier" de deux à quatre mois de travail et qui n'ont pas droit à une indemnisation de l'Unedic et de 150€ pour les 3 millions de familles ayant des enfants scolarisés et qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire si elles sont les bien venues elles ne sont que ponctuelles et donc inaptes à relancer l'économie de manière durable.
Tenir et Résister
Sarko ne nous a pas tout dit....
Juste quelques remarques sur l'intervention de la buse de l'Elysée hier au soir.
Si on l'entend bien pour lui les Smicards font partie de la classe moyenne, certes basse mais moyenne quand même.
Petit rappel : le salaire mensuel médian (50% des salariés gagnent en dessous) en France pour 2006 tourne autour de 1480€ en net. Le Smic mensuel tourne lui autour de 1037€ soit plus de 400€ de moins.
Il nous dit que les 21 milliards d'Euros prétés aux banques n'ont pas couté un centime d'euro aux contribuables Francais et qu'en plus ils permettront à l'Etat de récupérer via les intérets versés par les banques 1,4 milliards d'euros qui seront redistribués.
On peut déjà se demander d'où viennent ces milliards ? C'est l'Etat qui emprunte via une société spécialement créée les sommes nécessaires à ce plan. Mais qui dit emprunt dit augmentation de la dette publique. Et qui dit augmentation de la dette dit augmentation du service de la dette et donc augmentation des dépenses de l'Etat et creusement du déficit. Donc le contribuable quand il paye ses impots (TVA comprise) paye une partie du service de la dette. On peut toujours rétorquer que comme les banques de toutes manières auront remboursé les prêts consentis par l'Etat avant la fin de l'année l'opération sera "blanche". Mais est ce que les banques rembourseront dans les temps ? Rien de sûr.
Quand au magot de 1.4 milliards récupéré au remboursement des emprunts on peut se demander comment est ce qu'il sera financé. Certes les banques verseront un intérêt de 8% à l'Etat. Mais on peut être sur que ces intérêts versés ne sortiront pas de leurs fonds et que peu ou prou c'est bien encore une fois les clients des banques qui les payeront. Et donc ce fameux magot de 1.4 milliards sera bel et bien financé par les contribuables.
Dans les solutions envisagées pour donner un peu plus de pouvoir d'achat aux classes moyennes enfin à ses classes moyennes de Smicards, il nous parle de la suppression de la tranche la plus basse des impôts sur le revenu.
Outre le fait que cela risque d'entrainer une perte de recettes, Sarkozy, libéral assumé et invertéré, s'attaque une nouvelle fois à l'impôt le plus juste parce que progressif tout en refusant de s'attaquer à l'impôt plus inégalitaire puisque frappant de la même façon tous les consommateurs qu'est la TVA.
Tenir et Résister
Si on l'entend bien pour lui les Smicards font partie de la classe moyenne, certes basse mais moyenne quand même.
Petit rappel : le salaire mensuel médian (50% des salariés gagnent en dessous) en France pour 2006 tourne autour de 1480€ en net. Le Smic mensuel tourne lui autour de 1037€ soit plus de 400€ de moins.
Il nous dit que les 21 milliards d'Euros prétés aux banques n'ont pas couté un centime d'euro aux contribuables Francais et qu'en plus ils permettront à l'Etat de récupérer via les intérets versés par les banques 1,4 milliards d'euros qui seront redistribués.
On peut déjà se demander d'où viennent ces milliards ? C'est l'Etat qui emprunte via une société spécialement créée les sommes nécessaires à ce plan. Mais qui dit emprunt dit augmentation de la dette publique. Et qui dit augmentation de la dette dit augmentation du service de la dette et donc augmentation des dépenses de l'Etat et creusement du déficit. Donc le contribuable quand il paye ses impots (TVA comprise) paye une partie du service de la dette. On peut toujours rétorquer que comme les banques de toutes manières auront remboursé les prêts consentis par l'Etat avant la fin de l'année l'opération sera "blanche". Mais est ce que les banques rembourseront dans les temps ? Rien de sûr.
Quand au magot de 1.4 milliards récupéré au remboursement des emprunts on peut se demander comment est ce qu'il sera financé. Certes les banques verseront un intérêt de 8% à l'Etat. Mais on peut être sur que ces intérêts versés ne sortiront pas de leurs fonds et que peu ou prou c'est bien encore une fois les clients des banques qui les payeront. Et donc ce fameux magot de 1.4 milliards sera bel et bien financé par les contribuables.
Dans les solutions envisagées pour donner un peu plus de pouvoir d'achat aux classes moyennes enfin à ses classes moyennes de Smicards, il nous parle de la suppression de la tranche la plus basse des impôts sur le revenu.
Outre le fait que cela risque d'entrainer une perte de recettes, Sarkozy, libéral assumé et invertéré, s'attaque une nouvelle fois à l'impôt le plus juste parce que progressif tout en refusant de s'attaquer à l'impôt plus inégalitaire puisque frappant de la même façon tous les consommateurs qu'est la TVA.
Tenir et Résister
Le bonheur est dans le prêt
Selon un sondage réalisé par l'institut CSA 62% des personnes interrogées pensent que la politique du gouvernement ne permet pas de lutter efficacement contre les effets de la crise et 61% des sondés souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation.
Apparement les Français sont plus lucides qu'on ne le pense et ce n'est pas le show de Sarko qui risque de changer les choses. Surtout si ce dernierl campe sur sa position de poursuite des "réformes difformantes" et ne donne aucun signe valable de relance du pouvoir d'achat. Rajoutons à cela les chiffres du chômage qui ont même réussi pour une fois à clouer le bec d'une Lagarde hyenne d'habitude plus diserte.
Avec le discours de Sarkozy sur TF1; France 2 et M6 ca va être "Plus belle la vie" sur toutes les chaines.
Est ce que les journalis.....euh les présentateurs vont oser poser une question à eux un peu pertinente ?
C'est assez marrant se faire expliquer la crise économique par un stulto économicus qui n'a retenu que trois idées (et encore pas totalement intégrées) de l'économie : trop d'impot tue l'impot, trop d'état tue l'état et trop de riches tue la richesse.
Donc la buse de l'Elysée va nous expliquer la crise et surtout nous vendre son plan avec ses différents volets.
En tout premier desquels la recapitalisation des banques et les 50 milliards injectés dans le systéme financier.
Tout d'abord avant d'aborder le plan par lui même on peut très justement dénoncer son aspect quasiment immoral. En effet ce que se proposent de faire Sarkozy et son gouvernement c'est d'axer leur plan de sauvetage sur les banques et le systeme financier qui apparaissent aujourd'hui comme étant les principaux fautifs de la crise.
Ensuite le gouvernement nous répétent à l'envi que l'argent injecté dans le plan ne sera pas pris sur le budget mais va être emprunté sur le marché financier par l'Etat qui à son tour le prétera aux banques qui en contre partie seront priées d'accorder plus facilement des prèts aux entreprises désireuses d'investir dans le productif et aux ménages pour faciliter l'accession à la propriété immobilière.
En quelque sorte c'est l'Etat qui apporte sa garantie pour permettre un recours plus facile à l'emprunt.
Premier point l'argent prêté aux banques par l'Etat le sera avec un taux d'intérêt de 8%, permettant au passage à l'Etat, qui empruntera lui à des taux inférieurs, de se faire une marge et de s'enrichir sur le dos des sociétés et des ménages emprunteurs. Ce qui au final peut être assimiler à une "taxe".
Les banques quant à elles selon toute logique pour récupérer une "juste rétribution" de leur travail devront répercuter cette rétribution sur l'ensemble des lprêts qu'elles accorderont et donc à terme augmenter leur taux d'intérêt.
Sarkozy, opposé à toute entrée de l'Etat dans le capital des banques, reste trés flou sur le contrôle qu'exercera l'Etat sur l'utilisation par les banques des sommes prétées. On peut redouter que l'on soit, encore une fois, plus dans la gesticulation de facade que dans la réelle volonté d'agir.
Et franchement ce n'est pas le Sketch sur les Bonus des patrons de banques qui pourra donner le change etant données les sommes en jeu (quelques centaines de milles d'Euros contre des milliards). Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président est comme ça : quand il s'agit de s'en prendre aux puissances de la finance parmi lesquelles il compte de nombreux amis et soutiens, il s'attaque avec force paroles au symbolique mais reste très discret sur le principal.
Tenir et Résister
Apparement les Français sont plus lucides qu'on ne le pense et ce n'est pas le show de Sarko qui risque de changer les choses. Surtout si ce dernierl campe sur sa position de poursuite des "réformes difformantes" et ne donne aucun signe valable de relance du pouvoir d'achat. Rajoutons à cela les chiffres du chômage qui ont même réussi pour une fois à clouer le bec d'une Lagarde hyenne d'habitude plus diserte.
Avec le discours de Sarkozy sur TF1; France 2 et M6 ca va être "Plus belle la vie" sur toutes les chaines.
Est ce que les journalis.....euh les présentateurs vont oser poser une question à eux un peu pertinente ?
C'est assez marrant se faire expliquer la crise économique par un stulto économicus qui n'a retenu que trois idées (et encore pas totalement intégrées) de l'économie : trop d'impot tue l'impot, trop d'état tue l'état et trop de riches tue la richesse.
Donc la buse de l'Elysée va nous expliquer la crise et surtout nous vendre son plan avec ses différents volets.
En tout premier desquels la recapitalisation des banques et les 50 milliards injectés dans le systéme financier.
Tout d'abord avant d'aborder le plan par lui même on peut très justement dénoncer son aspect quasiment immoral. En effet ce que se proposent de faire Sarkozy et son gouvernement c'est d'axer leur plan de sauvetage sur les banques et le systeme financier qui apparaissent aujourd'hui comme étant les principaux fautifs de la crise.
Ensuite le gouvernement nous répétent à l'envi que l'argent injecté dans le plan ne sera pas pris sur le budget mais va être emprunté sur le marché financier par l'Etat qui à son tour le prétera aux banques qui en contre partie seront priées d'accorder plus facilement des prèts aux entreprises désireuses d'investir dans le productif et aux ménages pour faciliter l'accession à la propriété immobilière.
En quelque sorte c'est l'Etat qui apporte sa garantie pour permettre un recours plus facile à l'emprunt.
Premier point l'argent prêté aux banques par l'Etat le sera avec un taux d'intérêt de 8%, permettant au passage à l'Etat, qui empruntera lui à des taux inférieurs, de se faire une marge et de s'enrichir sur le dos des sociétés et des ménages emprunteurs. Ce qui au final peut être assimiler à une "taxe".
Les banques quant à elles selon toute logique pour récupérer une "juste rétribution" de leur travail devront répercuter cette rétribution sur l'ensemble des lprêts qu'elles accorderont et donc à terme augmenter leur taux d'intérêt.
Sarkozy, opposé à toute entrée de l'Etat dans le capital des banques, reste trés flou sur le contrôle qu'exercera l'Etat sur l'utilisation par les banques des sommes prétées. On peut redouter que l'on soit, encore une fois, plus dans la gesticulation de facade que dans la réelle volonté d'agir.
Et franchement ce n'est pas le Sketch sur les Bonus des patrons de banques qui pourra donner le change etant données les sommes en jeu (quelques centaines de milles d'Euros contre des milliards). Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président est comme ça : quand il s'agit de s'en prendre aux puissances de la finance parmi lesquelles il compte de nombreux amis et soutiens, il s'attaque avec force paroles au symbolique mais reste très discret sur le principal.
Tenir et Résister