Bouclier fiscal et massue sociale : les armes du prince Sarko
En 2008, 18893 foyers ont épargné 578 millions d'Euros (soit 31000 Euros ou 2.5 SMICs Annuels par foyer) d'impots grace au bouclier fiscal qui plafonne les impôts (CSG incluse) à 50% des revenus.
Et tenez vous bien on apprend que 100 redevables ont à eux seuls capté plus du tiers du coût du dispositf pour une restitution moyenne de 1.15 millions d'Euros.
Depuis septembre 2008 les différents plans sociaux en France prévoient 17900 suppressions de postes soit à un millier prés le même effectif que les bénéficiaires du bouclier fiscal.
Depuis le début de l'année on dénombre de plus en plus de conflits sociaux (certains parlent de plus de 1300 à comparer avec les 230 de la même période de l'année dernière)
Et ces conflits ont tendance à se radicaliser à cause de l'exaspération des salariés qui ne croient plus hélas en l'action syndicale classique. On ne compte plus le nombre de séquestrations de cadres de direction. Aujourd'hui on apprend que les salariés de New Fabris, un équipementier automobile en liquidation judiciaire, menacent de faire exploser leur usine s'ils ne perçoivent pas 30000 euros d'indemnités de licenciement.
On remarquera aussi que de plus en plus les différents plans sociaux sont prévus alors même que les entreprises sont bénéficiaires. Il est probable que ces entreprises voulant assurer à leurs actionnaires un revenu convenable et constant malgré la crise n'ont trouvé d'autres solutions que de délocaliser leur production et de virer leurs salariés en France. On sait déjà que la crise est parfois pour certaines sociétés le déclencheur qui leur permet de mettre en place un plan social qu'elles n'osaient mettre en place avant la crise.
Il ne serait pas sot de penser que parmi les foyers qui bénéficient du bouclier fiscal une part plus ou moins importante a une partie de ses revenus qui provient des dividendes versés par les entreprises qui licencient.
Tenir et Résister
La cigale Sarko et la fourmi Bancaire
On ignore tout de cet emprunt si ce n'est que sa date de lancement pour 2010. Et encore Fillon qui se voit en la circonstance transformé en grand Chambellan, n'a donné aucune information sur son montant ou son taux d'intérêt.
Rappelons tout de même quelques chiffres pour se rendre compte de l'absurdité que constitue l'idée même d'un emprunt en cette période de crise intense :
La dette de la France se monte en 2009 à environ 1300 milliards d'Euros soit 69% du PIB ou 21500€ par personne.
Le service de la dette (intérêts versés aux préteurs) pour 2008 était à 43 milliards d'Euros soit le deuxiéme poste budgétaire de l'Etat aprés l'Education Nationale
Pour 2009 et pour la première fois depuis qu'il existe, l'impôt sur le revenu devrait juste couvrir ce service de la dette.
Enfin selon un sondage récent, 71% des personnes interrogées se déclarent pas interessées par l'Emprunt Sarko.
On peut donc penser que cet emprunt sera souscrit principalement par quelques grosses fortunes bénéficiant déjà du bouclier fiscal et les "Zinzins"(Investisseurs Institutionnels : banques, organismes de crédit ou d'assurances)qui sont rappelons nous les principaux bénéficiaires du plan de relance de Sarkozy.
D'ici à ce qu'ils achétent de l'emprunt Sarkozy avec des fonds provenant des prêts consentis par ce même Sarko lors de son plan de relance, il n'y a pas loin.
Autre chose le principal bénéficaire d'un emprunt d'Etat c'est le secteur bancaire qui peut facturer des opérations à ses clients.
Tenir et Résister
On prend les mêmes et on continue
Fillon 4 : l'ouverture à.........droite.
On nous l'avait dit et lui même l'a officiellement annoncé lors de la scéance (à 400 000€) devant le congrés, Sarkozy, fort de son "succés" (selon nombre de commentateurs) à 11% des inscrits aux Européennes, continuera sa politique de réformes démolitions du modéle social français.
Et pour mettre en place sa politique il devait procéder à un aménagement ou remaniement du gouvernement. Les journalistes croyaient savoir (d'après que mais c'est pas sûr), qu'à l'occasion de ce changement d'équipe, la buse de l'Elysée devait poursuivre sa politique d'ouvertureen péchant quelques bonnes prises à gauche. Des noms circulaient dèjà dans les rédactions. Qui serait le prochain traitre, prétenduement à gauche, qui irait à la "soupe" ? Allègre ? Trop marqué écoloclaste! Un vert ? Jack Lang ? Trop expérimenté et éternel ministre de la culture! Qui alors?
Et voilà qu'hier on nous annonce que Mitterrand va faire son entrée au gouvernement. Non pas le défunt président de la république mais son neveu, Bossuet Télévisuel spécialiste des oraisons funébres, du cinéma, de la Kulture avec un grand K de Qualité avec un gros Q, celui là même qui se fit remarquer dans la défense du service public télévisuel en 90 alors qu'il n'était pas franchement menacé, et qui aujourd'hui ne trouve rien à redire sur la réforme de l'audiovisuel public voulue par et pour Sarkozy.
Des journalistes voient dans la nomination de Mitterrand à la culture un signe d'ouverture à gauche. Rappelons d'une part que le nom de Mitterrand n'est pas anodin dans le choix de Sarkozy qui certainement y voit là un beau coup médiatique, Et d'autre part ça fait plus de 14 ans que le thuriféraire télévisuel amateur de têtes couronnées n'est plus franchement à gauche. En effet en 1995, il appelait à voter pour Chirac qui, malgré les récents propos de Bernadette, n'est pas un gauchiste avéré. Donc si ouverture il y a, elle est plutôt à droite en l'espéce.
Certains à l'annonce de la composition du gouvernement parlaient avec la nomination de Michel Mercier, sénateur Modem du Rhône, d'une ouverture au centre. Primo avec cette nomination Sarkozy, et c'est là peut être son unique motivation, affaiblit encore plus son ennemi Bayrou. Secundo le Modem malgré sa posture qui se veut médiane et médiatrice, reste avant tout un parti de droite. Et encore une fois l'ouverture si c'en est une, est une ouverture à droite.
Sans ça on remarquera le sempiternel jeu des chaises musicales pour quelques postes clés. Alliot Marie qui passe de l'intérieur à la justice, Hortefeux du travail à l'intérieur, Darcos de l'éducation au travail, Chatel de l'industrie à l'éducation.....C'est toujours étonnant de voir un homme politique passer d'un ministére à un autre. On pourrait se dire que pour prendre un portefeuille un minimum de connaissances techniques pourrait être requis. Mais non! Ainsi le trés libéral Luc Chatel, de formation commerciale, ancien DRH de L'Oréal, se voit il confier le portefeuille de l'éducation. Mais il est vrai qu'avec Sarkozy, les ministres n'ont pas besoin d'être des spécialistes puisqu'il y à déjà à l'Elysée un omniscient entouré de vrais spécialistes.
Tenir et Résister