Annus Horibillis (Horrible année)
Certes Sarkozy est devenu président du pouvoir d'achat mais seulement du sien avec ses 200% d'augmentation de traitement.
Au long de cette année il s'est transformé en président bling bling avec la surexposition médiatique de sa vie publique mais surtout privée. Il est aussi le président des franchises, véritables taxes sur la maladie, président du paquet cadeau fiscal fait aux plus riches, le président des expulsions, le président des prisons surpeuplées avec ses peines planchers et ses lois sur la récidive.
A l'étranger il incarne le président de l'atome qui séme à tous vents au gré de ses différents déplacements des centrales et de la technologie nucléaires, président du ridicule dont il se couvre lui-même et à travers lui dont il couvre notre pays.
Il se voulait l'incarnation de la rupture, la seule rupture visible qu'il a réussi à incarner c'est celle d'avec son ex-épouse. Sa rupture politique et économique consiste à vouloir mettre en place une politique mise en place par Reagan et Tatcher il y a 25 ans et dont les effets les plus nocifs (domination de la finance et abandon du social) se font ressentir aujourd'hui avec la crise de subprimes.
Il affirmait sa volonté de réformer en profondeur le pays. Il le réforme certes mais comme un sale gosse qui s'amuse à donner des coups de pieds dans le chateau de sable d'un autre gamin. Il détruit morceau par morceau la protection sociale et jusque dans ses fondements creusés en 1945 par les résistants. Avec lui ce n'est plus "Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins" mais "Chacun cotise et paie selon ses besoins et reçoit selon ses moyens".
Sa réforme de la justice comme celle de la fonction publique est une réforme purement et simplement comptable et surtout soustractive.
Ses credos sont "travailler plus pour gagner plus" et "pour réduire les déficits payer moins".
Et que ce soit pour l'un comme pour l'autre ces crédos sont destinés aux autres. Pas à lui.
Et dire qu'il reste encore quatre longues, très longues années à le regarder s'agiter au JT.
Tenir et Résister
Sarkozy "lit ce qu'on lui dit...
mais n'entend pas ce que les Francais voient...
Le numéro du prince omniprésident du pouvoir d'achat du président hier soir à la télé devant des journalistes qui se sont lachés ( et apparement l'ont laché aussi) en le bousculant gentiment avec des questions pour une fois plutot pertinentes, pourrait se résumer à : le problème du pouvoir d'achat c'est la faute aux 35 heures (toujours !), au pétrole qui monte, aux distributeurs, aux fainéants de chomeurs, aux fonctionnaires qui ne veulent pas faire d'heures sup et surtout à une mauvaise communication du gouvernement sur les exsssellentes réformes mises en place.
Tenir et Résister
Président Bling bling, couic couic, couac couac
Dans un sondage paru le 21 avril 2008 dans le journal "Libération", 59 % des personnes interrogées considèrent que les onze premiers mois du quinquennat de Sarkozy est «plutôt un échec», contre 20 % qui estiment que c’est «plutôt un succès»
Ne doutons pas que le prince omniprésident saura tirer les enseignements d'un tel sondage. Comme après la "branlée" des municipales lui, son gouvernement et les parlementaires UMP ne manqueront pas de nous dire qu'ils ont compris, eux, le message des Français qui veulent que l'on accélére le rythme des réformes dont ils attendent les résultats avec impatience et qui ignorent les excellents résultats des nombreuses réformes déjà mises en place parce que le gouvernement attelé à sa tache ne communique pas assez .
Car à l'évidence pour le président Bling Bling, et sa troupe le gouvernement et le parlement n'ont pas assez ou mal communiqué (et dans "communiqué" il y a "commu" mais surtout "niqué")
Ainsi on a eu droit à plusieurs semaines de Couacs divers et variés au sein de la majorité UMP et ce jusque dans les rangs gouvernementaux, à propos de réformes Couic Couic, menées à coup de hache, sur les OGM, la carte de famille nombreuse, le déremboursement des soins dentaires, les allocations familiales ou les droits de l'homme (d'affaires) en Chine. Pour stopper cette cacophonie, les premières mesures prises par Badinguet Sarkozy ont été de nommer son copain Thierry "Kaiser" Saussez au SIG (Service d'Information du Gouvernement) et de passer un savon à ses troupes.
A aucun moment il ne s'est posé la question (tout du moins en public) du bien fondé d'une politique fortement teintée de libéralisme qui conduit à la destruction pierre par pierre de l'édifice social français.
Tenir et Résister