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Demolition man
"LA REFORME" Sarkozy et sa bande n'ont que ce mot à la bouche quand il s'agit de vendre la politique "de changement " de la société française qu'ils ont entreprise à grands coups de lois, réglements, dissolutions, coupes budgétaires, cadeaux fiscaux, franchises, non remplacement de fonctionnaires, fermetures de tribunaux, de casernes et bientôt d'hopitaux..... : .
A leurs yeux elle est nécessaire pour moderniser un pays qui vivait sans le savoir dans le passé. Entendez par là qu'il refusait le libéralisme qui aujourd'hui apparait comme la seule théorie économique possible pour la planéte.
Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président ne réforme pas la société : il l'informe, la déforme, la difforme, la méforme....
Tel Raoul Volfoni dans les "Tontons Flingueurs" : il la soigne la France, il lui a fait une ordonnance et une sévére. Aux quatre coins de l'univers qu'on va la retrouver éparpillée par petits bouts. Il ne correctionne plus, il dynamite, il disperse et il ventile".
En fait de réforme tout ce que Sarkozy et son gouvernement mettent en oeuvre, aidés par des parlementaires UMP qui parfois vont même au dela des limites que se sont fixées le président de la république et ses ministres, c'est une véritable et méthodique opération de démolition dont les deux principaux axes sont ramener l'Etat à sa plus simple expression et responsabiliser les citoyens (entendez par là les faire payer).
Quand il ne privatise pas plus ou moins franchement, parfois au profit d'amis comme pour GDF ou Areva, Badinguet favorise le recours au privé en décourageant les gens et en abaissant le niveau de prestation du public comme avec les franchises médicales. Par ailleurs il fragilise financiérement les entreprises publiques peut être pour mieux les controler et pour favoriser parfois des entreprises privées, souvent encore une fois aux mains de quelques amis, comme c'est le cas avec la suppression de la publicité pour France Télévisions.
Quand le pouvoir d'achat baisse ou stagne il ne trouve rien de mieux que "déléguer" le soin de l'accroitre à la grande distribution qui est responsable pour une bonne part de l'affaiblissement du pouvoir d'achat.
Pour lui, chaque individu doit comprendre qu'il ne peut plus vivre avec ses petits priviléges ou avantages. Il faut que chacun fasse des efforts : le malade en payant des franchises, les chômeur en acceptant des offres avec un salaire d'un tiers inférieur à son ancien salaire et jusqu'à deux heures de déplacement de son domicile, le futur retraité en cotisant 1 an 2 ans 3 ans de plus pour obtenir une pension correcte, le justiciable en étant prèt à faire 30 à 100 kilométres pour aller dans un tribunal, le lycéen en intégrant des classes de 40 éléves....
Ainsi va Sarkozy "libéralisant" à outrance notre pays, implantant le chaos, détruisant morceau par morceau un édifice social et économique, certes perfectible mais qui fonctionne (et oui n'en déplaise aux néo libéraux), bati pendant plusieurs décénies de luttes, accords et compromis.
Cette mise à bas ("rupture" en langage Sarkozy-Fillon) lance aussi un véritable défi à la gauche si elle revient aux affaires : ne pas revenir au passé mais batir sur les ruines encore fumantes un modéle social et économique nouveau.
Mais en est-elle capable ? Du moins pour la gauche dite de gouvernement qu'est le parti socialiste et ses alliés.
Tenir et Résister
A leurs yeux elle est nécessaire pour moderniser un pays qui vivait sans le savoir dans le passé. Entendez par là qu'il refusait le libéralisme qui aujourd'hui apparait comme la seule théorie économique possible pour la planéte.
Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président ne réforme pas la société : il l'informe, la déforme, la difforme, la méforme....
Tel Raoul Volfoni dans les "Tontons Flingueurs" : il la soigne la France, il lui a fait une ordonnance et une sévére. Aux quatre coins de l'univers qu'on va la retrouver éparpillée par petits bouts. Il ne correctionne plus, il dynamite, il disperse et il ventile".
En fait de réforme tout ce que Sarkozy et son gouvernement mettent en oeuvre, aidés par des parlementaires UMP qui parfois vont même au dela des limites que se sont fixées le président de la république et ses ministres, c'est une véritable et méthodique opération de démolition dont les deux principaux axes sont ramener l'Etat à sa plus simple expression et responsabiliser les citoyens (entendez par là les faire payer).
Quand il ne privatise pas plus ou moins franchement, parfois au profit d'amis comme pour GDF ou Areva, Badinguet favorise le recours au privé en décourageant les gens et en abaissant le niveau de prestation du public comme avec les franchises médicales. Par ailleurs il fragilise financiérement les entreprises publiques peut être pour mieux les controler et pour favoriser parfois des entreprises privées, souvent encore une fois aux mains de quelques amis, comme c'est le cas avec la suppression de la publicité pour France Télévisions.
Quand le pouvoir d'achat baisse ou stagne il ne trouve rien de mieux que "déléguer" le soin de l'accroitre à la grande distribution qui est responsable pour une bonne part de l'affaiblissement du pouvoir d'achat.
Pour lui, chaque individu doit comprendre qu'il ne peut plus vivre avec ses petits priviléges ou avantages. Il faut que chacun fasse des efforts : le malade en payant des franchises, les chômeur en acceptant des offres avec un salaire d'un tiers inférieur à son ancien salaire et jusqu'à deux heures de déplacement de son domicile, le futur retraité en cotisant 1 an 2 ans 3 ans de plus pour obtenir une pension correcte, le justiciable en étant prèt à faire 30 à 100 kilométres pour aller dans un tribunal, le lycéen en intégrant des classes de 40 éléves....
Ainsi va Sarkozy "libéralisant" à outrance notre pays, implantant le chaos, détruisant morceau par morceau un édifice social et économique, certes perfectible mais qui fonctionne (et oui n'en déplaise aux néo libéraux), bati pendant plusieurs décénies de luttes, accords et compromis.
Cette mise à bas ("rupture" en langage Sarkozy-Fillon) lance aussi un véritable défi à la gauche si elle revient aux affaires : ne pas revenir au passé mais batir sur les ruines encore fumantes un modéle social et économique nouveau.
Mais en est-elle capable ? Du moins pour la gauche dite de gouvernement qu'est le parti socialiste et ses alliés.
Tenir et Résister
Sarkozy irresponsable ?
Sarkozy, quand il ne le dit pas, laisse sous entendre qu'il n'est pas responsable de la hausse des prix de l'alimentation et de l'énergie et de la baisse du pouvoir d'achat induit. On ne peut qu'être d'accord avec lui.
Mais sa responsabilité peut être mis en cause dans d'autres domaines.
Sarkozy est responsable de la mutation de l'économie française dans un modèle économique dépassé, appliqué voilà 25 ans par Reagan et Tatcher, dont on voit aujourd'hui les dommages collatéraux (avec la crise des subprimes). Il parle de réforme courageuse mais le courage aurait été de chercher des voies alternatives et différentes à ce libéralisme que l'on nous vend depuis 20 ans avec succès comme seule "loi" économique possible et inéluctable. Alors qu'en économie il n'y a aucune "loi" inscrite dans l'airain mais plutôt des hypothèses à la rigueur des théories jamais complétement démontrées ou confirmées.
Sarkozy est responsable de l'abandon de la lutte pour le pouvoir d'achat entre les mains de la grande distribution qui est pour une bonne part dans la perte de pouvoir d'achat.
Sarkozy est responsable de la transformation passée, présente et future de chômeurs en travailleurs pauvres, Rmistes, radiés et autres "assistés".
Sarkozy est responsable de l'injustice fiscale qui frappe plus fortement les plus humbles et épargne les plus aisés grâce à son paquet "cadeau" fiscal.
Sarkozy est responsable de la destruction programmée de la protection sociale mutualiste et universelle qu'il veut transformer en une compagnie d'assurance maladie avec système de franchise, véritable impôt sur la maladie.
Sarkozy est responsable de la surpopulation dans les prisons avec ses lois sur la récidive, les peines planchers ou les jeunes délinquants.
Sarkozy est responsable de la dissémination nucléaire dans le monde et des menaces qu'elle représente tant pour la paix que pour l'environnement avec ses ventes de technologie atomique à chacun de ses voyages.
Sarkozy est responsable par ses discours du véritable clivage qui est en train de s'établir entre les "assistés" et les "travailleurs", entre les "nantis" de fonctionnaires et les salariés du privé, "entre la France qui travaille et se léve tôt et ceux qui cassent des abris bus et manifestent" (comme si les deux étaient incompatibles)....
Sarkozy est responsable de la dégradation du service public au bénéfice des sociétés privées
De tout cela Sarkozy est responsable mais est-il coupable aussi ?
Tenir et Résister
Mais sa responsabilité peut être mis en cause dans d'autres domaines.
Sarkozy est responsable de la mutation de l'économie française dans un modèle économique dépassé, appliqué voilà 25 ans par Reagan et Tatcher, dont on voit aujourd'hui les dommages collatéraux (avec la crise des subprimes). Il parle de réforme courageuse mais le courage aurait été de chercher des voies alternatives et différentes à ce libéralisme que l'on nous vend depuis 20 ans avec succès comme seule "loi" économique possible et inéluctable. Alors qu'en économie il n'y a aucune "loi" inscrite dans l'airain mais plutôt des hypothèses à la rigueur des théories jamais complétement démontrées ou confirmées.
Sarkozy est responsable de l'abandon de la lutte pour le pouvoir d'achat entre les mains de la grande distribution qui est pour une bonne part dans la perte de pouvoir d'achat.
Sarkozy est responsable de la transformation passée, présente et future de chômeurs en travailleurs pauvres, Rmistes, radiés et autres "assistés".
Sarkozy est responsable de l'injustice fiscale qui frappe plus fortement les plus humbles et épargne les plus aisés grâce à son paquet "cadeau" fiscal.
Sarkozy est responsable de la destruction programmée de la protection sociale mutualiste et universelle qu'il veut transformer en une compagnie d'assurance maladie avec système de franchise, véritable impôt sur la maladie.
Sarkozy est responsable de la surpopulation dans les prisons avec ses lois sur la récidive, les peines planchers ou les jeunes délinquants.
Sarkozy est responsable de la dissémination nucléaire dans le monde et des menaces qu'elle représente tant pour la paix que pour l'environnement avec ses ventes de technologie atomique à chacun de ses voyages.
Sarkozy est responsable par ses discours du véritable clivage qui est en train de s'établir entre les "assistés" et les "travailleurs", entre les "nantis" de fonctionnaires et les salariés du privé, "entre la France qui travaille et se léve tôt et ceux qui cassent des abris bus et manifestent" (comme si les deux étaient incompatibles)....
Sarkozy est responsable de la dégradation du service public au bénéfice des sociétés privées
De tout cela Sarkozy est responsable mais est-il coupable aussi ?
Tenir et Résister
Pouvoir d'achat et les 40 valeurs
L'INSEE a dernièrement créé une grosse surprise en publiant les statistiques sur le pouvoir d'achat des Français que l'institut a chiffré avec une hausse de 3.3% en 2007.
Beaucoup de Français sont restés septiques devant de tels chiffres.
On vient probablement de découvrir une des clefs de l'énigme des chiffres mystérieux publiés par l'INSEE.
Ce matin le journal économique les Echos nous apprend que les patrons des entreprises du CAC 40 ont perçu en 2007 une rémunération globale de 161 millions d'Euros soit en moyenne 40 millions environ par patron ou encore l'équivalent de 256 SMICS annuels chacun ou de quoi verser le RMI à quelque 30 000 personnes.
Cette rémunération a été en augmentation de 58% par rapport à 2006. Le plus étrange c'est que conjointement les entreprises que dirigent ces heureux salariés ont vu leur bénéfices n'augmenter que de 3.1% entre 2006 et 2007. On peut s'interroger sur un tel écart entre la rémunération du dirigeant et les bénéfices réalisés par l'entreprise. Apparemment les patrons du CAC 40 ne sont pas payés en fonction de la performance de leur société.
Si l'on analyse les différents éléments constitutifs de cette rémunération on s'aperçoit que tout n'a pas augmenté de la même façon.
Ainsi sur les salaires de base, on constate que la hausse n'a été que de 5% en moyenne pour les dirigeants alors qu'elle a été de 2.1% pour le SMIC.
Une part importante des revenus des grands patrons est due aux plus values réalisées lors de la vente d'une partie de leurs stocks options : 66 millions d'Euros pour l'ensemble soit 1.65 millions en moyenne pour chacun soit 351% de plus par rapport à 2006. Si elles avaient été soumises aux prélévements sociaux comme le proposait la Cour des Comptes, elles auraient rapporté près de 15 millions d'Euros à la Sécurité Sociale.
Les dividendes empochés par l'ensemble des dirigeants du CAC 40 s'élevaient à 5.8 millions d'Euros soit une hausse de 52%.
A l'heure où l'on ne cesse de parler de perte de pouvoir d'achat pour une majorité de la population (dont bien sûr les salariés lambda de ces entreprises du CAC 40) de tels niveaux de rénumération sont d'autant plus indécents qu'ils ne reflétent souvent en rien un niveau de performance équivalent pour les entreprises concernées.
Et l'UMP et son président pourront toujours pérorer avec la patrone du MEDEF et crier au scandale ils sont partie prenantes dans cet état de fait. Ils sont surtout responsables de ne pas vouloir prendre les mesures qui permettraient aux caisses de la Sécurité Sociale de se renflouer un peu. Non ils ont surtout préféré taxer les malades avec leurs franchises médicales.
Tenir et Résister
Beaucoup de Français sont restés septiques devant de tels chiffres.
On vient probablement de découvrir une des clefs de l'énigme des chiffres mystérieux publiés par l'INSEE.
Ce matin le journal économique les Echos nous apprend que les patrons des entreprises du CAC 40 ont perçu en 2007 une rémunération globale de 161 millions d'Euros soit en moyenne 40 millions environ par patron ou encore l'équivalent de 256 SMICS annuels chacun ou de quoi verser le RMI à quelque 30 000 personnes.
Cette rémunération a été en augmentation de 58% par rapport à 2006. Le plus étrange c'est que conjointement les entreprises que dirigent ces heureux salariés ont vu leur bénéfices n'augmenter que de 3.1% entre 2006 et 2007. On peut s'interroger sur un tel écart entre la rémunération du dirigeant et les bénéfices réalisés par l'entreprise. Apparemment les patrons du CAC 40 ne sont pas payés en fonction de la performance de leur société.
Si l'on analyse les différents éléments constitutifs de cette rémunération on s'aperçoit que tout n'a pas augmenté de la même façon.
Ainsi sur les salaires de base, on constate que la hausse n'a été que de 5% en moyenne pour les dirigeants alors qu'elle a été de 2.1% pour le SMIC.
Une part importante des revenus des grands patrons est due aux plus values réalisées lors de la vente d'une partie de leurs stocks options : 66 millions d'Euros pour l'ensemble soit 1.65 millions en moyenne pour chacun soit 351% de plus par rapport à 2006. Si elles avaient été soumises aux prélévements sociaux comme le proposait la Cour des Comptes, elles auraient rapporté près de 15 millions d'Euros à la Sécurité Sociale.
Les dividendes empochés par l'ensemble des dirigeants du CAC 40 s'élevaient à 5.8 millions d'Euros soit une hausse de 52%.
A l'heure où l'on ne cesse de parler de perte de pouvoir d'achat pour une majorité de la population (dont bien sûr les salariés lambda de ces entreprises du CAC 40) de tels niveaux de rénumération sont d'autant plus indécents qu'ils ne reflétent souvent en rien un niveau de performance équivalent pour les entreprises concernées.
Et l'UMP et son président pourront toujours pérorer avec la patrone du MEDEF et crier au scandale ils sont partie prenantes dans cet état de fait. Ils sont surtout responsables de ne pas vouloir prendre les mesures qui permettraient aux caisses de la Sécurité Sociale de se renflouer un peu. Non ils ont surtout préféré taxer les malades avec leurs franchises médicales.
Tenir et Résister