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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE
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TVA Antisociale

9 Janvier 2012 , Rédigé par le cri du peuple

Lors de ses voeux télévisés, le président de la République (remarquez la majuscule de la République et pas du président), futur candidat à sa succession non déclaré mais déjà en campagne aux frais de l'Etat, avait évoqué une baisse des charges patronales compensée par une hausse de la TVA pour rendre compétitifs les produits français à l'export et pénaliser les produits étrangers à l'import. 

Aujourd'hui le gouvernement parle plutôt de taxe antidélocalisation mais même ainsi apprétée on aura tout de suite reconnu la fameuse et non moins fumeuse TVA Sociale qui couta en 2007 quelques sièges de députés à l'UMP. 

En fait de quoi s'agit il?

Cette mesure consiste à alléger les cotisations sociales payées par les entreprises (et par les salariés ?) pour les transférer vers la TVA augmentée de plusieurs points. 

Dans l'esprit de ses promoteurs, les cotisations sociales plus faibles entraineront une baisse du cout de la main d'oeuvre et donc par voie de conséquence du coût de revient des produits fabriqués en France. Ces produits deviendront donc plus compétitifs à l'export et compte tenu de la hausse de la TVA devraient rester au même niveau TTC  sur le marché intérieur. Parallélement les produits importés eux gardent le même coût de revient ou prix hors taxe et donc l'application d'une TVA plus forte les rend plus chers TTC et donc moins compétitifs.  En voila une idée qu'elle est géniale. 

Seulement quand on y réfléchit un peu on s'aperçoit que c'est la vraie fausse bonne idée par excellence. 

Cette mesure risque d'avoir plus de mauvais effets que de bons sur le pouvoir d'achat des Francais et surtout des plus pauvres tout en ayant des effets limités sur la compétitivité des produits Français. 

Tout d'abord pour que l'opération soit complétement blanche voire pour qu'elle est des effets positifs et sur la compétitivité des entreprises et sur la croissance au travers d'une augmentation du pouvoir d'achat des ménages, il faudrait que la baisse des charges sociales soit répartie entre la part salariale (pour augmenter les salaires nets) et la part patronale (pour rendre les produits français plus compétitifs). Il faudrait surtout que la baisse des charges sociales soit plus importante que la hausse de la TVA. Pour une raison toute simple : le coût de la main d'oeuvre (ou charge salariale) ne rentre que partiellement dans le coût de revient total du produit. Coût de revient qui dans la plupart des entreprises reste la base du calcul du prix de vente (Hors Taxe). 

La part de la masse salariale dans le prix de revient est d'environ 60%.Les charges patronales représentent 60% du salaire brut soit 37.5% de la masse salariale et 22.5% du prix de revient. Une baisse des charges patronales (les seules rentrant en ligne de compte dans le coût de revient) de 5% entrainerait donc une baisse du coût de revient de 1.21%.

Pour récupérer cette baisse il faudrait porter la TVA de 19.6% à 21.1%.

En clair chaque point de baisse sur les cotisations sociales patronales doit aboutir à une augmentation de 0.3 point de TVA.

De tout évidence toute baisse de cotisations sociales salariales ne peut se traduire par une hausse de la TVA. En effet seul le salaire brut est pris en compte pour le calcul d'un coût de revient.

Maintenant on peut faire des remarques sur l'application pratique de la TVA dite Sociale. 

Quoiqu'il en soit, une hausse de la TVA fusse-t-elle qualifiée de sociale se traduira probablement par une baisse de pouvoir d'achat qui frappera plus durement ceux qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à la consommation : les plus pauvres.  

Première remarque : pour que le système fonctionne il est impératif que les entreprises répercutent entièrement  la baisse des charges sociales sur leur prix de revient. Et là on peut dire que le précédent de la baisse de la TVA dans la restauration en 2009 laisse à penser que nombre d'entreprises pourraient être tentées de récupérer une part voire la totalité de cette baisse pour augmenter leur marge.

On notera à ce sujet qu'il n'y a pas forcément volonté à mal agir de la part de certaines entreprises. En particulier de la part des PME. Pour beaucoup d'entre elles qui travaillent avec d'autres entreprises, les prix de vente sont Hors Taxe et établis pour l'année .

Deuxio: une bonne partie des prix de vente de produits français va augmenter. En effet le poids de la main d'oeuvre varie selon les produits. Plus la productivité (le nombre de pieces fabriquées par unité de temps) est importante et moins le coût  de la main d'oeuvre par produit est important. 

Donc on peut en déduire qu'une baisse uniforme du taux des charges sociales patronales conduira à une baisse importante pour les produits gros consommateurs de main d'oeuvre alors que son influence sera beaucoup plus faible sur un produit ayant un recours moindre à la main d'oeuvre. 

Comme la variation de TVA sera la même pour les deux produits, celui pour lequel le prix de revient aura moins baissé augmentera de facto plus.  

Prenons par exemple deux produits identiques fabriqués en France. 

Les coûts fixes (matière premières, piéces...) sont les mêmes disons 5€.

Le coût horaire de la main d'oeuvre charges comprises est de 15€ dans les deux cas.

La productivité pour la première entreprise est de 1 piece à l'heure, alors qu'elle est de 6 piéces pour la deuxième.

Le coût de revient du premier produit est donc de 20€ contre 7.5€ pour le deuxième. 

Chaque entreprise applique le même taux de marge 20% donc le prix de vente hors taxe est de 25€ pour le premier  et 9.38€ pour le second. Ce qui donne avec un taux de TVA de 19.6% un prix TTC respectivement de 29.90€ et 11.22€. 

Le consommateur soucieux de son budget achétera donc à produit identique celui donc le prix est le plus faible soit 11.22€

Appliquons maintenant une proposition du MEDEF grand inspirateur de la TVA sociale

Baisse de 5.4 points des charges patronales et hausse de la TVA de 19.6 à 23%

Le coût horaire de la main d'oeuvre devient donc  14.49€

Et les prix de vente hors taxe sont de 24.36€ et 9.27€.

Ce qui nous donne un prix de vente TTC de 29.96€ (soit une hausse de 0.2%) pour le premier produit et de  11.40€ (soit une hausse de 1.6%). 

Donc le consommateur qui continuera d'achéter le produit moins cher verra son pouvoir d'achat sur ce produit diminuer de 1.6%.

Deuxième remarque sur l'augmentation de la compétitivité des produits français

L'impact de la baisse des charges sociales sensée rendre les produits français plus compétififs à l'international n'est pas le même selon l'activité de l'entreprise. 

Dans l'industrie, le coût de la main d'oeuvre a un poids plus faible dans les coûts de revient (qui incluent aussi les matières premières, les produits semi fini....) que pour les services qui par essence ne consomment pratiquement que de la main d'oeuvre.

Or il est évident que l'on exporte beaucoup plus de biens industriels que des services.

Ce qui rend l'argument du gain de compétitivité à l'international moins percutant.

Troisième remarque sur la compétivité de produits français par rapport aux produits importés.

Les produits importés représentent environ 20% des dépenses  des ménages français. Alors que la TVA s'applique à l'ensemble des dépenses des ménages. Pour certains produits, par exemple l'habillement ou l'électoménager les écarts de prix entre produits nationaux et produits importés sont de plus de 20 voire 50%. Pour que les produits importés deviennent aussi chers que les produits nationaux (car il s'agit bien de ça), il faudrait augmenter la TVA non pas de 3 ou 5 points mais plutôt de 20 ou 50.  Donc on voit bien encore une fois que si l'on augmente la TVA de 3 points comme l'envisagent Sarkozy et ses sbires,  les prix des produits importés augmenteront mais resteront malgré tout moins cher que les produits nationaux. Et comme dans le même temps les revenus (enfin toujours ceux des plus pauvres) n'augmenteront pas de 3 ou 4%,  le pouvoir d'achat baissera. 

 

Quatrième remarque sur l'augmentation de la TVA 

La TVA qui taxe tous les achats fait par les ménages est donc directement liée à la consommation. Or on sait que la propension à consommer est beaucoup plus importante dans les faibles revenus. En effet tout individu quelle que soit sa richesse  doit satisfaire des besoins de bases : se nourrir, se vétir, se loger. En proportion une personne qui a des faibles revenus consacrera une part plus importante sinon la totalité de ces faibles revenus à consommer. Ainsi une hausse de la TVA aura un impact négatif direct sur le pouvoir d'achat et ce d'autant plus fort que les revenus du ménages seront faibles. 

Et donc on peut dire que la TVA sociale n'est en fait qu'une maneouvre supplémentaire pour encore faire payer les "salauds de pauvres". 

 

Tenir et Résister

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Sacrés marchés qui nous massacrent

20 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

"Les marchés réagissent aux actualités"

"Quatre clefs pour rassurer les marchés"

"La possible  perte du triple A de la France inquiète les marchés"


Il n'est de voir les titres des journaux pour comprendre l'importance qu'ont pris les marchés dans l'économie aujourd'hui et plus particuliérement avec la crise économique  et financière.

Le marché est grand et les agences de notation sont ses prophétes.

Après avoir, en 2008,  enclenché la pire crise depuis 1929, le marché est devenu le véritable dictateur de la planéte. En Europe avec la complicité docile de la commission Européenne et de la BCE, il conduit au remplacement de gouvernements issus d'élections par des technocrates fidèles commis à sa botte. Il  impose aux personnels politiques  en place ou qui aspirent à gouverner l'application de politiques économiques dont les maîtres mots sont rigueur, restrictions et austérité. 

Il y a une véritable soumission de la politique au marché. 

Si bien qu'aujourd'hui on peut sérieusement se poser la question si l'on n'assiste pas au triomphe du marché sur la démocratie. 

Les politiques, la plupart des économistes (enfin ce que l'on voit le plus) aidés par des journalistes cons plaisants font du marché une entité indépendante, véritable institution supérieure aux Etats avec des régles et une dynamique  qui lui sont propres.

La plupart sinon la majorité des gouvernements européens paraissent désemparés devant le marché. Ils prétendent que le seul choix possible pour faire face à la crise est l'application de plans de rigueur de plus en plus drastiques pour pouvoir conserver la confiance des marchés et bien sûr la désormais trés fameuse et fumeuse note AAA des agences de notation. Pourquoi faire peut on se demander? Qu'a de supérieur l'intérêt (dans les deux assertions du terme) des marchés aux conditions de vie de millions de gens? 

 

Sur quoi repose la légitimité du marché à imposer ses dictats ou supposés tels?

Tout d'abord il semble utile de chercher à savoir ce dont on parle quand on parle de marché.

Le marché n'existe pas.

Enfin sous la forme où on nous le présente souvent : une espéce de société savante et secrète tenant presque du divin qui dicte sa loi qui s'impose à tout le monde. Loi du marché qui pour certains s'apparente à la loi du milieu. 

Le marché n'est ni une personne physique ni même une personne "morale". Ce n'est pas non plus une institution comme un état  qui aurait des intérêts supérieurs, ni même un "machin" comme disait De Gaulle de l'ONU.  Le marché n'existe que par les personnes qui l'animent

En économie un marché est le lieu géographique ou virtuel où l'offre rencontre la demande et où de cette confrontation nait à travers divers mécanismes un prix que d'aucuns économistes appellent prix d'équilibre. 

Il existe une multitude de marchés : marchés de biens (automobile), services (fourniture d'accés internet), mais aussi marchés de matières premières et énergies ou encore marchés du travail et enfin bien sûr marchés de capitaux , financiers et monétaires

Ces derniers sont les marchés qui sont évoqués par ceux qui parlent de crise, de passage obligé  à des politiques d'austérité, de réduction de déficits budgétaires des états, d'efforts ou de sacrifices.

Enfin pas tout à fait!

Sur le marché financier, le demandeur appelé aussi emprunteur va chercher des moyens de financement (pour acheter une maison, moderniser son outil de production ou batir un hopital par exemple) auprès des offreurs appelés diversement préteurs, créanciers ou investisseurs. Le prix de l'emprunt ou du prêt est défini par le taux d'intérêt.  Normalement d'après la loi du marché ce taux d'intérêt fait l'objet d'une négociation. On voit qu'aujourd'hui cela n'est plus vrai. Et que c'est quasiment uniquement les prêteurs qui définissent le taux d'intérêt. 

D'ailleurs très souvent voire toujours,quand on nous parle de marchés qu'il ne faut pas affoler ou qu'il faut rassurer on évoque plutôt les investisseurs ou les préteurs. C'est dire la main mise des bailleurs de fonds sur les marchés financiers. 

L'utilisation du mot "marché" en lieu et place de "financiers, investisseurs ou prêteurs" tend à opérer une dépersonnalisation de la finance. Ce ne sont plus des personnes qui agissent mais quelque chose de plus fort que l'on ne saurait combattre. 


Il semble intéressant de voir un peu qui se cache derrière "le marché".


On l'a dit plus haut c'est essentiellement les pourvoyeurs de capitaux et d'argent. Mais pas seulement. 

En effet, plus de 70% aux USA et 50% en Europe des opérations financières sont faites par l'intermédiaire..........d'ordinateurs. Ces machines programmés par les hommes effectuent des opérations en une fraction de seconde. Et là il ne s'agit pas d'un effet de language, puisqu'on parle de millième de seconde.

Certains pourraient y voir l'emprise de la machine sur la finance et se dire que les peuples sont soumis à des plans de rigueurs causés par des machines. Ce serait oublier qu'à la base de toute machine il y a l'homme.


Maintenant si on approffondit un peu pour voir quels sont les acteurs des marchés financiers; outre les ordinateurs qui ne sont que des auxiliaires; on peut voir qu'il existe plusieurs types d'investisseurs


En tout premier lieu on trouve les hedges funds ou fonds spéculatifs. Même si leur rôle dans la crise est grandement mis en avant il ne représentent que 1% des capitaux investis sur les marchés. 

On le sait le but de ces fonds est de dégager un maximum de bénéfice en un minimum de temps. En d'autres termes ce que cherchent les fonds spéculatifs c'est un fort rendement sur du court terme.

 

Même s'ils ne représentent qu'une part infime des investissements on peut supposer que d'autres acteurs des marchés financiers telles les banques et les compagnies d'assurances à la recherche de bénéfices faciles et rapides  ont souvent calqué leur comportement sur celui des hedges funds. Ce qui explique en grande partie l'ampleur de la crise. 

Cet appétit de gains conséquents et faciles, certains n'hésitent pas à parler de cupidité (Greed),a conduit à la dérive des marchés financiers et de capitaux.

 

L'argent n'est plus un moyen mais est devenu une fin pour un nombre de plus en plus important d'investisseurs.

 

 

La majorité des investissements sur les marchés financiers sont faits par les banques, les compagnies d'assurance, des caisses de retraites ou  des grandes entreprises


Ces prêteurs à la différence des spéculateurs, recherchent plutôt une "rente sure" qu'un "gros coup".  Ils vont plus rechercher la sécurité que la rentabilité et s'intéresser à des produits financiers avec un rendement plus faible mais quasiment garanti qu'à des produits plus risqués. Avec sa garantie étatique l'emprunt d'état est ou plutôt était le type même de produit sûr. C'est ce qui explique qu'une bonne partie de la dette des états est détenue par des investisseurs dits institutionnels (Les zinzins en jargon financiéro-économique) au coté de spéculateurs qui sont plus à la recherche d'un gain à  court terme. 


Les banques, compagnies d'assurance ou caisses de retraites qui prennent de l'emprunt d'état ou des obligations le font pour garantir à leurs clients une rente. En particulier au travers de contrats d'assurance vie, de fonds communs  de placement ou SICAV qui sont les produits type destinés à assurer une rente aux personnes qui veulent améliorer leur niveau de revenu à la retraite. 

Ainsi on peut dire que les restrictions sur les régimes de retraites de la sécurité sociale destinées à rassurer les marchés servent quelques part à garantir une meilleure rente de retraite privée à ceux qui ont pu épargner. 

En clair, les restrictions sur les retraites des travailleurs servent à payer les retraites privées. 

 


On parle des banques, fonds de pensions, spéculatifs ou d'investissements , caisses de retraites ou grandes entreprises comme s'il s'agissait d'êtres à part entière. Tout comme le marché ces institutions n'existent pas de manière autonome mais seulement par la volonté d'hommes et de femmes. 

Interessons nous à ces hommes et femmes qui se cachent derrière ces entités. 


Tout d'abord il y a  les dirigeants et les salariés. On peut dire que ce qui les anime c'est essentiellement la recherche d'une rémunération conséquente (sous forme de salaires, stock options ou bonus pour les "traders")  pour le travail qu'ils fournissent. Rien de plus juste là dedans. Comme dit l'adage tout travail mérite salaire. Si ce n'est un certain nombre de dérives en particulier chez les dirigeants et les traders qui pour s'assurer un bonus ou des stocks options importants n'ont pas hésité à prendre des risques inconsidérés voire à outre passer certaines régles. Ces exactions ont eu des conséquences terribles puisqu'elles ont en partie conduit aux  crises successives des subprimes, économique, financière et de la dette. Et on constate aujourd'hui que, à part quelques cas marginaux, la plupart des dirigeants d'établissements bancaires ou de fonds s'en est sortie indemne pénalement. 


Ces dérives sont principalement dues à l'appât du gain et de l'argent facile entretenu par un certain sentiment d'invincibilité voire d'impunité. 


Les dirigeants et agents des banques ou fonds travaillent essentiellement pour les vrais pourvoyeurs de fonds c'est à dire pour ceux qui apportent l'argent. Ces derniers peuvent être classés en deux catégories.


D'une part les capitalistes ou actionnaires qui sont détenteurs d'une partie du capital de la banque ou du fonds et par la même sont rémunérés aux travers de dividendes qu'ils percoivent  ou des plus values qu'ils peuvent réaliser en revendant leur part. Le moteur principal qui poussent ces investisseurs à placer de l'argent dans le capital des banques ou fonds est l'appât du gain.

 

   

D'autre part les clients des banques ou fonds qui eux placent leur épargne dans un produit ou sur un compte épargne ou bien achétent des actions et obligations pour se constituer un portefeuille. Dans la majorité des cas leur but est plutôt de s'assurer une rente.

On notera aussi que les banques peuvent utiliser l'argent déposé par ses clients sur les comptes de dépots ou comptes courants sans pour cela avoir à leur verser un quelconque intérêt.


Une chose apparait clairement dans tout cela : c'est que les gains d'argent opérés par les investisseurs quels qu'ils soient ne sont  pas le résultat de leur travail

 

On le voit bien derrière toute cette terminologie de marché, banques, fonds d'investissement ou pourvoyeurs de fonds se cachent des personnes humaines qui sont parfois animées par la cupidité. Pour elles l'argent n'est plus qu'une fin. Et peu leur sied les catastrophes humaines que peuvent engendrer leur comportement. Seule leur importe l'accumulation d'argent. Toujours plus. C'est spéculer plus pour gagner plus. Ces avides de richesse  prennent des risques dont ils n'auront pas à assumer les conséquences en cas d'échec. Avec un sentiment d'impunité toujours plus grandissant. Avec la complicité objective de nombre de dirigeants politiques (et pas toujours libéraux)Ils ont su imposer leur suprématie sur les personnes, les entreprises et aujourd'hui sur les Etats. 

Les gouvernements et parlements qui acceptent aujourd'hui de se soumettre sont de véritables traitres. Ils trahissent les peuples qui les ont élus Ils condamnent ces peuples à la rigueur et aux restrictions. Ils détruisent les systèmes de protection sociale.

 

Sarkozy dans son premier  discours de Toulon en 2008 nous avait dit sa volonté de moraliser le système financier. Aujourd'hui alors que l'on peut mesurer l'ampleur de son action dans le domaine de la moralisation du système financier (rappelons qu'en 2008 les agences de notationne dictaient pas encore les politiques monétaires des états), dans un deuxième discours il invite ou plutot il invective les Francais à travailler encore plus mais pas pour gagner plus cette fois. 

 

Donc ce que propose Sarkozy en finalité c'est Travailler plus pour faire gagner plus aux rentiers et épargnants.

C'est ce qui s'appelle remettre le travail au centre des valeurs (boursières). 

 

 

Tenir et Résister

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Dérapage incontrôlé?

11 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple


 François HARRY POTTER Baroin, qui semblait jusque là quelqu'un dans la lignée d'un Seguin, pour faire court, de droite mais presque sympathique. Et qui par sa dernière sortie s'avère être un petit con, de l'espéce qui donne des envies à votre main d'aller à la rencontre de son nez (Genre bourre pif si vous voyez ce que je veux dire).

Mardi il a créé l'évenement en accusant les socialistes d'avoir pris le pouvoir en 1997 "par effraction". 

Rappelons d'abord ce qu'est l'effraction. 

Selon le code pénal, l'effraction consiste dans le forcement, la dégradation ou la destruction de tout dispositif de fermeture ou de toute espèce de clôture. Est assimilé à l'effraction l'usage de fausses clefs, de clefs indûment obtenues ou de tout instrument pouvant être frauduleusement employé pour actionner un dispositif de fermeture sans le forcer ni le dégrader. 

On sent bien que dans cette définition il y a la notion que l'on s'introduit par force dans un lieu où l'on a rien à faire. Et que l'on s'est introduit dans ces lieux de manière illégale ou frauduleuse.

Ce qui signifie pour  Baroin et pour pas mal de gens de son parti, que les socialistes et la gauche n'ont aucune légitimité à gouverner. Tout ceci nous permet de voir l'idée que certains ministres, parlementaires voire président de la république UMP se font de la démocratie. 

Certains au parti Populiste ont justifié l'emploi du mot "effraction" par le fait qu'en 1997, la gauche avait gagné les élections gràce aux nombreuses triangulaires (Droite, Gauche, Front National) qui avaient permis l'élimination des candidats de droite dans de nombreuses circonscriptions bien que les vainqueurs de gauche n'ait pas eu la majorité absolue. 

Plusieurs remarques peuvent être faites à  ce sujet. 

Primo, rien ne dit que les gens qui ont voté FN lors de ce second tour aurait voté pour la droite. Ou alors M Baroin considére que les électeurs frontistes sont des électeurs de droite. Et dans ce cas là pourquoi ne pas pousser la démarche jusqu'au bout et proner l'alliance de l'UMP avec le Front National. 

Deuxio, sur les 75 triangulaires qui ont eu lieu lors des élections législatives de 1997, 46 (soit 60%) ont été gagnées par la gauche  et 29 (40%) par la droite.  On voit bien alors que la gauche bien que plus bénéficaire que la droite des triangulaires n'a commis aucun délit et fomenté une quelconque manoeuvre frauduleuse qui lui aurait permis de prendre illégalement le pouvoir. 

Il y en a marre de ces espéces de fats suffisants de la France d'en Haut qui pensent que le gouvernement de notre pays est leur chose et qui voudraient rester accrochés au pouvoir comme un pou du pubis  sur les parties génitales du bas clergé.

 

Tenir et Résister



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