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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE
Articles récents

Appel des résistants à la Résistance

9 Octobre 2007 , Rédigé par jacques vingtras

Ami entends tu.........

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

• Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

• Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

• Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands- parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. »

Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey 

Merci à Enzo d'Aviolo, Les Marques et Soumission sociale

Tenir et Résister

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Le pouvoir de Cécilia

5 Octobre 2007 , Rédigé par jacques vingtras

Hier à l'occasion de la visite du prince omniprésident en Bulgarie, "Le Parisien" titrait à sa une "Où est passée Cécilia ?".

On peut effectivement se poser sérieusement la question et pas que pour ce voyage officiel.

Où était passée Madame Sarkozy qui n'est pas allé voter le 6 mai pour le deuxième tour de l'élection présidentielle qui devait voir la victoire de son époux ?

Où était passée la femme du président de la république française qui n'a pas accompagné son mari à un barbecue offert par le président des Etats Unis et la "first lady" lors de leur vacances au USA ?

On peut tout à fait comprendre et approuver qu'elle veuille rester une femme "libre",  comme elle aime ou comme on dit qu'elle aime à se définir. Libre de quoi ?

Interrogé  sur les raisons de l'absence de son épouse, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'elle a été blessée par les polémiques qui ont suivi son intervention dans le processus de libération des infirmières bulgares "qui a été en tout point remarquable et d'une certaine façon difficile", a-t-il déclaré. "Elle a choisi d'être la plus discrète possible, c'est un choix éminemment respectable". 
Même si l'intervention de la rombière de Sarkozy tient plus du coup médiatique, on ne peut que se réjouir que son rôle dans cette affaire, si infime soit il, a été d'en accéler la conclusion.

Pour justifier le refus de Madame Cécilia Sarkozy de se rendre devant une commission parlementaire chargée d'enquêter sur les conditions de la libération des soignants bulgares, l'entourage du président de la république évoque le respect de la séparation des pouvoirs. 
Rappelons nous ce qu'est la séparation des pouvoirs.  La théorie distingue trois pouvoirs distincts et indépendants les uns des autres : le pouvoir législatif, assuré par les députés et sénateurs qui édicte les régles de droit (lois), le pouvoir exécutif, chef de l'Etat et gouvernement,  qui propose et applique les régles de droit et le pouvoir judiciaire, les juges, qui règle les litiges en fonction des régles de droit. Certains voudraient rajouter un quatrième pouvoir celui de l'information. Mais vu l'état de la presse aujourd'hui, plus prompte à quelques exeptions près, à cirer les bottes de l'omniprésident, on peut se dire que ce "pouvoir" là est loin d'être indépendant. 
Maintenant il serait bon que l'Elysée nous dise de quel pouvoir Madame Sarkozy, qui n'est que l'épouse de l'homme qui occupe les fonctions de chef de l'Etat, est membre. Elle n'a aucun titre ministériel ni encore moins présidentiel. A moins que le prince président ne prévoit de lui conférer un statut spécial ou d'ajouter le pouvoir médiatique aux pouvoirs déjà existant.
Quand bien même, par un de ces à-peu-prés juridiques dont l'ancien avocat de Neuilly a le secret, on en venait à dire que Madame Sarkozy n'est pas une citoyenne ordinaire mais fait partie intégrante du pouvoir exécutif, elle ne pourrait être assimilée au chef de l'Etat lui même et ne pourrait être que considérée au mieux que comme un ministre. Or les ministres peuvent être entendus par une commission d'enquête parlementaire. 
Par ailleurs, si l'épouse du président de la république ne peut être entendu au parlement au nom de la séparation des pouvoirs, qu'en est il d'un président de la république venant rendre compte de son action tous les ans au parlement comme l'a promis durant la campagne Monsieur le mari de Madame Sarkozy ?

Tenir et Résister

 

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Secu : aprés les franchises, le malus

4 Octobre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #La France d'Après

Augmentation des Franchises Médicales
La toute nouvelle Compagnie Nationale d'Assurances Maladie (issue du regroupement de l'ancienne Caisse Nationale d'Assurances Maladie avec le groupe AXA) nous annonce pour le 1er Janvier 2011, une nouvelle augmentation de ses Franchises qui seront désormais de 1.25€ (au lieu de 1€) par boite de médicament et par acte médical, 3.50€ (au lieu de 3€) par transport sanitaire. La franchise pour frais d'hospitalisation (ancien forfait hospitalier) passera à 24€ par jour et la franchise par consultation et acte de médecin s'élevera à 2.50€. Le montant du plafond global des franchises sera porté de 300 à 350 € par an. 
Enfin la majoration de 2% du taux de cotisation maladie (du salarié), plus communément appelée "Malus", mise en place au 1er Janvier 2009 sera appliquée dès le deuxiéme sinistre impliquant non seulement l'assuré lui même mais aussi désormais ses ayant droit...........
 

 

Voila ce que l'on risque de lire ou entendre dans quelques années si les franchises sont mises en place.

Tenir et Résister

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