Les Droits de l'Homme.....d'affaires
Toutefois la visite du bédouin d'Afrique a provoqué quelques remous au sein même du gouvernement. Pas, rassurez-vous, de la part de l'ex-défenseur des droits de l'humanitaire, promoteur d'un devoir d'ingérence tout aussi humanitaire et fondateur de Médecins sans Frontières, the French Doctor Narcisse Bernard Kouchner (surnommé Koukouch panier) ministre Sarkozyen des affaires qui, vu l'activisme de Sarko, lui sont de plus en plus étrangéres.
Non la contestation est venue de sa sous ministre chargée des Droits de l'Homme, femme, jeune, noire et musulmane (comme elle se plait à se définir) Rama Yade qui a dit toute son indignation à voir arriver sur le sol Français un dictateur tortureur le jour de la "journée des Droits de l'Homme"
On aurait pu, ému, prenser qu'elle n'est encore qu'une enfant en politique qui croit en ce qu'elle fait , qui n'a pas compris que Fillon et Sarkozy l'ont placée aux Droits de l'Homme plus pour la faire entrer au gouvernement pour faire joli sur la photo que pour qu'elle s'occupe sérieusement de sa charge. Enfin une perle de fraicheur dans un ramassis de vieilles croutes.
On se serait souvenu des revers qu'elle a subis lors de la visite de Sarkozy en Chine, autre grand pays où apparement les droits de l'homme s'arrêtent où commence le droit du commerce international, quand le super VRP (j'ai tout le matos dans
On aurait aimé que drapée dans sa dignité de femme trahie et abusée dans ses convictions elle lance sa démission à la tête de ses deux mentors (menteurs).
Mais hélas, de démission il ne fut pas question après son entrevue avec le chef de l'Etat quelques heures avant que le client lybien ne foule le sol de notre cher pays.
Et là on peut se poser des questions. Et si l'indignation n'était qu'un coup médiatique orchestré
par l'Elysée ou tout simplement pour s'attirer l'attention de Nagy Bocsa pour exister face à sa plus chére rivale.
Alors là on pourrait se dire que Rama apprend très vite et qu'elle semble promise à un bel avenir dans le monde de la politique médiatico-politicienne.
Tenir et Résister
Loué soit le Saigneur
Sarkozy se fout de nous ou il ne connait pas bien ses dossiers.
Dans sa dernière intervention télévisée, pour augmenter le pouvoir d'achat ou plutot en la circonstance limiter les hausses qui érode le pouvoir d'achat le prince omniprésident promettait de remplacer l'indice du coût de la construction, utilisé dans la révision des loyers en cours de bail par l'indice des prix.
Hors voici ce que l'on peut lire sur le site de l'INSEE chargée de calculer le fameux indice de la construction
L'article 35 de la loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 indique que l'indice de référence des loyers se substitue à l'indice du coût de la construction comme référence pour la révision des loyers en cours de bail dans le parc locatif privé. Le décret relatif à l'indice de référence des loyers n° 2005-1615 du 22 décembre 2005 définit ses modalités de calcul et de publication.
L'indice de référence des loyers entre en vigueur le 1er janvier 2006 (article 163 de la loi de finances pour 2006 n° 2005-1719 du 30 décembre 2005).
De plus un alinéa de l'article 35 de cette loi stipulait que :
Les dispositions du présent article entrent en vigueur à compter du 1er juillet 2006. Elles sont applicables aux contrats en cours à compter de cette date.
Si l'on examine l'évolution des différents indices on s'apercoit que la mesure proposée par Sarko et reprise par Fillon risque d'avoir un impact plus que limité sur le cout de la vie.
En 2006 la hausse générale des loyers était de 3.1%, l'indice de référence des loyers (calculé en fonction du cout de la construction, de l'indice général des prix et de l'indice des cout des matériaux de construction) avait augmenté de 2.76%, l'indice du cout de la construction de 5.56%. Dans le même temps la hausse des loyers lors de la relocation (changement de locataires) était de 4.4%.
On constate donc qu'une part importante de la hausse des loyers est due en grande partie aux réévaluations de loyers intervenant lors des changements de locataires. Et aucune mesure telle un encadrement n'a été envisagée pour limiter les hausses intervenant lors de ces relocations.
Encore une fois Sarkozy n'a pas hésité à faire l'annonce d'une mesure qu'il fait passer pour nouvelle alors qu'elle a déjà été prise en se basant sur des chiffres inadaptés et en ne prenant en compte qu'une partie du problème. C'est ce que l'on appelle en langage technique un effet d'annonce ou plus prosaiquement de la démagogie.
Tenir et Résister
Allez patron remets nous ça
Evoquant les évenements de Villiers le Bel, il nous a parlé du courage exemplaire des forces de l'ordre qui bien que violemment agresser et armés jusqu'aux dents n'ont pas fait usage de leurs armes. Quand l'un des deux "journalistes", pratiquant comme il se doit la technique linguo-fessière, l'interroge sur la police de proximité (ou de quartier que le candidat de l'UMP promettait de réinstaller à une autre époque), l'ex-ministre de l'intérieur dénonce l'angélisme de certains (comprenez la Gauche) qui prétendent que les actes de violence sont le résultat d'un malaise social. Pour lui il ne s'agit que d'actes de voyous. Puis d'évoquer tout de go l'immigration contrôlée ou choisie avec cette technique dont il a le secret qui consiste à enchainer deux sujets sans faire de liaison directe mais dont le rapprochement fait que la plupart des gens feront eux le lien. En clair les voyous qui polluent nos banlieues sont étrangers ou issus de l'immigration subie.
Continuant sur cette le chef de l'Etat a évoqué le drame de cette enseignante sauvagement agressée par l'un de ses éléves sans toutefois préciser qu'il s'agissait en la circonstance d'une enseignante du privé et que l'élève ne vient pas d'une banlieue à problème. Je ne sais pas pourquoi mais à ce moment la on se serait cru au "Bar des Sports" à Banlieuville et l'on attendait que Sarko finisse par un "Allez Patron remets nous ça !"
Après une courte évocation des différents mouvements sociaux et de son absence du devant de la scéne justifiée par une improbable volonté de rester en arrière de la part de quelqu'un qui nous a habitué à son omniprésence, Sarkozy, coupant court, nous annonce les différentes mesures de son plan pour augmenter le pouvoir d'achat des Français. Bof ! A part dériver son crédo du "travailler plus pour gagner plus" à l'envi rien de bien nouveau.
Pour faire court c'est si vous voulez augmentez votre pouvoir d'achat, demandez à votre patron.
S'il est d'accord pour revenir sur les accords des 35 heures, s'il est d'accord pour vous payez vos RTT de suite, s'il veut bien vous donner plus d'heures sup à faire. Là aussi c'est "Allez Patron remets nous ça".
Pour les loyers le locataire (à titre gratuit) de l'Elysée envisage de les indexer sur l'indice des prix et plus sur l'indice de la construction. Pourquoi pas ? Mais la flambée des loyers est plus le fait des hausse intervenues lors des changements de locataires que lors des révisions annuelles.
Pour faire baisser les prix à la consommation l'ancien ministre des finances veut remettre en place une discussion entre producteurs et distributeurs pour inviter ces derniers à répercuter les baisses éventuellement comme en 2004 avec toute l'efficacité que l'on sait.
Tenir et Résister