HELP TINA IS BACK (AU SECOURS TINA EST DE RETOUR)!!!
Fillon c'est le charisme de Hollande, l'humour en moins,
et la politique de Sarkozy, Thatcher en plus.
La bonne surprise de la primaire de la droite et de la droite au centre fut sans aucun doute l'élimination de l'ex Prince Président du Pouvoir d'Achat du Président, malgré sa campagne très (extrème) droitiére calquée sur celle de Donald Trump (ton monde).
Et oui il ne suffit pas de s'affirmer haut et fort hors du système pour gagner. Surtout quand les résultats de l'élection étasunienne et du Brexit,étaient autant dus à un rejet des politiciens qu'à une adhésion aux projets. Les Raymonds la Science sondageurs qui hantent et squattent les plateaux des médias, ne l'avaient pas vu ou prévu.
Enfin ne boudons pas notre plaisir et reprenons cette injonction comminatoire prononcée par l'interessé lui même en son temps "Casse toi pauvre con!!!"
Hélas notre joie sera de courte durée.
Si les électeurs de droite nous ont débarrassé de l'ex-chef de l'état c'était pour mieux imposer son très chaleureux et plaisantin ex-premier ministre.
De la personne du probable futur candidat désigné de la droite on ne sait pas grand chose.
On sait qu'il aime les voitures et la vitesse comme Pompidou en son temps, qu'il est chrétien fils de notaire, marié à une Galloise et père de 5 enfants.
Mais ce qui nous intéresse ici ce n'est pas tant la personne mais le programme qu'il se propose de nous administrer s'il parvenait aux plus hautes fonctions.
Et là on peut dire que le remède risque d'être dur à avaler.
S'il fut proche de Séguin, qui doit peut être se retourner dans sa tombe, on peut dire que son orientation programmatique aujourd'hui est plus inspirée par la dame de fer et son fameux TINA (There Is No Alternative -sous entendu au libéralisme) que par le Gaullisme social de son mentor.
Avec le programme économique de l'ex collaborateur de Sarkozy, on revient plus de trente ans en arrière. C'est libéralisme à tous les étages.
Ne vous trompez pas.
Derrière des mesures qui semblent certes douloureuses mais nécessaires comme disent les économistes patentés et pas tentants néo libéraux, berniques des plateaux télévisuels, se cachent des raisons pas toujours avouables.
Retour 100 ans en arrière
Prenons par exemple la durée du temps de travail : avec Fillon c'est bien sûr la fin des 35 heures mais non pas pour revenir aux 39 heures mais pour aller jusqu'au 48 heures soit la durée légale du temps de travail en............1919.
Alors bien sûr on nous dit que tout cela sera négocié au niveau de l'entreprise dans la concertation et le dialogue qui comme tout le monde le sait tourne toujours à l'avantage des salariés.
Certains voient dans l'allongement du temps de travail une possibilité de gagner plus. En tous cas c'est comme ça qu'on va le vendre aux salariés.
Mais regardons les choses un peu plus à fond.
Si on analyse le travail en terme de ressource, on peut comparer la charge annuelle de travail par rapport à la capacité de travail. Ainsi en 2013 le total d'heures travaillées (la charge) a été de 40.139 Milliards d'heures selon les données de l'INSEE. Pour la même période, la population active (personnes entre 15 et 64ans disponibles sur le marché du travail, en emploi ou non) était de 29.755.955 personnes (Insee). Si on multiplie cette population par la durée légale du travail de 1607 heures on obtient un potentiel de 47.816 Milliards d'heures (la capacité).
On constate donc que la ressource travail en France est en surcapacité de plus de 19% par rapport à la charge nécessaire pour dégager le PIB.
Ainsi toute proposition qui va dans le sens de l'augmentation de la durée du temps de travail conduit à une hausse mécanique de la capacité de travail. Et donc par voie de conséquence au mieux à une stagnation du chômage.
Non les vraies raisons de la proposition de Fillon et Juppé est de faire baisser le coût du travail. Si vous augmentez ou mieux vous supprimez la durée légale du travail, vous supprimez de fait le recours aux heures supplémentaires et surtout la majoration salariale de ces heures.
C'est donc travailler plus pour gagner moins.
Retour 30 ans en arrière
Intéressons nous maintenant à la "bataille" de la baisse du nombre de fonctionnaires.
Sous le prétexte de réduire le déficit, la dette publique et bla bla bla, les deux postulants de la droite veulent chacun diminuer le nombre de fonctionnaires, grosso modo 500000 sur 5ans pour Fillon alors que Juppé lui évoque le nombre de 300000.
Tout ceci relève en grande partie d'une certaine conception de la fonction publique. Cette masse de fainéants qui coûte cher et ne sert à rien.
C'est oublier que les fonctionnaires participent à l'activité économique de notre pays. Les infirmières qui soignent les malades, les enseignants qui forment les générations futures, les policiers qui assurent notre protection, les agents des impôts qui collectent la contribution de chacun au bien public apportent un service qui profitent normalement à tous selon ses besoins et payé par tous selon ses moyens. Et oui au risque de surprendre tout le monde paye l'impôt même ceux qui ne payent pas l'impôt sur le revenu mais payent la TVA.
Certes on peut toujours dire qu'il n'est pas normal que les agents de la fonction publique travaillent en moyenne 34.5 heures par semaine quand les salariés du privé travaillent eux 37.5 heures (comme quoi beaucoup de monde n'est déjà plus aux 35 heures).
Ceux que cherchent en fait les tenants du libéralisme en diminuant le nombre de fonctionnaires n'est pas tant la réalisation d'économies pour les budgets de l'état mais c'est rendre à terme la "fourniture" de services par l'Etat de plus en plus inefficace voire impossible pour offrir des pans entiers de l'économie "publique" aux entreprises privées qui sont selon leur crédo plus efficaces que l'agent public.
Ca ne vous rappelle rien. Si souvenez vous, outre Manche, une certaine dame de fer qui dans les années 80 a mis en place un vrai massacre des services publics britanniques avec les résultats que l'on constate encore aujourd'hui. There Is No Alternative. Et il est assez cocasse d'observer aujourd'hui que la nouvelle dame de fer (Thérésa May) revient sur un certain nombre de choses mises en place par son illustre prédécessrice alors même que Fillon veut mettre en place un programme grandement inspiré par celui de Margaret Thatcher dans les années 80.
A suivre....
Tenir et résister
Brexit
Messieurs les Anglais, tirez vous les premiers
But we want our money back first
Même si les raisons du vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne ont des relents de racisme, nationalisme, xénophobie et phantasmes paranoiaques, ce qu'ont exprimé les Anglais c'est surtout et avant tout un rejet de l'Europe telle qu'elle leur apparait aujourd'hui : un marché commun étendu avec à sa tête une bande de politiciens technocrates voulant imposer ses règles à des peuples dont ils sont déconnectés et dont ils ne respectent même pas les choix (Comme en 2005) . Ce qu'ont rejeté les sujets d'Elisabeth 2 c'est aussi ces masses d'ouvriers polonais ou lituaniens qui ne sont pas tous travailleurs détachés.
Cameron à la pêche au vote d'extrème droite de Ukip n'a pas hésité à proposer l'organisation du référendum s'il était élu, persuadé qu'il était que les Britaniques voulaient restés dans l'Europe.
Très probablement il n'entendait que les affairistes de la city très favorables au maintien (et pour cause puisque pour eux l'Europe est une importante source de revenus.
C'est vous dire si lui aussi était détaché d'un peuple qu'il ne connait plus ou pas.
Il a utilisé la menace du référendum pour essayer d'obtenir de ses partenaires (qui sont eux mêmes aussi détachés de leur peuple) des avantages et des privilèges exorbitants tel le droit de regard sur l'Euro dont le Royaume-Uni n'est pas membre poursuivant ainsi la politique initiée par Margaret Tatcher : I want my money back.
Aujourd'hui que les Anglais s'en vont, n'hésitons pas à notre tour, sans attendre une quelconque réaction des dirigeants européens, à dire à Cameron : We want our money back
Non pas les subsides octroyées par l'Europe aux quelques rares mais gros bénéficiaires de la défunte PAC, mais tous les capitaux placés et planqués à la city par les multinationales, fonds d'investissement et banques européens.
Enfin peu importe les causes, ce qui compte aujourd'hui c'est que pour la première fois un peuple a décidé de dire non. Non à l'Europe. Non à ses dirigeants qui pensent que quoi qu'il advienne la populace suivra si on la cajole ou la menace.
A notre tour disons "NON" à cette Europe que construisent quelques technocrates et politiciens enfermés dans leur tour qui pensent que seule une Europe libérale, espèce de grand marché commun où doit régner la concurrence la plus sauvage, où l'on doit toujours aller vers le moins disant social et salarial, où les banques peuvent faire ce qu'elles veulent en privatisant les profits et mutualisant les pertes et où l'on peut avec quelques petits arrangements dénoncer et passer outre le choix d'un peuple comme en 2005.
Mais à la différence des Anglais demandons non pas à sortir de l'Europe mais à l'Europe de sortir de cette politique libérale.
Tenir et Résister
Avec El Komri tout est permis
Union Européenne
République Française
Représentée par Le peuple français
à M. Hollande François
Palais de l'Elysée
255 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris
A Paris , le 15 juin 2016
Objet : convocation à un non entretien préalable en vue d'un non renouvellement de Contrat à durée déterminée.
Monsieur ,
Nous vous informons que nous sommes amenés à envisager à votre égard le non renouvellement du contrat à durée déterminée pour la fonction de Président de la République Française dont vous bénéficiez depuis le 12 mai 2012.
En effet dans la lettre de candidature que vous nous aviez transmise, vous aviez pris un certain nombre d'engagements (60 pour être précis). Or force est de constater, que la plupart de vos engagements n'ont toujours pas été tenus.
Voire pire vous avez fait preuve de tromperie plus particulièrement en ce qui concerne votre prétendu engagement à gauche, votre volonté de mettre les banques aux services de l'économie (nous constatons qu'à l'heure actuelle c'est plutôt l'économie qui est soumise aux banques), la renégociation avec nos partenaires du traité Européen en privilégiant la croissance et l’emploi (alors que vous avez abdiquez devant la chancelière allemande et ce dès votre première rencontre)....
Conformément aux articles L 1232-2 à L 1232-4 du Code du travail et afin de ne pas recueillir vos explications, nous vous prions de bien vouloir ne pas vous présenter au dépôt des candidatures lors de la primaire de la gauche.
Pour votre information nous vous signalons que nous avons envoyé un courrier identique à vos complices M Manuel Valls et M Emmanuel Macron
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de notre plus profond dédain