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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Commentaires, remarques et questions sur l'actualité économique et politique d'un anti libéral sans complexe Une Économie Dissidente est possible Face à l'Économie de Marché, libérale, capitaliste et financiarisée, Pour une démocratie directe citoyenne et non une démocratie représentative compétitive GARANTI SANS IA - GUARANTEED FREE FROM AI - 100% C0NNER1E NATURELLE

lecridupeuple

Sarkozy fidéle aux coups bas qui cassent trop

Publié le 1 Avril 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

Le candidat de l'UMP (Utilisation des Média Propagandistes) affirmait devant les micros et les caméras des télévisions lors de son passage par la Gare du Nord après les incidents de mardi : "Si Madame Royal veut régulariser tous les sans-papier et si la gauche veut être du côté de ceux  qui ne paient pas leur billet de train, c'est son choix".

C'est ce qu'on appelle en langage politique un coup bas. Mais peut on s'attendre à ce que M Sarkozy, qui a trahi ses mentors (menteurs) politiques (Pasqua puis Chirac), renonce à utiliser ce genre de bassesse contre ses adversaires politiques ?

Hélas, et le président de l'UMP le sait bien, ce genre de phrase prononcée devant des caméras de télévision peut s'avérer être une arme à l'efficacité redoutable.

En effet, il est bien sûr evident que Madame Royal n'a jamais dit qu'elle régulariserait tous les sans -papier et la gauche dans son ensemble, parti socialiste compris, ne défend pas les fraudeurs et encore moins les casseurs. Et ça le président des Hauts de Seine le sait bien.

Mais la plupart des gens qui verront l"ancien ministre de l'intérieur et entendront cette phrase à la télévision n'iront pas plus loin et prendront ces paroles pour argent comptant sans aller vérifier l'exactitude de ces dires. Et ainsi avec ce genre de petite phrase relayée par des média souvent complaisants, se forge dans l'opinion l'image d'une gauche laxiste plus près de protéger les délinquants ou les clandestins que de défendre les "honnêtes gens".  

La manoeuvre peut sembler effectivement très grossière mais elle est efficace.

Et Sarkozy est passé maitre dans ce genre de manipulations . Il y est même un praticant redoutable probablement grace à sa formation d'avocat.

Il sait avoir l'applomb necessaire pour affirmer de manière péremptoire des approximations (la moitié des salariés Français gagne le SMIC), pour transformer un bilan plus que nuancé en un bilan tout positif (baisse de la délinquance de 8% en oubliant de mentionner l'augmentation des violences aux personnes qui augmentent de 12% dans le même temps) ou tenir des promesses qu'il sait pertinement ne pas pouvoir tenir (Il n'y aura pas de privatisation de Gaz de France).

Si demain un débat devait avoir lieu entre Sarkozy et Royal, arrivés au deuxième tour, on peut se demander si la candidate socialiste serait de taille à se battre devant un tel spécialiste en coup fourré. Rappelons nous que la dernière fois qu'un débat a opposé un avocat à un enarque c'était en 1988 et c'est l'avocat qui l'avait emporté (Mitterrand). Espérons juste que l'histoire ne bégaie pas.

Tenir et Résister

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La France qui Travaille de Sarkozy : "travailler plus pour ......"

Publié le 24 Mars 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

Dans le projet de Sarkozy, de plus en plus mouvant à mesure que l'on approche de l'échéance, une idée reste constante : redonner de la valeur au travail. Le candidat de l'UMP (Un Mégalo Populiste) va même dans son discours d'investiture du 14 janvier 2007 jusqu'à opposer "la France qui travaille" à "ceux qui vivent de l'assistanat". A ce propos le sinistre de l'intérieur tout comme ses sbires préférent souvent parler "d'assistanat" plutot que de "solidarité" adoptant ainsi un discours que ne renieraient pas les néo-libéraux Etats Uniens.

Mais revenons au travail de Sarkozy.

Pour permettre à "celui qui veut gagner plus de travailler plus" il propose de supprimer les charges sociales pour les entreprises et l'impôt sur le revenu pour les salariés sur les heures supplémentaires.

Cette proposition entraine un certain nombre d'observations.

Il est évident que le choix de travailler plus est plus celui des entreprises que des salariés et de fait un salarié qui voudrait travailler ne pourrait le faire qu'avec l'accord de son employeur. Et ainsi on pourrait parfaitement voir des salariés voulant augmenter leur revenu gràce aux heures supplémentaires ne pas avoir cette possibilité parce que la charge de travail de l'entreprise n'est pas suffisante pour permettre le recours à ces heures supplémentaires.

C'est plutot donc "celui qui veut gagner plus peut travailler plus.....avec l'accord de son patron".

Et devant le rapport de force en défaveur du salarié qui souvent de fait n'a guère d'autre choix que de faire les heures supplémentaires que lui impose son employeur sous peine de se voir mis à l'écart ou harcelé moralement, voire licencié à la première occasion, on peut rajouter que "celui qui est content de ce qu'il a et ne veut pas gagner plus devra peut être travailler plus si son patron l'exige".

 

Devant une augmentation des besoins de main d'oeuvre les entreprises ont le choix entre les heures supplémentaires et l'embauche d'un nouveau salarié. A l'heure où l'on compte presque 4 millions de personnes sans emploi, le candidat populiste va, avec sa proposition inciter les employeurs à recourir aux heures supplémentaires plutôt  plutot qu'à recruter ou tout au moins si le besoin de main d'oeuvre est durable à retarder de plusieurs mois l'embauche. Et ainsi installer durablement les "assistés" dans "l'assistanat". Peut être vaudrait il mieux, si un besoin d'heures de travail se faisait sentir, offrir la possibilité à "ceux qui veulent gagner plus que les subsides de l'assistanat de travailler tout court".

Ainsi une heure supplémentaire hebdomadaire effectuée par les 17 millions de salariés du privé équivaudrait à 500 000 emplois .

On peut aussi noter que les heures supplémentaires effectuées dans le cadre de cette proposition seraient exemptées de charges sociales et donc ne seraient pas prises en compte pour le calcul des retraites. Ainsi un salarié qui travaillerait 4 heures de plus par semaine (pour passer de 35 à 39 heures par exemple) "perdrait" tous les 9 mois l'équivalent de 1 mois de cotisation prise en compte pour le calcul de sa pension.

On peut dire que la mesure envisagée par l'UMP c'est "Travailler plus pour gagner plus.......aujourd'hui et gagner moins demain".

Enfin on peut aussi se demander ce qu'il adviendrait  des salariés restés aux 39 heures (comme dans la restauration par exemple)? Est ce que les entreprises devraient passer les 4 heures de la 36 à la 39éme en heures supplémentaires exemptées de charges sociales ? Sinon les salariés de ces entreprises se retrouveraient lésés (avec un grand B) par rapport aux salariés des entreprises qui sont aux 35 heures.

Pour eux c'est "Déjà travailler plus pour ne pas gagner plus"

Tenir et Résister

 

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Et si......

Publié le 23 Mars 2007 par jacques vingtras dans lecridupeuple

Et si Sarkozy était  élu président de la république il commencerait par faire des cadeaux aux rentiers et aux patrons.

Après que Nicolas Sarkozy le candidat UMP ait mis fin avec quelques vagues promesses à un mouvement social d'une partie du personnel de l'Aéroport d'Orly, l'encore ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy a pu quitter la métropole  pour un déplacement aux Antilles qui a été l'occasion pour le candidat d'énoncer les premières réformes que le peut être futur président Sarkozy mettrait en place dés son arrivée à l'Elysée. Parmi ces mesures figurent la suppression des droits de succession et bien sûr l'exemption des charges sociales sur les heures supplémentaires.  

Si la suppression des droits de succession est évidement très favorable aux "héritiers" de rentes, les heures supplémentaires exemptées de charges sociales dès leur exécution seraient quant à elles une aubaine pour tous les employeurs qui plus ou moins finement pourraient inciter leurs employés (même ceux qui seraient plutot rétifs) à travailler plus pour qu'ils (employés et aussi employeurs) puissent gagner plus. Ne doutons pas non plus que le moment venu on saurait tout à fait nous expliquer et justifier que la non imposition de ces heures supplémentaires , promise par Sarkozy, pour les employés n'est pas possible à mettre en oeuvre parce que trop compliquée ou contraire au principe d'égalité devant l'impôt ou tout autre motif.

Et si Le Pen était présent au deuxième tour.

Hier soir, sur France 2, un reportage nous montrait des militants du Front National de l'Ain, département où Jean Marie Le Pen avait réalisé en 2002 son meilleur score de la région Rhone Alpes. On y voyait des militants frontistes décomplexés qui n'hésitent plus à afficher publiquement leur penchant politique. Comme si l'espéce de honte ou de peur d'être reconnu qui autrefois accompagnait le vote frontiste  avait disparu. Dans ce reportage on nous montrait encore des gens qui sont venus au FN après 2002 parce que ce parti aurait perdu son image sulfureuse de parti raciste, ce qui tente à prouver  que l'opération de relooking du parti d'extrème droite menée par la fifille du chef a été assez efficace.On a pu aussi entendre des personnes qui avaient voté Le Pen en 2002 par protestation dire qu'en 2007 elles voteraient Le Pen par conviction. Enfin le reportage semblait montrer qu'une partie des électeurs de Le Pen préféraient rester dans l'ombre.

Tout ceci semble bien montrer que les 12% d'intentions de vote dont bénéficie le Borgne de Saint Cloud  dans les différents sondages sont peut être trés en dessous de la réalité. Et que la bête n'est pas aussi morte ou mourante qu'on veut bien nous le faire croire.

Toujours est il que personnellement si par malheur au deuxième tour de l'élection présidentielle le choix devait s'opérer entre Sarkozy ou Bayrou et Le Pen, je ne referais pas l'erreur de 2002 (de voter Chirac), je voterais blanc. Et si la plupart des électeurs de gauche faisaient de même,  le candidat élu ne pourrait pas se targuer à l'instar d'un Chirac en 2002  d'appliquer une politique qu'auraient approuvé 82% des votants.  

Tenir et Résister

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