Brèves pour ces "salauds de pauvres" (1)
Ca sent le gaz pour le pouvoir d'achat et les politiques sociales.....
Le gouvernement annonce une augmentation des tarifs de fourniture de gaz aux particuliers de 5.5%. Après la hausse de 4.2% de janvier, le prix du gaz devrait donc augmenter de 9.9% en moins de 4 mois. Le gouvernement, comme à son habitude pour faire passer la pilule nous dit que cette augmentation reviendra qu'à 4€ par mois en moyenne par foyer. Si l'on ajoute cette dernière à la précédente hausse on arrive à un total de 7€ de plus à payer pour le gaz soit une perte de pouvoir d'achat de 0.5% pour une personne qui perçoit un salaire médian (1480€). Cette décision de hausse a été prise pour rendre Gaz De France plus attractif aux actionnaires de Suez en vue de la future fusion. Encore une fois ce sont les salauds de pauvres qui payent pour les riches.....
A propos de pauvres, on appréciera la déclaration du Prince Omniprésident du Pouvoir d'Achat du Président qui à l'occasion d'une visite à Cahors n'a pas hésiter l'ombre d'une seconde à prétendre que "les politiques sociales ne peuvent continuer ainsi à alimenter le déficit et la dette". Et oui on ne le savait pas mais ce sont tous ces fainéants de chomeurs, Rmistes, Handicapés et personnes agées qui creusent les déficits publics et qui forcent le gouvernement à mettre en place un plan de rigueur d'économies.
Tenir et Résister
Le mauvais tempo de Sarko
En effet était-il absolument indispensable de mettre en place un paquet fiscal conduisant de fait à une baisse des recettes de 15 milliards par an avant de commencer à réformer l'Etat pour faire baisser les dépenses de l'Etat de 7 milliards sur 3 ou 4 ans ?
Les réformes quelles qu'elles soient ne produisent en général leurs effets qu'au bout de quelques mois voire années alors que le paquet fiscal mis en place dés le début de la présidence produira ses effets dés 2008.
Il semblait plus judicieux, de mettre en place des réformes conduisant à des économies de dépenses et ensuite de répercuter ces économies sur les recettes en les baissant et de faire bénéficier de ces allégements le plus grand nombre de contribuables .
De plus, Sarkozy en privilégiant la réduction de recettes par rapport à la réduction des dépenses a placé l'Etat dans une situation dangereuse, lui retirant une part importante de sa marge de manoeuvre.
Mais apparement il lui semblait plus important de récompenser son électorat riche et ses amis que d'assainir les finances publiques.
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Tenir et Résister
L'entreprise France de Sarkozy
En septembre 2007, Fillon nous annonçait qu'il était à la tête d'un pays en faillite, certains journaux (plutot libéraux) n'hésitent pas à comparer le Prince Omniprésident au PDG de l'entreprise France, d'autres nous répétent à satiété que l'entreprise France est mal gérée ou qu'il faudrait gérer le pays comme une entreprise.....
Rappelons qu'un Etat n'est pas et ne sera jamais une entreprise et ce malgré les aspirations et les théories des néo-libéraux dont se revendiquent Sarkozy, Fillon et consorts.
Le but premier d'une entreprise est de réaliser du lucre (des bénéfices, de l'argent, du pognon) alors que celui d'un Etat doit être tout autre.
L'Etat à travers ses structures et ses agents doit essayer d'apporter au plus grand nombre des services qui par essence ne peuvent être laissés aux mains de personnes privées : la Défense, la Justice, l'Education ou encore la Santé. Il devrait aussi protéger les plus faibles et assister les plus démunis (et oui l'assistanat n'est pas une maladie honteuse comme voudraient le faire croire Badinguet et sa bande).
Les libéraux aimeraient voir l'Etat tout du moins certains de ses services (les plus potentiellement lucratifs) mis en concurrence sur le marché comme si une nation pouvait être assimilée à une entreprise comme une autre. C'est déjà le cas dans des secteurs tels que ceux de l'énergie ou des transports. La vrai question est de savoir si tel ou tel secteur est vraiment du recours de l'Etat. On remarquera aussi au passage qu'à chaque fois où un service est sorti de la sphére publique (sauf peut être pour le téléphone), les grands perdants ont été les usagers devenus des clients comme par exemple pour l'eau.
Sarkozy et son gouvernement veulent aussi gérer l'Etat comme une entreprise. Plusieurs remarques viennent à l'esprit.
Tout d'abord qui seraient les actionnaires de cette entreprise ? Les contribuables ou les détenteurs de bons du trésor et autres créances ?
Les contribuables, c'est à dire tous les citoyens qui s'acquittent de la TVA et pas seulement les personnes soumises à l'impôt sur le revenu, ne peuvent en aucun cas être assimilés à des actionnaires encore moins à des investisseurs. Leur role vis à vis de l'Etat c'est de "contribuer" financièrement au bien public général et non d'attendre une retombée de dividendes sous une forme ou sous une autre. Ils ne seraient non plus être assimilés à des clients qui paient pour des services personnels ou personalisés.
Ensuite il semblerait que les ministres veulent passer d'une gestion administrative (peu efficace et couteuse en terme de pertes d'argent public) à une simple gestion comptable et financière. Ainsi on constate que c'est plus la recherche de gains financiers qu'une véritable recherche de rationalisation de l'efficacité qui a conduit la réforme de la justice.
Et que dire du diktat Sarkozyen du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux,qui reste sans fondement réel que celui d'une symbolique néo-libérale des plus absurdes.
Tenir et Résister