la france d'apres
La mise à mort de la Sécu
La mise en place de ces non remboursements, car il s'agit bien de ça, signe probablement le début de la mise à mort de la "Sécu" telle qu'elle a été voulue par les résistants au sortir de la guerre avec son principe que chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Roseline Bachelot déclare que " Les franchises ont été établies pour faire face à de nouveaux besoins de santé: cancer, Alzheimer, soins palliatifs, personne ne conteste l'utilité de cela" et qu'elles reprèsentent un "effort modéré".
Eric Woerth grand praticien de la mauvaise foi et de la doctrine libérale plaide que "la solidarité, valeur fondatrice de la Sécurité sociale n'est viable que si elle s'accompagne de responsabilité" .
S'il s'agit de financer de prétendus "nouveaux" besoins de santé, pas si nouveaux que ça d'ailleurs, pourquoi faire supporter la charge du financement de ces maladies par les malades et de manière forfaitaire et déroger du principe que chacun contribue selon ses moyens et non selon ses besoins. Le plus fort c'est que les personnes frappées elle même par la maladie d'Alzheimer ou le cancer se verront appliquer les franchises, sur le transport en ambulance pour se rendre en centre de jour ou à l'hopital par exemple.
De plus on risque de stigmatiser les victimes de ces maladies en prenant comme pretexte leur maladie pour mettre en place une mesure qui aura comme souvent quand il s'agit de "taxe" forfaitaire plus d'incidence sur le pouvoir d'achat des plus modestes.
Mais quoiqu'il en soit on aura compris que le prétexte du financement de la lutte contre la maladie d'Alzheimer ou le cancer est fallacieux et que ces franchises ne serviront bien sur qu'à combler une partie du trou de la sécu.
A ce propos les députés ont adopté un amendement au PLFSS qui instaure une cotisation de 5% (2.5% pour la part patronale 2.5% pour le salarié) sur les Stock Options. On nous dit qu'une telle mesure permettrait de rapporter à la caisse maladie 600 millions d'Euros. On voit ici combien les députés UMP se moquent un peu du monde. La cour des comptes dans son fameux rapport sur les comptes de la sécu estimait que les pertes de recettes engendrées par la non taxation des stock option étaient de 3 milliards d'Euros.
Quant à l'effort qualifié de modéré par la droite (ça dépend pour qui), si l'on se referre aux dires de Sarkozy lors du débat télévisuel de l'entre deux tours de la présidentielle, il devrait être revu chaque année et ajusté en fonction du déficit de la sécu. Le candidat à l'élection présidentielle n'hésitait pas alors à parler d'une ou plusieurs centaines d'Euros par an.
Les conséquences de la mise en place des Franchises pourrait être, comme pour la fameuse cinquième branche dépendance qui devait être installée par Sarkozy s'il était élu qui s'est transformée en une assurance dépendance, le recours, pour ceux qui en ont les moyens, aux assurances. Et donc chacun recevrait selon ses moyens et non ses besoins.
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Secu : aprés les franchises, le malus
Augmentation des Franchises Médicales
La toute nouvelle Compagnie Nationale d'Assurances Maladie (issue du regroupement de l'ancienne Caisse Nationale d'Assurances Maladie avec le groupe AXA) nous annonce pour le 1er Janvier 2011, une nouvelle augmentation de ses Franchises qui seront désormais de 1.25€ (au lieu de 1€) par boite de médicament et par acte médical, 3.50€ (au lieu de 3€) par transport sanitaire. La franchise pour frais d'hospitalisation (ancien forfait hospitalier) passera à 24€ par jour et la franchise par consultation et acte de médecin s'élevera à 2.50€. Le montant du plafond global des franchises sera porté de 300 à 350 € par an.
Enfin la majoration de 2% du taux de cotisation maladie (du salarié), plus communément appelée "Malus", mise en place au 1er Janvier 2009 sera appliquée dès le deuxiéme sinistre impliquant non seulement l'assuré lui même mais aussi désormais ses ayant droit...........
Voila ce que l'on risque de lire ou entendre dans quelques années si les franchises sont mises en place.
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Sarkozy ou la recherche de la croissance perdue
"La croissance, je ne l'attendrai pas, j'irai la chercher", déclare le Nicolas Sarkozy dans une interview donnée aux Dernières nouvelles d'Alsace
Voici une piste qu'il peut toujours exploiter :
J.O n° 236 du 31 Septembre 2007 page 15223
texte n° 1
Textes généraux
Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi
Décret n° 2007-1335 du 31 septembre 2007 relatif à la croissance du Produit Intérieur Brut et modifiant les études de l'OCDE et de l'INSEE
NOR: COUE0000000D
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi,
Vu les études de l'OCDE notamment celle abaissant la prévision de croissance du PIB pour la France de 2.25% à1.8%en 2007;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu, Décrète :
Article unique
La croissance du Produit Intérieur Brut de la France pour l'année 2007 sera de 2.5%, voire plus si nécessité
.
Fait à Paris, le 31 septembre 2007.
François Fillon
Par le Premier ministre :
La ministre de l'économie,
des finances et de l'emploi,
Christine Lagarde
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