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LE(s) CRI(s) DU PEUPLE

Besson propose La Carte de Séjour Gold

15 Septembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple

Le ministre de l'immigration, de l'indentité nationale et de la coopération (MIINC), Eric Judas Besson, présente ce matin le décret qui propose une carte de résident de dix ans contre une contribution économique exceptionnelle.
Ainsi tout étranger qui "crée ou sauvegarde ou s'engage à créer ou sauvegarder au moins 50 emplois" ou qui "investit ou s'engage à investir 10 millions d'Euros" se verra proposer une carte de résident valable dix ans.

Après Joyandet et sa proposition de Loto pour l'Afrique c'est au tour du félon Besson de plagier la Française des Jeux.
Mais lui il le fait à l'envers. Ce n'est plus "avec un ticket gagnez des millions" c'est "avec des millions gagnez un ticket".
"Eh oui Mesdaaames zé messieurs, pour seulement dix petits millions d'Euros (pas de Francs CFA), ce n'est pas un visa de 3 mois, ce n'est pas une carte de séjour d'un an mais, tenez vous bien, la maison ne recule devant aucun sacrifice aujourd'hui nous vous proposons une magnifique carte de résident pour dix ans: la fameuse "Carte de Séjour Gold"

D'emblée on sent bien qu'il y a les bons immigrés, riches qui sont prêts à investir en France et les immigrés indésirables, pauvres qui n'ont que leur désespoir et leurs bras à offrir comme le pensent Sarkozy (à l'origine du projet comme toujours), Hortefeux (spécialiste de l'immigration auvergnate et autres qui disait il n'y a pas si longtemps "quand il y en a un plein de pognon, ca va; c'est quand il y a beaucoup sans fric, qu'il y a des problèmes.") ou Besson.
 
Avec cette mesure Besson et ses services comptent séduire 200 personnes sur les 1000 potentiellement concernées.

Maintenant interrogeons nous sur le type d'individu qui pourrait accepter de payer 10 millions d'Euros pour pouvoir résider dans l'autoproclamé mais de plus en plus usurpateur  pays des droits de l'homme.

La France occupe la deuxième place mondiale (derrière les Etats Unis) en terme d'investissement étranger sur le territoire national. La très très grosse majorité des investissements est faite par des entreprises qui, il va de soit,  n'ont pas vocation à résider chez nous.
De la même manière la plupart des particuliers fortunés qui investissent en France le font en priorité pour pouvoir faire des bénéfices et souvent s'ils viennent séjourner en France  ils ne le font qu'épisodiquement  et n'ont pas forcément envie de payer des impôts (qui ont la mauvaise réputation à tort pour les riches d'être parmi les plus élevés au monde) comme tout résident français.
Donc qui reste-t-il ? Peut être quelques dictateurs spoliateurs de leur peuple qui s'ils se font détroner n'auront qu'à dire qu'ils "envisagent" d'investir quelques millions en France pour obtenir une carte de résident décennale sans avoir à passer par la case réfugié politique.
Ou bien peut être quelques amoureux de la France tout du moins de l'image qu'ils s'en font...

Le pire dans cette proposition c'est qu'elle risque de détourner vers la France de l'argent qui pourrait être investi dans des pays en demande .Ainsi cela freine le  développement de ces pays et affaiblit donc la demande de main d'oeuvre et augmente le chomage.  Ce qui conduit à terme à un accroissement de l'emigration économique de ces pays vers........la France.

Tenir et Résister
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Les forfaits de Monsieur Woerth

8 Septembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple

Pour justifier la probable augmentation du forfait hospitalier, en attendant une possible hausse du forfait des franchises, le ministre des comptes publics Elliot Eric Woerth parle "de mesure pour enrayer les dépenses".

Rappelons lui quand même que le déficit des comptes de la sécurité sociale prévu à  plus de 20 milliards d'Euros en 2009 est  plus surement du à une baisse mécanique des recettes qu'à un accroissement des dépenses. La hausse sans précédent du chômage implique de fait une contraction de la masse salariale qui est la principale base des prélévements sociaux. Or rien qu'au premier trimestre de cette année la masse salariale a chuté de 2.2% .  Et comme  la baisse d'un point de pourcentage de la masse salariale équivaut à deux milliards d'euros de recettes perdues par la Sécu on arrive à  une perte de 4.4 milliards. On peut aussi prendre en compte le manque à gagner engendré par l'éxonération de charges patronales sur les indemnités de chomage partiel. Ainsi au deuxieme trimestre de cette année 319000 personnes étaient en chomage technique ou partiel. Si ce nombre se maintient jusqu'à la fin de l'année (et le rélévement du plafond autorisé à 1000 heures par an au lieu de 800 devrait y contribuer),  cela représentera  une perte supplémentaire  de 1 milliard d'Euros pour 2009.
N'oublions pas non plus le manque à gagner endémique et donc la hausse du  déficit que constituent les nombreux allégements ou éxonérations accordés aux entreprises  par Sarkozy et ses sbires pour des motifs qui ne sont pas toujours le maintien de l'emploi. Ces "cadeaux" faits aux entreprises sont  trés partiellement et souvent avec retard compensés par l'Etat.

Mais il est évident que Woerth, Darcos, Fillon et bien sur Sarkozy ne s'attaqueront jamais à la baisse des recettes tous soumis qu'ils sont au crédo libéral "qu'il ne faut pas augmenter les prélévements". Le gouvernement  a ainsi renoncé à appliquer ce que préconisait la cour des comptes et son président Philippe Séguin :supprimer l'éxonération de cotisation sociales dont bénéficient les stock options. Cette mesure selon le rapport de la cour des comptes aurait permis de récupérer 3 milliards d'Euros.

On peut dire que ce crédo de non augmentation des impots, taxes et charges sociales est quand même mis à mal. Et les solutions envisagées pour diminuer les dépenses telles que l'augmentation du forfait hospitalier, la hausse du plafond annuel des franchises jusqu'à 100€ ou le déremboursement de certains médicaments certes n'augmenteront pas la pression des prélévements des bien portants  mais plus surement auront un impact direct sur le pouvoir d'achat des malades. Et ce de manière beaucoup plus significative que veulent le laisser croire  l'UMP ses parlementaires, ses ministres et son président. Quand Darcos dit que 20€ ce n'est pas un grosse somme on peut lui rétorquer que ça depend pour qui. Ainsi la moitié des salariés en France gagnent moins de 1500€ par mois. Une journée d'hopital leur coutera au moins 1.33% de leur salaire. Les 17% de Smicards devront quant à eux y consacrer 3% de leur salaire. Il est vrai que pour Monsieur Darcos le forfait hospitalier, s'il y est soumis, ne devrait couter que 0.25% de ses émoluments.
En s'attaquant aux malades directement le gouvernement se livre à l'un de ses exercices favoris : la stigmatisation d'une partie de la population. Le trou de la sécurité sociale augmente, c'est la faute à ces fainéants de malades qui se prélassent dans leur lit d'hopital pendant que d'autres triment. Il faut donc les pénaliser (en langage UMP on dit responsabiliser) en leur faisant payer ce qui tout compte fait se révéle être un véritable impôt sur l'hospitalisation.

Pourtant d'autres pistes sont à explorer. On pourrait par exemple s'interesser  aux laboratoires pharmaceutiques qui sont quand même les principaux bénéficaires de la hausse de consommation de médicaments. Ou encore aux cliniques privées qui en refusant d'exécuter certains actes qui ne sont pas assez rentables conduisent à la surcharge des hopitaux publics en actes "non rentables" et donc des dépenses supplémentaires pour le secteur public. Et pourquoi pas aller voir du coté des compagnies d'assurances qui se font de plus en plus pressentes. pour entrer dans les structures de gestion de l'Assurance Maladie (Ce qu'elles vont probablement obtenir incessement sous peu)
Pourquoi ne pas mettre en place une contribution de 11% sur les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques, des cliniques privées et des compagnies d'assurance.
Ce serait faire preuve de plus de justice, étant donné que ce sont là trois des principaux bénéficiaires du déficit de la Sécu.

Tenir et Résister

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Le casino de Keynes

6 Septembre 2009 , Rédigé par le cri du peuple

 "Lorsque dans un pays, le développement du capital (l'investissement) devient le sous-produit de l’activité d’un casino, celui-ci risque de s’accomplir dans des conditions défectueuses " disait Keynes en 1936  dans son livre " Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ". Il voulait dénoncer la dérive du capitalisme de l'époque qui privilégiait un rendement à court terme basé sur la spéculation plutôt que sur la réalité économique des entreprises.

On peut sans aucun risque dire que la crise que nous connaissons aujourd'hui est en grande partie due à ce casino boursier et financier que dénonçait Keynes.

Les banques d'investissement dont c'est le métier, dans un premier temps, mais ensuite les banques de dépots qui à l'origine ne devaient recevoir que des dépots et accorder des crédits, ont mis en place, au cours des trente dernières années, des départements  ou salles des marchés.
C'est dans ces salles de marchés qu'opérent et agissent les fameux  traders.
Le but de ces salles est d'investir pour le compte de clients dans des titres, de la monnaie ou des matières premiéres pour obtenir le meilleur rendement possible. C'est à dire pour que chaque Euro ou Dollar investi rapporte le plus possible dans un délai le plus court possible.

La recherche de ce rendement maximum a mené les traders vers la spéculation.
La spéculation peut être assimilée à un jeu de casino comme le Black Jack ou le poker
Le trader va investir dans un titre, une monnaie ou une matière première parce qu'il parie sur une hausse de cette valeur par exemple. Il le fait non seulement  au vu d'informations  qu'il détient mais aussi en fonction de ce qu'il estime que d'autres acteurs économiques ont comme information, voire en anticipant l'évaluation que feront de la valeur ces acteurs.
Tout comme le joueur de Black Jack ou Poker qui mise sur son jeu au vu de ce qu'il connait (ses propres cartes) mais aussi au vu de ce qu'il estime que la banque ou les autres joueurs ont comme cartes ou pensent qu'il a comme cartes.

Si on va jusqu'au bout de la pensée de Keynes, on peut se demander pourquoi ne pas appliquer aux  banques (du moins pour leurs opérations de salles de marchés) la même fiscalité que les casinos.

A savoir : 0.5% sur chaque Euro ou Dollar investi  
Puis un prélévement progressif par tranche allant de 10% sur les 87 000 premiers euros jusqu'à 80% au dela de 14 149 500 euros de plus values réalisées dans l'année.
Et que les banques ne viennent pas nous dire que c'est trop compliqué. C'est souvent la base de calcul des bonus accordés aux traders.

On notera au passage que la fiscalité des casinos a été allégée le 1er septembre 2009 par le gouvernement Sarkozy entrainant une perte de recettes supplémentaire de 40 millions pour le fisc, les collectivités locales et les comptes sociaux


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