Et maintenant.......
"Les cons" disait Dalladier de la foule venue l'acclamer à son retour de Munich en 1938 où il avait obtenu la paix avec le chancelier Hitler. Je ne sais pas pourquoi mais c'est le mot qui m'est venu à l'esprit en voyant la foule venue acclamer Sarkozy à la Concorde.
Mais bon soyons bon joueur et reconnaissons que la victoire du candidat de l'UMP est incontestable et sans appel. On peut dire aussi que là où il a fait une campagne efficace et bien orchestrée, son adversaire, il est vrai pas trés aidée par ses "amis" politiques, a mené une campagne beaucoup plus cahotique et avec un programme imprécis, abscons et qui paraissait trop compliqué à mettre en oeuvre (trop énarque ?).
Et maintenant que va-t-il se passer ? Quel impact aura cette défaite (la troisième consécutive) sur la gauche ou ce qu'il en reste ?
Le discours de Royal dès 20h02 a du en laisser plus d'un pantois. On pouvait se demander si elle avait été candidate à la présidence de la République ou à la tête du PS. DSK ne s'y est pas trompé vu l'empressement qu'il a mis à rétorquer que le PS avait besoin de se réformer et de se transformer en parti Social démocrate dont (sous entendu) il serait le fer de lance.
Est ce qu'il y aura un troisième tour social ? Et quand ? Sarkozy apparement n'a pas aimé Mai 68 peut être qu'il aimera encore moins Mai 2008.
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Mais avant un improbable troisième tour qu'il soit social ou autre il y a les législatives et j'ai la faiblesse de penser qu'elles peuvent constituer la dernière chance, infime certes, sinon de contrer tout du moins de réduire l'effet de la victoire politique de Sarkozy et de ses sbires.
Quand on voit ce qui s'est passé hier entre les différents leaders socialistes on peut légitimement s'interroger sur la capacité du PS a rassembler autour de lui l'ensemble de la gauche et peut être une partie du centre et à proposer un programme plus réaliste et plus précis que celui de l'ex madone des Sondages qui s'illusionne peut être un peu trop sur son réel pouvoir d'adhésion et n'a petu être pas complétement intégrer l'impact du TSS (Tous Sauf Sarkozy) sur le scrutin d'hier.
Alors non le combat n'est pas encore fini. Evidement un coup sérieux vient d'être porté mais nous devons nous relever et ensemble, tous ceux qui n'ont pas porté Sarkozy là où il est, continuer la lutte. Mobilisons nous et empéchons ou atténuons le triomphe d'un libéralisme qui se veut de rupture et moderne alors qu'aujourd'hui aux Etats Unis, là même où il a été installé il y a plus de 25 ans, s'élévent des voix pour dire qu'il est dépassé.
Tenir et Résister
ENSEMBLE, TOUT EST ENCORE POSSIBLE
A deux jours du jour fatidique, le choix est fait et définitif pour certains. D'autres, moins nombreux qu'au premier tour, sont encore indécis et se demandent s'ils iront voter dimanche ou s'ils voteront blanc ou pour l'un ou l'autre des candidats ou iront à la péche.Enfin quelques uns peut être, pensant que tout est déjà joué pour leur candidate comme le laissent entendre les sondages, et que ce sera un ancien ministre de l'intérieur qui ira loger à l'Elysée,se demandent si ça vaut le coup d'aller voter.
Rien n'est sûr et surtout pas le résultat. Pour empécher que la société française ne bascule durablement et irrémédiablement dans le libéralisme sauvage, le chacun pour soi, le "travaille, avance ou crève en silence" toutes les voix sont nécessaires.
Alors citoyens de ce pays, chomeurs, RMistes fainéants vivant de l'assistanat, fonctionnaires coutant cher à l'Etat, ouvriers employés smicards ne devant compter que sur d'hypothétiques heures supplémentaires pour gagner plus, assurés sociaux étant responsabilisés à coup de franchise sur le remboursement des soins, consommateurs payant une TVA accrue ne vous laissez pas bernés par un discours faussement populaire mais réellement populiste votez contre Sarkozy et votez pour Royal même sans illusions ou par dépit ou à reculons.
Mais n'oublions pas aussi d'aller voter, quelque soit le résultat, les 10 et 17 juin pour les législatives qui seront alors la dernière chance de bloquer Nabotléon Badinguet Sarkozy (si par malheur il était élu) dans son action dévastatrice.
Tenir et Résister
Vers le coup d'Etat constitutionnel ?
Décret n° 2005-1386 du 8 novembre 2005 portant application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955
Article 1
L'état d'urgence est déclaré, à compter du 9 novembre 2005, à zéro heure, sur le territoire métropolitain.
Article 2
Il emporte pour sa durée application du 1° de l'article 11 de la loi du 3 avril 1955 susvisée.
Article 3
Le Premier ministre, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, et le garde des sceaux, ministre de la justice, sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera immédiatement en vigueur.
Fait à Paris, le 8 novembre 2005.
Jacques Chirac
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
Dominique de Villepin
Le ministre d'Etat,
ministre de l'intérieur
et de l'aménagement du territoire,
Nicolas Sarkozy
Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Pascal Clément
1er mai 2007
un jeune des banlieues interrogé par une équipe télé " Si Sarko il passe on remet la cagoule...."
. . . . . . 2007 ?
Article 16 de la constitution
Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier Ministre, des Présidents des assemblées ainsi que du Conseil Constitutionnel.
Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier Ministre, des Présidents des assemblées ainsi que du Conseil Constitutionnel.Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil Constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L'Assemblée Nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels
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Tenir et Résister