Laïcité à la cité
A l'heure où dans les quartiers les incendies de véhicules (et pas seulement des bus !) reprennent lentement mais surement, où la police relache des délinquants ou refuse de perquisitionner pour éviter une nouvelle poussée de violence à quelques mois d'une élection présidentielle à laquelle le sinistre de l'intérieur est candidat, une nouvelle réforme de la loi de la séparation de l'église et de l'état est examinée au parlement. Cette réforme devrait permettre la contribution publique à la construction de nouveaux lieux de cultes.
Quelques remarques :
L'instigateur de ce texte, Nicolas K Sarkozy de Nagy Bocsa vise essentiellement l'Islam. Il prétend qu'avec sa réforme l'Etat où les collectivités locales pourraient ainsi mieux contrôler l'installation de ce qui est désormais la deuxième religion de France et surtout éviter que des lieux de prière ne tombent sous le joug des extrémistes islamistes. C'est aller un peu vite. Ce n'est pas parce que l'on construira avec les deniers de l'Etat des mosquées que l'on empéchera les islamistes extrémistes de s'installer dans certaines banlieues.
Le président de l'UMP (Un Mégalo Populiste) cherche aussi à se rallier les voix des musulmans et aussi à instaurer dans notre pays le communautarisme tel qu'il existe dans son paradis terrestre : les Etats Unis. La laicité telle qu'elle a été installée en France visait à rassembler les habitants dans une seule communauté, la nation, avec un certains nombre de valeurs communes. Le communautarisme fait valoir la communauté d'appartenance en fonction de valeurs ou de croyances communes à un groupe avant la nation.
Ne nous voilons pas la face, la loi de séparation de l'église et de l'état après les différentes modifications ou aménagement dont elle a été l'objet a déjà perdu une bonne part de sa substance. Ainsi aujourd'hui par exemple elle permet le financement de certains établissements scolaires privés (souvent religieux) établis sur le territoire d'une commune par les finances d'une commune voisine.
Peut être que plutot que de l'aménager encore jusqu'à la rendre un jour quasiment inexistante ou totalement vidée de sa substance, il vaudrait mieux au contraire la renforcer et revenir aux principes qui ont gouverné son édiction : la liberté de croire ou ne pas croire et la non ingérence de la religion dans les affaires publiques et des institutions publiques dans la religion.
On peut aussi se poser la question de savoir quels seront les critéres qui permettront au collectivités locales de décider quelle religion aider ou ne pas aider. Et surtout pourra-t-il y avoir concurrence pour le financement entre un projet de mosquée, d'église, ou temple et un projet de dispensaire sanitaire, d'école ou de gymnase par exemple?
Et aussi si toutes les religions méritent le respect pourquoi ne pas respecter aussi l'athéisme.
Tenir et Résister