CNE: impact quasi nul sur le chomage
Le CNE et son petit frère mort né, le CPE, était présenté par Villepin, Chirac et Sarkozy (qui, rappelons le, invitait sur le site de l'UMP à signer une pétition en faveur du CPE) comme l'outil principal de lutte contre le chômage.
La réalité des chiffres, repris par Capital, montre que le CNE a un impact plus que limité sur le chômage (mais un impact réel sur la fléxibilité précarisation des salariés).
Selon l'URSSAF, 355 000 Contrats Nouvelle Embauche ont été conclus entre Août 2005 et Février 2006.
Devant l'absence de chiffre précis, les spécialistes estiment que le CNE correspondait dans 35 000 à 40 000 des cas à une création de poste (soit environ 11%).
Selon une étude de Pierre Cahuc (par ailleurs auteur en 2004 avec Francis Kramarz d'un rapport, trés apprécié par Sarkozy, qui proposait entre autre d'unifier les contrats de travail) et Stéphane Carcillo, un CNE sur deux ne sera pas poursuivi au dela de la période d'essai de 2 ans, et le CNE n'engendrera sur le long terme (+2ans) que 70 000 postes de travail supplémentaires.
Conclusion
Si l'on arrive effectivement à 70 000 créations d'emploi (ce qui n'est pas sûr car il ne s'agit que d'estimations), le CNE agirait sur le chômage par un recul de 0,3% du taux de chômage. On est trés loin du succés annoncé par le gouvernement surtout si l'on tient compte de la possible mise au rencart judiciaire de l'absence de la necessité de motivation en cas de rupture du contrat (malgré la note, pour le moins inhabituelle en matière de droit du travail du garde des sceaux, aux parquets visant à restreindre les recours).
Rappelons nous aussi que le CNE n'est qu'un échantillon ou un appartement témoin de ce que l'actuel sinistre de l'intérieur, président de l'UMP (Union de la Magouille Patronale) veut mettre en place avec son contrat unique avec procédure de licenciement facilitée.
Tenir et Résister