La loi du (super)marché selon Sarkozy
La théorie de la loi du marché établit que les prix s'ajustent en fonction de l'offre et de la demande pour un produit donné. Si l'offre augmente, à demande égale, le prix baisse. L'offre peut être augmentée soit en proposant plus de quantité soit en multipliant les "offreurs" qui entrent alors en concurrence.
La réalité est tout autre. En particulier quand entre l'offreur producteur et le demandeur consommateur vient se placer le distributeur ou revendeur dont le rôle est d'agglomérer les offres d'un nombre important de producteurs pour répondre aux demandes multiples et variées d'un nombre beaucoup plus important de consommateurs.
Dans nos sociétés de grande consommation le rôle du distributeur devient de plus en plus important jusqu'à le rendre incontournable.
La nature humaine fait que la majorité des individus cherchent toujours à accumuler un maximum de richesse. Le distributeur profitant de sa position centrale dans le marché essayera donc d'obtenir des producteurs des prix bas et d'imposer ses prix aux consommateurs clients qui obligés de s'approvisionner chez lui ne sont plus en force d'imposer ou proposer leur prix.
La concurrence qui place plusieurs loups dans la bergerie ne conduit pas forcément à une baisse des prix.
Juste un petit exemple. A coté de chez moi il y avait une patisserie qui proposait d'excellent gateaux à 15€ pièce. Il y a un an une deuxième patisserie s'est ouverte à 50m de la première et qui propose de tout aussi excellents gateaux mais à 12€ pièce. La logique du marché aurait voulu que la patisserie la plus ancienne abaisse ses prix pour les ramener au niveau de la nouvelle. Mais non c'est cette dernière qui, au bout de six mois, a monté ses prix au niveau de ceux de sa concurrente.
Sarkozy pense qu'en autorisant l'implantation de nouvelles grandes surfaces il augmentera la concurrence et que cette concurrence conduira obligatoirement à une baisse des prix. Rien n'est moins sur. Une étude récente semble indiquer un deal intervenu entre les grandes marques de la distribution qui attribuait à chaque marque une part du territoire comme dans la mafia où chaque famille à son territoire.
A aucun moment non plus le gouvernement ne s'est interrogé sur ce qui fait qu'en France le panier alimentaire de la ménagére est 30% plus cher que celui équivalent de la ménagére Allemande.
Dans notre pays la grande distribution est plus concentrée que dans nombre d'autres pays. De plus grace aux lois Galland, Raffarin et Royer qui restreignaient l'implantation des magasins, les grandes enseignes ont acquis une position de force par fusion acquisition. Elles ont aussi mis en place des pratiques qui ne sont pas éloignées du racket avec les fameuses marges arrière. Et on peut en déduire qu'elles sont en grande partie responsables des 5 à 20% de renchérissement des produits de base par rapport à la moyenne des pays européens.
Aussi donner à la grande distribution la maitrise des prix comme veut le faire Sarkozy est plus qu'illusoire sinon dangereux. Et cela revient à "privatiser" une fonction de l'Etat qui est d'encadrer la concurrence.
Tenir et Résister
La réalité est tout autre. En particulier quand entre l'offreur producteur et le demandeur consommateur vient se placer le distributeur ou revendeur dont le rôle est d'agglomérer les offres d'un nombre important de producteurs pour répondre aux demandes multiples et variées d'un nombre beaucoup plus important de consommateurs.
Dans nos sociétés de grande consommation le rôle du distributeur devient de plus en plus important jusqu'à le rendre incontournable.
La nature humaine fait que la majorité des individus cherchent toujours à accumuler un maximum de richesse. Le distributeur profitant de sa position centrale dans le marché essayera donc d'obtenir des producteurs des prix bas et d'imposer ses prix aux consommateurs clients qui obligés de s'approvisionner chez lui ne sont plus en force d'imposer ou proposer leur prix.
La concurrence qui place plusieurs loups dans la bergerie ne conduit pas forcément à une baisse des prix.
Juste un petit exemple. A coté de chez moi il y avait une patisserie qui proposait d'excellent gateaux à 15€ pièce. Il y a un an une deuxième patisserie s'est ouverte à 50m de la première et qui propose de tout aussi excellents gateaux mais à 12€ pièce. La logique du marché aurait voulu que la patisserie la plus ancienne abaisse ses prix pour les ramener au niveau de la nouvelle. Mais non c'est cette dernière qui, au bout de six mois, a monté ses prix au niveau de ceux de sa concurrente.
Sarkozy pense qu'en autorisant l'implantation de nouvelles grandes surfaces il augmentera la concurrence et que cette concurrence conduira obligatoirement à une baisse des prix. Rien n'est moins sur. Une étude récente semble indiquer un deal intervenu entre les grandes marques de la distribution qui attribuait à chaque marque une part du territoire comme dans la mafia où chaque famille à son territoire.
A aucun moment non plus le gouvernement ne s'est interrogé sur ce qui fait qu'en France le panier alimentaire de la ménagére est 30% plus cher que celui équivalent de la ménagére Allemande.
Dans notre pays la grande distribution est plus concentrée que dans nombre d'autres pays. De plus grace aux lois Galland, Raffarin et Royer qui restreignaient l'implantation des magasins, les grandes enseignes ont acquis une position de force par fusion acquisition. Elles ont aussi mis en place des pratiques qui ne sont pas éloignées du racket avec les fameuses marges arrière. Et on peut en déduire qu'elles sont en grande partie responsables des 5 à 20% de renchérissement des produits de base par rapport à la moyenne des pays européens.
Aussi donner à la grande distribution la maitrise des prix comme veut le faire Sarkozy est plus qu'illusoire sinon dangereux. Et cela revient à "privatiser" une fonction de l'Etat qui est d'encadrer la concurrence.
Tenir et Résister
Annus Horibillis (Horrible année)
Le 6 mai 2007, les Français, tout au moins ceux qui ont voté pour lui, pensaient avoir élu le président autoproclamé "du pouvoir d'achat". Au bout de cette première longue année riche en réformes à coup de bate de base ball, ils ne peuvent que constater qu'ils ont été encore une nouvelle fois abusés.
Certes Sarkozy est devenu président du pouvoir d'achat mais seulement du sien avec ses 200% d'augmentation de traitement.
Au long de cette année il s'est transformé en président bling bling avec la surexposition médiatique de sa vie publique mais surtout privée. Il est aussi le président des franchises, véritables taxes sur la maladie, président du paquet cadeau fiscal fait aux plus riches, le président des expulsions, le président des prisons surpeuplées avec ses peines planchers et ses lois sur la récidive.
A l'étranger il incarne le président de l'atome qui séme à tous vents au gré de ses différents déplacements des centrales et de la technologie nucléaires, président du ridicule dont il se couvre lui-même et à travers lui dont il couvre notre pays.
Il se voulait l'incarnation de la rupture, la seule rupture visible qu'il a réussi à incarner c'est celle d'avec son ex-épouse. Sa rupture politique et économique consiste à vouloir mettre en place une politique mise en place par Reagan et Tatcher il y a 25 ans et dont les effets les plus nocifs (domination de la finance et abandon du social) se font ressentir aujourd'hui avec la crise de subprimes.
Il affirmait sa volonté de réformer en profondeur le pays. Il le réforme certes mais comme un sale gosse qui s'amuse à donner des coups de pieds dans le chateau de sable d'un autre gamin. Il détruit morceau par morceau la protection sociale et jusque dans ses fondements creusés en 1945 par les résistants. Avec lui ce n'est plus "Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins" mais "Chacun cotise et paie selon ses besoins et reçoit selon ses moyens".
Sa réforme de la justice comme celle de la fonction publique est une réforme purement et simplement comptable et surtout soustractive.
Ses credos sont "travailler plus pour gagner plus" et "pour réduire les déficits payer moins".
Et que ce soit pour l'un comme pour l'autre ces crédos sont destinés aux autres. Pas à lui.
Et dire qu'il reste encore quatre longues, très longues années à le regarder s'agiter au JT.
Tenir et Résister
Certes Sarkozy est devenu président du pouvoir d'achat mais seulement du sien avec ses 200% d'augmentation de traitement.
Au long de cette année il s'est transformé en président bling bling avec la surexposition médiatique de sa vie publique mais surtout privée. Il est aussi le président des franchises, véritables taxes sur la maladie, président du paquet cadeau fiscal fait aux plus riches, le président des expulsions, le président des prisons surpeuplées avec ses peines planchers et ses lois sur la récidive.
A l'étranger il incarne le président de l'atome qui séme à tous vents au gré de ses différents déplacements des centrales et de la technologie nucléaires, président du ridicule dont il se couvre lui-même et à travers lui dont il couvre notre pays.
Il se voulait l'incarnation de la rupture, la seule rupture visible qu'il a réussi à incarner c'est celle d'avec son ex-épouse. Sa rupture politique et économique consiste à vouloir mettre en place une politique mise en place par Reagan et Tatcher il y a 25 ans et dont les effets les plus nocifs (domination de la finance et abandon du social) se font ressentir aujourd'hui avec la crise de subprimes.
Il affirmait sa volonté de réformer en profondeur le pays. Il le réforme certes mais comme un sale gosse qui s'amuse à donner des coups de pieds dans le chateau de sable d'un autre gamin. Il détruit morceau par morceau la protection sociale et jusque dans ses fondements creusés en 1945 par les résistants. Avec lui ce n'est plus "Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins" mais "Chacun cotise et paie selon ses besoins et reçoit selon ses moyens".
Sa réforme de la justice comme celle de la fonction publique est une réforme purement et simplement comptable et surtout soustractive.
Ses credos sont "travailler plus pour gagner plus" et "pour réduire les déficits payer moins".
Et que ce soit pour l'un comme pour l'autre ces crédos sont destinés aux autres. Pas à lui.
Et dire qu'il reste encore quatre longues, très longues années à le regarder s'agiter au JT.
Tenir et Résister